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CHAPITRE III

Appareils portatifs. — Chambres noires. — Pieds. Châssis pour plaques et pour pellicules en papier. Laboratoires portatifs. — Boîtes portefeuilles et à esca moter. — Chambre noire automatique à bandes pelliculaires et sensibles sans lin de M. Stebbing.

Par les mots appareils portatifs , nous entendons désigner non pas seulement des appareils photographiques d’une portativité réelle, c’est-à-dire offrant des conditions de légèreté exceptionnelle, mais encore des appareils construits pour servir à la photographie en excursion, quel que soit leur poids. Nous indiquerons plus loin des appareils de poche susceptibles de constituer des vade-mecum photographiques plus ou moins complets.

La dimension des résultats fournis par une chambre noire est pour tout dans la nature de sa portativité. Evidemment, si l’on se contente d’exécuter des reproductions de dimensions restreintes de 9x12 par exemple et au-dessous, on pourra compter sur l’emploi possible d’appareils d’une

PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE TROISIÈME. 107 grande légèreté et d’un volume peu considérable, mais il n’en est pas de même si l’on désire réaliser des négatifs directs d’au moins 13 x 18 et audessus.

Le poids d’un bon appareil 13 x 18 est déjàassez élevé, surtout si l’on y ajoute celui des châssis supplémentaires et des plaques sensibles; à plus forte raison s’éloigne-t-on davantage encore des conditions de légèreté, si l’on entreprend des excursions muni d’un appareil pour vues de 18 x 24 à 21 x 27 environ.

En pareil cas. l’œuvre photographique constitue l’objet principal de l’excursion, car on ne se décide à emporter avec soi des appareils semblables que si Ion veut consacrer la majeure partie de son temps à des reproductions photographiques.

Nous aurons donc à distinguer entre les appareils qui, par leur légèreté d’une part, et par leur faible volume d’autre part, méritent d’être considérés comme de véritables en-cas photographiques, et les appareils déjà trop lourds et trop encombrants pour appartenir à cette première catégorie, mais capables de fournir des négatifs directs d’une dimension allant depuis 13 x 18 jusqu’à 21 x 27 et au delà.

Nous rangerons les appareils stéréoscopiques dans la classe des appareils de demi-plaques, soit de ceux qui donnent des épreuves du format 13 x 18.

Ce format est, de tous ceux que peut choisir un

touriste, le plus convenable pour donner des images suffisamment grandes sans que Ton ait à compter avec un poids trop considérable. Dès que l’on dépasse ces dimensions-là, la distraction photographique devient un vrai travail; le transport du matériel impose l’obligation de recourir à des agents auxiliaires; les nombreuses complications inséparables de toute reproduction photographique s’accroissent dans des proportions considérables. On en est alors réduit à faire du métier, loin de se distraire.

Nous engageons donc les amateurs photographes à ne pas se charger, pour les excursions, d’un matériel qu’ils ne puissent porter eux-mêmes, à moins qu’ils n’aient à leur disposition telles facilités, comme une voiture, par exemple, qui leur permette d’arriver assez près des vues ou monuments à reproduire, pour que le transport, à bras, d’un appareil assez encombrant et assez lourd, ne soit une cause de fatigue.

Parmi les appareils construits pour le photographe en excursion, il en est de plus ou moins légers pour des formats d’épreuves identiques.

Faut-il choisir parmi les plus légers? La réponse serait aisée à faire si, au nombre des types les plus légers, il s’en trouvait d’assez solides, d’assez bien construits pour satisfaire à tous les besoins ; malheureusement, les appareils trop légers manquent généralement de stabilité: ils sont sujets à se dété-

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