‹ Manuel du touriste photographeChapitre 120 sur 160 · CHAPITRE HUITIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIEME

« Celte solution se conserve pendant fort longtemps; elle donne aux négatifs un aspect, au point de vue de la couleur, semblable à celui des plaques au collodion humide.

« L’emploi de ces diverses solutions est toujours le meme. L’ammoniaque doit toujours avoir un titre bien connu. Dans le commerce, on la trouve à des états de concentration très différents. L'auteur emploie toujours de l’ammoniaque d’une concentration de 0,91, qu’il prend comme base pour toutes ses expériences.

« L’ammoniaque doit toujours être conservée dans des bouteilles bien bouchées ; autrement, elle s’évapore et devient plus faible, et, lorsqu’on s’en sert, on obtient des négatifs durs et mal réussis.

« L’ammoniaque fortement concentrée [d = 0,88) s’évaporant plus facilement que celle qui est plus diluée, il n’est pas très pratique 'de l’employer dans le laboratoire du photographe. L’auteur recommande même d’étendre davantage l’ammoniaque (1 partie avec 4 parties d’eau), parce qu’un léger excès d’ammoniaque peu concentrée est sans grande influence au développement. Il faut faire une solution séparée de bromure de potassium ou d’ammonium à 10 pour 100 f1).

(’) Spilier et Young ont remarqué que, dans le révélateur alcalin, le bromure de potassium et celui d’ammonium n’agissent pas de même, pour ralentir le développement ou pour prévenir le voile. L'action retardatrice du bromure de potassium n’est environ que des f de celle du bromure d’ammonium. C’est pour-

« Beaucoup de photographes mélangent en môme temps l’ammoniaque et le Bromure, et l’ajoutent à la solution d’acide pyrogallique, au lieu d’avoir trois solutions séparées. Cette manière de faire est peu recommandable, à moins que l’on n’ait déjà préparé le révélateur qui convient aux plaques que l’on emploie, et que le temps de pose puisse être déterminé assez exactement dans l’atelier. Dans le cas contraire, il est préférable d’avoir trois solutions séparées.

« Développement ordinaire à l’acide pyrogallique pour les divers genres de plaques. — Pour obtenir de bon résultats, il faut aussi modifier le révélateur alcalin suivant les plaques employées.

« On peut faire cet essai de la manière suivante : verser d'abord l’eau dans la cuvette, puis ajouter ensuite les autres constituants du révélateur dans l’ordre indiqué au tableau ci-après.

« On mélange les révélateurs dans une cuvette suivant l’ordre indiqué ci-dessus ( ceci s’applique de 1 à 1Y ; le révélateur rapide doit être traité différemment).

« Remarques. — On commence avec I. S’il donne trop peu d’inLensité et de pureté, on peut prendre 5

quoi, si l’on faitusagede ce dernier, il faut n’employer que les jjde la quantité de bromure de potassium qui serait nécessaire [Phot. Mitth., 1882, vol. XIX, p. 183, extrait des Phot. News). Le bromure de cadmium a à peu près la même action que le bromure de potassium, seulement il rend la couleur des négatifs quelque peu plus foncée (Hendeuson, Phot. News, 1882, p. 431).

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