CHAPITRE SEPTIÈME
Il faut disposer toujours la composition à enflammer sur la gauche ou sur la droite de la chambre noire et de façon qu’elle soit aussi près que possible de l’endroit à éclairer sans se trouver dans le champ de vision de l’objectif.
On peut encore faire des compositions, susceptibles de brûler un certain temps, analogues à celles des feux de Bengale, mais donnant des flammes blanches ou bleues.
Mieux vaut alors user d’une petite lampe à magnésium comme celle que nous venons d’indiquer : aucune lumière artificielle n’est douée de rayons plus actiniques, sauf la lumière électrique, mais il ne saurait être question d’un éclairage aussi compliqué dans un manuel destiné à des touristes photographes (‘j.
Les amateurs de photographie manquent quelquefois de la place nécessaire à l’installation d’un petit laboratoire. M. Enjalbert, de Montpellier, toujours si ingénieux dans ses idées, a prévu ce cas, et il y a remédié en créant une armoire-laboratoire où l’on peut faire toutes les opérations que com-
mélange qu'isolément, sans quoi l’on s’exposerait à de graves accidents. Une fois bien réduit en poudre, on opère le mélange sans danger, mais en évitant tout choc trop violent.
(’) Pourtant on exécute maintenant, notamment chez M. Aboilard (76, avenue de Villiers, à Paris), des lampes à incandescence portatives et que l’on fait fonctionner avec de petits accumulateurs également portatifs. Nul doute que ces ingénieux appareils ne soient appelés à rendre de grands services à l’art photographique.
porte la photographie négative. Cette armoire, une fois close, ne tient pas plus de place qu’un meuble ordinaire de cette sorte [fig. 12). Mais quand elle est ouverte de façon à former un cabinet de
travail, ainsi que l’indiquent la fig. 13, montrant les parties entr’ouvertes, et la fig. 14, représentant le cabinet noir tout formé, on voit qu’il y a tout ce qu’il faut pour les manipulations diverses, pour renfermer les produits, les cuvettes, les récipients, etc.