‹ Manuel du touriste photographeChapitre 44 sur 160 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

« 11 y a trois ans, M. Voigtlânder annonça avoir trouvé une nouvelle combinaison, qu’il appela euriscope, symétrique et aplanétique, d’une ouverf f

ture moyenne de -z à ^ Beaucoup de bruit a été

fait au sujet de cet objectif. L’auteur de cet ouvrage le compara à la forme Petzval, et le résultat a été que l’ euriscope est inférieur aux objectifs bien construits de la forme Petzval de même ouverture.

« Enfin, à la dernière exposition de Paris (1878), M. Dallmeyer exposa un nouvel objectif, toujours dans le genre des aplanats, c’est-à-dire symétrique et aplanétique, mais d’une ouverture encore plus

grande

que celui qui nous fut envoyé par lui

en 18-G9. Quelques mois plus tard, M. Steinheil, de Munich, nous annonçait un objectif analogue.

« Nous avons examiné ces objectifs l, de M. Dali-

meyer et de M. Steinheil, en comparaison avec la forme Petzval, et le résultat a été celui-ci :

Les nouveaux objectifs | étaient d’une quan-

tité à peine appréciable plus rapides que celui de la

très réduit, ce qui les rend essentiellement portatifs. Leur foyer est très court par rapport à l’angle embrassé ; ainsi le n° 00 couvre 9 x 12 à 0m,08 de foyer; le n° 0 couvre 13 x 18 avec 0m, 12 de foyer; le n» 1 couvre 21 x 27 avec 0m, 18 de foyer; le n° 2 couvre 24 x 30 avec 0m, 22 de foyer; et le n° 3 couvre 30 x 40 avec 0m,28 de foyer.

forme Petzval, mais donnaient un champ moins plat et moins de netteté sur les bords de l’image. Et surtout l’achromatisme était bien inférieur.

« Jusqu’à présent donc, la palme pour les objectifs rapides reste à la forme Petzval, et ni les nouveaux aplanats pour portraits de M. Steinheil, ni ceux de M. Dallmeyer, ni ceux de M. Voigtlânder ne peuvent rivaliser avec les premiers. M. Dallmeyer et aussi M. Steinheil ont pris le parti de renoncer à cette construction, au moins jusqu’au moment où ils auront pu trouver une meilleure combinaison.

« L’objectif double ordinaire. — L’objectif double est représenté -fig. 12. Les deux combinaisons de lentilles sont montées aux deux extrémités d’un tube BA, terminé vers l’objet à reproduire par un cône G sur lequel s’adapte l’obturateur D. Il est mobile dans un tube G, à l’aide d’une crémaillère F, et se visse sur un anneau E fixé sur la chambre noire.

« Les diaphragmes H se plaçaient jadis dans le cône G. Aujourd’hui on les place généralement entre les deux lentilles dans une rainure ménagée à cet effet. Ils sont numérotés de telle façon que chaque chiffre comporte une pose double de celui qui le précède, excepté les diaphragmes marqués d’une croix qui 11e comportent que la moitié du temps de pose en plus. Celte disposition est due à M. Waterhouse, et est adoptée par tous les bons opticiens.^

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