CHAPITRE NEUVIÈME
façon une image faible, si on ne l’a pas laissé agir trop longtemps f1).
« Pour terminer, on fixe à l’hyposulfite sodique,
« 3. Dans le négatif, les détails des ombres sont un peu voilés , et il donne, de cette façon, des épreuves sans vigueur. — Dans ce cas, le négatif est plongé, après fixage et lavage, dans un bain de 10sr à 20sr de sulfocyanure d’ammonium dans 100cc d’eau, additionné de 3CC à 4CC de solution de chlorure d’or à 2 pour 100.
« Les détails très délicats deviennent gris bleuâtre, et les parties les plus intenses restent brunes. De cette façon, les contrastes deviennent plus marqués. Pour terminer, on fixe dans de l’hyposulfite frais. (Cette méthode convient particulièrement pour les paysages qui ont été développés au pyrosulfite.)
« 4. Diminution de l'intensité des négatifs développés à r acide pyrogallique. — Lorsque le développement pyrogallique a été trop loin, il arrive que les négatifs sont très lents à imprimer, par suite de leur couleur brun jaunâtre qui est peu actinique; aussitôt que cette teinte est transformée en couleur grise, l’impression marche plus rapidement.
« Voici les moyens que l’on a recommandés pour atteindre ce but : plonger le négatif fixé et lavé dans un mélange de 3 parties d’acide chlorhy-
(’) Aussitôt que le révélateur a complètement pénétré la '’ouchc,
l'image redevient dure.
drigue et de 100 parties de solution d’alun saturée à froid J1), ce qui donne d’excellents résultats ; ou bien dans un mélange de 5 à 10 parties d’acide citrique et de 100 parties de solution d’alun saturée à froid (2).
« Ainsi que Blanchard l’a fait remarquer (3), la solution ordinaire d’alun fait également disparaître la couleur brun jaunâtre, mais son action est très lente et ne se produit qu’après plusieurs heures.
« L’auteur a trouvé qu’une solution de chlorure d’aluminium ou de sulfate d’alumine agit plus rapidement.
« Mais ce qui est plus expéditif, surtout, ce sont les bains acides déjà décrits, ou la solution de Jarman, qui consiste en 1 partie de sel de cuisine dans 8 parties d’eau. On y plonge le négatif, puis on ajoute { partie d’acide sulfurique dilué (-’ ) ; on laisse agir pendant quelques minutes.
« Pour diminuer l’intensité des négatifs développés au pyro, sans attaquer pour cela les détails, le capitaine Totlr et l’auteur ont employé la méthode suivante :
« On traite le négatif fixé et lavé par une solution formée de : 1 partie de bichromate de potasse.
p) Berkeley , Brit. Journ. Phot. Almanach., 1881, p. 59. Très recommandé et très employé.
(*) Robinson, Bull. Ass. belge de Phot., 1881, p. 223. — Coweli., Phot. News, 1881, n° 1181.
(•) Phot. News, 1880, p. G04, — et 1881, p. 20.