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CHAPITRE PREMIER

Couches sensibles négatives. — Leur préparation. — Supports rigides et flexibles. — Détermination de leur sensibilité relative. — Sensitométre Warnerke. — Plaques à l’éosine.

En dépit des avantages nombreux, incontestables, de l’émulsion au gélatinobromure d’argent, de sa supériorité sur toutes autres préparations sensibles, nous devons, au moins sommairement, indiquer la préparation des couches sensibles pour épreuves négatives, soit au collodion sec, soit à l’émulsion au collodion.

11 est des cas où l’on peut se trouver dans l’impossibilité d’avoir à sa disposition des plaques à

la gélatine; dans d’autres circonstances, on peut, par suite de la nature du climat par exemple, être empêché d’employer avec succès la gélatine; il convient donc d’être muni des moyens de suppléer à l'emploi des couches sensibles à la gélatine.

En pareille occurrence , il faut pouvoir préparer des plaques au collodion sec, ainsi que nous venons de le dire, ou, mieux encore, si l’on en a la possibilité, à l’émulsion au collodion.

Collodion sec au tannin. — Ces sortes de couches sensibles sont préparées ainsi qu’il suit :

On prend un bon collodion ioduré ; les formules diverses abondent, en voici une excellente :

Ether 50°c

Alcool 50

Pyroxiline 1er >5

Iodure d'ammonium 1

Bromure d’ammonium 1

Eau 5

Les plaques collodionnées sont sensibilisées dans le bain d’argent suivant :

Eau 5006"

Azotate d’argent 40

Acide acétique cnstallisable .... 5

Après la sensibilisation, on doit laver avec soin les plaques, d’abord dans une première eau distillée, ou de pluie, puis successivement dans cinq ou six cuvettes, où on les laisse séjourner de façon

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