‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 63 sur 79 · RÉVÉLATEURS DIVERS · texte numérisé non relu

RÉVÉLATEURS DIVERS

1. Révélateur avec addition de sulfite de soude ou de potasse. — Faire une dissolution aqueuse saturée de sulfite de soude ou de potasse. On ajoute de cette solution légèrement acide et que l’on doit conserver à l’abri de l’air, 5CC par 100cc de développateur.

Le mieux est de procéder au développement avec l’oxalate ferreux sans sulfite, puis, si la pose a été insuffisante, on ajoute ce produit et l’on voit venir immédiatement les détails.

L’introduction de sulfite de soude ou de potasse dans le révélateur a pour effet de maintenir celui-ci limpide bien plus longtemps, et de permettre d’en user sans déperdition appréciable d’énergie pour le développement de plusieurs plaques successivement.

2. Révélateur alcalin contenant du sulfite d'ammoniaque ( 1 ). — Ce révélateur convient aux plaques très peu exposées.

A. Dissolvez 10 parties d’acide pyrogallique et 25 à 30 parties de sulfite d’ammoniaque dans 100 parties d’eau.

(’■) Indiqué par M. le docteur Eder.

APPENDICE

B. Dissolvez 5 parties de bromure d’ammonium dans 150 parties d’eau et ajoutez 50 parties d’ammoniaque liquide.

Pour développer, mélanger 100cc d’eau, 4CC de la solution A et 4CC de la solution B. La révélation se produit rapidement ; mais si l’on désire la ralentir, on ajoute une quantité d’eau plus grande, soit environ 50cc en plus.

L’on obtient ainsi des images d’une grande douceur.

Mais si l’on désire des images plus vigoureuses, on ajoute quelques gouttes d’une solution à 10 pour 100 de bromure d’ammonium.

Le sulfite d’ammoniaque rend la solution aqueuse d’acide pyrogallique plus stable que lorsqu’on fait usage de sulfite de soude et il y a avec ce composé une moindre tendance au voile.

3. Révélateur alcalin au carbonate de soude. — L’on fait dissoudre du carbonate de soude ordinaire à raison de 10gr pour 100oc d’eau, on ajoute à la solution 3gr de sulfite de soude.

On étend ce mélange de 100cc d’eau et l’on y introduit la plaque à développer. Après quelle y a séjourné de 2min à 4min, on 1a. sort et l’on ajoute une petite jiincée d’acide pyrogallique, celui-ci une fois dissous, l’on introduit la plaque dans le liquide et l’on voit le développement se produire immédiatement et monter vers une bonne intensité.

On peut employer le carbonate de potasse au lieu du carbonate de soude ou bien simultanément ces deux carbonates moitié par moitié et toujours avec addition de sulfite de soude ou de potasse, ainsi qu’il a été indiqué plus haut.

Pour des poses instantanées forcer la dose de carbonate, de façon à avoir un révélateur plus concentré; mais, pour des poses en excès, supprimer le sulfite de soude, introduire dans le révélateur quelques gouttes d’une dissolution de bromure de potassium ou d’ammonium à 10 pour 100, mettre le carbonate de potasse en moindre quantité, et ménager aussi la quantité d’acide pyrogallique.

On peut de la sorte et suivant les écarts de la pose graduer le révélateur, de façon à l’harmoniser avec les besoins de l’opération.

A l’aide de ce révélateur on arrive mieux encore qu’avec l’oxalate ferreux additionné de sulfite, à pousser graduellement un négatif peu posé jusqu’àl’intensitéconvenableet sans qu’il soit nécessaire de recourir à aucun renforcement ultérieur.

4. Révélateur concentré de M. Macdoügald. — La maison Marion et Cie ( 1 ), vend des solutions concentrées enfermées dans des tubes de verre bouchés à la lampe et fort commodes à emporter en voyage.

(’) 22, Soho Square, Londres W.

APPENDICE

Ces tubes sont en effet enfermés dans de petits

Fig. 15.

DEVELOPER TUBES

(MACDOUGALD'S PATENT) .

Sole Agents— MARI0W&C0L22&23 Soho Square. London, w.

jRofjcimliic euiL ±C]gjeei*,ssaTy Atitlsizomiees of Water (ab ont

blocs de bois où ils sont à l’abri de toute rupture.

L’un des tubes (n° 1) contient une solution alcoolique d’acide pyrogallique.

L’autre (n° 2) contient de l’ammoniaque liquide et sans doute un bromure alcalin.

Veut-on procéder au développement, on brise 1 extrémité de chacun des tubes et l’on en verse le contenu dans deux flacons contenant chacun une quantité d’eau convenable.

Il y a des tubes de deux dimensions différentes : les uns, les plus petits contiennent ce qu’il faut pour préparer 360cc de développement et les autres 720cc.

Il va sans dire que chacun des mélanges d’eau et du contenu des deux tubes est conservé à part et qu’on ne réunit moitié par moitié les deux solutions qu au moment de faire le développement.

L immense avantage que présentent au voyageur ces tubes renfermant des dissolutions concentrées, c’est qu’il peut emporter, sans danger de rupture et sous un très faible volume un développateur très facile à employer et pour une quantité de plaques considérable ( 1 ) .

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