CHAPITRE DEUXIÈME
etc. Les temps de pose sont alors respectivement en raison inverse du carré de l’ouverture des diaphragmes, soit : 1600, 900, 225, 100, 49. En prenant 49 pour 1 , les temps de pose seraient de 1, 1/2, 2/9, 1/18, 1/32, le temps de pose du plus grand diaphragme étant pris pour unité.
« Voilà les temps de pose pour un seul et même objectif. Mais si l’on en a plusieurs, on établit les mêmes rapports entre f et le diaphragme, et alors les temps de pose sont comparables, car tous les objectifs ont sensiblement la même rapidité.
« Cette règle est approximativement exacte ( 1 ) , et elle l’est tout à fait pour l’objectif simple. »
Mise au point. — La mise au point s’obtient en couvrant le verre dépoli de la chambre noire d’un voile noir ou d’une manche en velours noir. On engage la tête dans le voile ou dans cette manche et l’on fait varier la place de la plaque dépolie par rapport à l’objectif en avant et en arrière jusqu’à ce que l’on perçoive nettement l’image réfléchie
(P Pour connaître exactement le diamètre d’un diaphragme placé entre les deux lentilles d’un objectif, dirigez ce dernier, muni du diaphragme à mesurer, vers le soleil. Puis, avec un compas dont les pointes portent sur la surface extérieure de la lentille qui regarde le soleil, cherchez, en ouvrant ou en fermant le compas, à faire coïncider l'omhre des pointes du compas avec les bords de l’ouverture du diaphragme. La distance des pointes du compas est alors l’ouverture vraie du diaphragme. Elle est toujours un peu plus grande que celle du diaphragme, puisque l’effet de la première lentille de l’objectif est de faire converc/ev les rayons lumineux qui la traversent.
sur la plaque dépolie. Cette plaque doit avoir un doaci très fin pour qu’on puisse arriver à la netteté la plus rigoureuse. Un verre trop rugueux ne permettrait pas une bonne mise au point. La surface sensible doit remplacer exactement, mathématiquement, le plan sur lequel on a vu se former une image très nette. Si, en dépit de cette mise au point parfaite, le négatif était flou, on devrait en conclure que le châssis est défectueux. L’examen de toute chambre noire et des châssis négatifs est donc indispensable, avant toute campagne photographique, si l’on veut être certain de retrouver sur les plaques sensibles la netteté des images bien rigoureusement mises au point.
On peut, si la vue ne sert pas, faire usage d’une loupe qui grossit les détails de l’image réfléchie et permet de s’arrêter à un point où elle est bien nette.
Nous avons aussi imaginé un oculaire que l’on peut placer en arrière de la chambre noire sur une planchette spéciale, et avec lequel on évite l’emploi d’une glace dépolie. Cet oculaire ne laisse voir l’image que dans la partie centrale de l’appareil; mais si l’objectif est doué de bonnes qualités, on pourra conclure de la netteté de l’image en cette partie qu’elle est bien au point partout.
Pour les vues des monuments, la glace dépolie est très suffisante ; il est donc inutile de se munir d’outils complémentaires qui accroîtraient le ma-