‹ Manuel du tourneurChapitre 15 sur 44 · CHAPITRE IIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIL

^ la Menuiaeiié.

SECTION PRÉMltHE.

Mattièfe de Déèiief ké i^ et Ontib ethplbyéi à cet usage.

= LiA aaemiiaerie s« tFOUiutnt étroiSeBMBt liée ariee l'ùrt du ToAcaeur, il noHS paro'M: incUfipcHsa^ d'eq doB&ei quelque» ntn^ow : dles se bom»' rent à k dtaei^JiUoq. et à reBa|)k» âw outils profecs, à cet art , dont IV aag« seca jEréquenasienA iadifjM^ dsa& les divejs &nhtaux qilâ ne«s easei^ttcpoma à exÀMitOT. Nous preDOrts doac l'engagemeo* dis n» développei de cet art tpifr les moyens qui peuv^t s'apptopciet aUx dwer» bes«^ qiu.'iia Tourneur éprouve.

. . Le |ireiuer de tous est de d^iter aott bôisi.

Débiter le beis, est l'àctioade leader, en fp»im{i)i «a tables» ea ]iianchea ou cd inembrares.

thi se sert powt U présiàère opération dge k s«W , j|^. i,P/i 9, inmtmée Paase-partout. Cette espèce de scie étant destinée à scier des bois verts, ses dents doivent être longues et séparées par un espace égal à leur base. Sans cette précaution , la sciure se grumèle entre les dents , empêche la sde de couler , et la force d'aller de travers, malgré la volonté et l'adresse de celui qui la. conduit.

Cette espèce de scie s'affûte avec une lime bâtarde triangulaire, d'environ 8 pouces de longueur , en l'inclinant de gauche à droite et de droite à gauche, en suivant les dents de deux en deux, comme a, b ,fig. i.

Ensuite, après avoir retourné la scie , on Eut celles c, d, fig. i , qui «voient été laissées. Il faut à cette espèce de scie beaucoup de voie. On donne la voie à une scie , en inclinant aussi également que possible , et d'un bout à l'autre , alternativement une dent à droite et l'autre à gauche.

(t) Por^pn d'arbre revêtu de (on écorce.

CHAP. III. Sect. I. JUaniànet^iDébiter les Bois, etc. ^3

Cène epératitm se fait par le moyen d'un iostrumeDl: , jSJp. 5o et ôo è«i , — -" -'- PI. g,aoitaaé TouKne-d'gauohe.

Â<vant de prooéder à la deata^ption des autres s(ùes , noufiidonmetrons iceUe 4'une iweqse ., «lestiaée à le« affûter , -et «ous ÀDdiqueHWts :Ua pi^écau- Ueos à prmdre pour le lÂeo fatse. ' i

On a -imaginé, à cet e£fet, use presse, j^- aS, PJ.^, dans laquelle est {»atiquée une entùlle ^y ^oiQ 'place Ja lame 'de la'soie ^ns cette eotailte , ^ et on l'y fixe solidement , par le moyen des vis S B. Cette presse se place ide plufiieurs panières, soit «or i'âabli de menuisÉV^ , -par le moyctn du ■veist, soit «ur 'llétabU de Tour, avec^je iboujiou dM'St^potBtf. ^qae l'oniËiit i|Mk9ser par tla raÎBHce C

Id .presse et la scie.étftitt ainsi di^Kisées^ .oadonneila voie néQessaire,j^ Ja -scie; 'ensuite l'on passe sur le sommet dâs dents, et .pei:p«idioul«irem«Pikt àla laase^iune lime ^douoe,. plaie, et aussigiiasidejqtie:P08sible,;po«r^- Jisar ilesidentB. GeRe préesmtKtn.etf de la^Uw grande «^ç^«6ité,iCfu'iilrér' .«ilteroit .deux iiicoDirâiiiens de l'inégalité .des dents. I^es dents les ,^ius longues seroient les seules qui couperoi^t , etâlusant^plusque les autres, /«aToient bientôt émows^tîSt. et-ompèdheFQient'la soie deiGQuper,ieit,pf|rla •ménae raison., elW feioient MNuliw lia >sci«.

Cette observation est AppIie»Ue à toutes 'les>sqiesj, ^e^ueJlfïs -ne -dit- Jbent entre elles qutpar)le{pluS'Ou-moiQS'de^rand(itH^'das dents- . La Jlawe fûnai fixée , on ipréaeate ,kt )^ate >tntnsy)»iwalemeDt à la lami^, .et inclioée saivadt 'U<deaiui<e ide'la «cie : on ieommen<e 'par^^qtrOfondtr Jes dents 4iiBinuâes jMur la pren>iène.cifNéTation ; ensuite o« amodies doals aif^ttës -eai les lûnant, arec :1e ;pltu guandTSoiu , d'un^bautià l'nu.tre. ;I1 n'eat fias iiuitile<de dve qu'Uifast fawe:couler UJwke dAnslap^^es^ à;np|esure ique la kmgttcw quiy étoit«ùsieiaié(é>lBnée.

Les bois se débitent en plancbes , tablas otimembintres.

I>a.f4an4^e<itu«e ]K>rti«n d'anbre fendu «bns «a Ickpgiieur etil^ipgur, «Qrant de 6«:B iltgoesidtépwssAur. ,

. I«a taUeiCtf runie povtion)â'«rto«>£HMh»r(]eiiimeioi^d«s»w, »;^t de .3^ & rpouew d'épaÎMeur.

La membnuw ies<t unibois'dkjcaUbre , aemrvtt «iidio4irenieat$.pouflCf de laideur aur.3<d'é|>«K9eur.

Qu^ue.tmn les.bcMB<sQie»t>su«o$4il>i«S'd'âtre-^B^i?fe4i:!VUPfiD^ jùàze , on 'itecpnnfHjt dwns le jxaamtn» qne [l«i)boi$,d^J)^re,«t ,de fikme «OU8 c«6 -dénominations.

. Pmu\d^it«r«ii«i,lQ5[J»ois4iab«c»«itâe>UjH»,^.a,i/^-9.,'nfHaai^

44 MANUEL DU TOURNÉUB.

^^^^Seie d refendre. Elle se compose de deux moDtans assemUës par-deux Fi~ g. traverses , sur lesquelles coulent deux boites qui reçoÏTeot la lame. Une de ces boites porte une vb, servant à tendre la lame. Cette construction permettant de la rapprocher de l'un ou l'autre des montaos autant qite ^^ besoin l'exige , il sera &cile de séparer parallèlement 4 Tune des rives telle bande que l'on jugera convenable. La denture de cette espèce de scie est un triangle isocèle , et s'afEûte avec une lime trois-quarts , de 6 pouces ' de longueur.

La scie , fig. 3 , PI. 9, nommée Seie à f allemande, remplace souvent chez les ébénistes la scie à refendre. I^a |»opriété qu'a la lame de tourner dans tous les sens , permet de mettre la montuiv dans une position -telle que la pièce que Ton scie ne se trouve jamais en contact avec la -monture. Cette espèce de scie a l'avantage, sur la scie à refendre, -de détacher sur l'une des rives d'une table une partie très-mince , de trancher des -parties courbes ayant un grand rayon ^ enfin , de scier transversalement, n'importe quelle planche ou table que ce soit , en mettant la largeur ^e sa lame parallèlement aux bras.

La lame de cette scie ne diffère de celle k refendre que par la denture qui est plus fine, et à laquelle -OA donne moins de voie, étant destinée à ' couper des bois plus précieux. La lame est fixée à deux mâchoires j4yt , dont les queues BB passent à travers les bras-CC; les poignées i}/> servent à mouvoir la lame. Pour faire cette opération, on tournera les poignées l'une après l'autre , après avoir détendu la OOTde d'un tour , précaution qui doit être prise pour toutes les scies montées d'après le prin<^>e de celle-ci. Nous ob3ervax>ns que^ la température agissant puissamment sur les cordes, il «éra bon de les détendre toutes les fois que l'on aura fini de travailler : autrement, les montures deviennent gauches , ou^méme se brisent au montent où l'on s'y attend le moins.

La scie , fig. 4 , se nomme Scie à ohanloumer. Elle ne diffère de la précédente que par la grandeur de la monture qui est moindre, et par ht lame qui est plus étroite. -La deuture et la voie sont à peu-près lesmémes. Cette espèce de scie est spécialement destinée à suivre-tous les 'contoura ■des pièces que l'on désire débiter; elle économise beaucoup le bois en ce qu'elle permet de suivre tous les traits que l'on peut tracer , et n'exige d'aub« épaisseur entre- chaque pièce que son passage. Nous invitons le lecteur 'à se- souvenir que-ponr cette scie, comme pour toutes les -scies tournantes , la plus grande attention doit être apportée k bomoyer-les deux extrémités de -la lame lonque-l'on en change la posititte ; autrement , se

CHAP. III. Sect. I. Manière de i)ébit€r les BoU t etc. 45

;.trouTaot gauche dans sa longueur , U seroit diifidle de la diriger. «m<

La fig. 5 représente la scie à tenon. Sa lame a de a6 à a8 pouces de Vi-<^ longueur, et'de a6 à a8 lignes de largeur. Sa denture est moyenne, peu '.couchée, et on lui donne peu de voie. Sa lame est fixée aux bras e e, par une entaille parallèle à sa longueur. Souvent , pour l'y fixer , ou se sert d'une goupille l^èrement rivée. Ce moyen a l'inconvénient de &ire fendre les bras. On substitue à ces goupilles , pour plus de solidité et de propreté, ^ des^mâchoireà en cuivre ou en kr A A, dans lescpielles la lame est saisie , et arrêtée au moyen de deux goupiUes. La lame, ainsi ajustée, «e place dans les entailles feites dans les bras et les têtes dd} des mftdioires fonnant le chapeau font force sur les bras de la scie , que l'on tiendra plus forts , en raison de la triple épaisseur qui doit- recevoir l'entaille. Cet ajustement donne plus de fiicilité pour démonter la scie.

La-scie, fig. 6, que nous allons décrire, se nomme Scie à araser; elle mérite l'attention de Tamateur, en raison de la perfection, qu'exigent sa monture -et sa lame. Cet instrument étant destiné k suivre de très-près letrait d'un assemblage, la lame doit être très-unie, très-^ale d'épais- SMT,-avoîr i6 k ao pouces de longueur, et de i6 à ao lignes de laideur. La denture doit être fine, bien égale, peu couchée*, et n'avoir presque ipas de voie. Elle se monte comme la scie k tenon. Les mftchoii^s en fer ou en cuivre, sont surtout appliquées avec avantage k cette espèce de scie; elles maintiennent et empêchent de vaciller la hune qui est !t*ès-mince. On doit afiùter avec le plus grand soin cette espèce de scie; de ce soin dépend la pureté des assemblages qui ne doivent pas être recalés au guillaume.

La scie, fig. 7 , est nommée Scie d main. La forme de sa lame lui donne des propriétés qui lui sont particulières ; elle peut être introduite dans des endroits difficiles , où lee scies montées ne peuvent passer. Elle est très-utile dans un laboratoire, soit pour détacher des objets montés sur ie Tour, soit pour scier des jnèces saisies dans Fétau. Son peu de volume .et la forme de sa monture la rendent fâmiUère k l'amateur.

U ya des scies de cette espèce dont la lame est minée, trempée très^ dur, et la denture très-fine. Elle sont maintenues k leur sommet par un 'dos en cuivre-^ou en fer, ce qui les fait nommer eciea à doej elles sont .très-bonnes -poar. les bois précieux, et même pour les métaux.

Il'y a.«ucore des sciw montées delà même* manière, dont les lames «oat-lEès-étToites et- pointues, oe qui les fait aoiaaùstPaet«-paHout,j^'%:

,. ■■ on peat avec ces scies , à l'aide d'un trou , pratiquer, une onrerture dans

Pl. 9. jm panneau.

La fig. 9 est uae scie , dentée des deux cÂtés , dont le manche est coudé , et n'a d'autre m»^ que de rogner l'excédant des chevilles BÎses en place.

Nous 4isrmineroas œt article par quelques -ofbanvatiMffi sur l«a metUeuns moyens ^ empl<^er peur icii&c droit ; csec A est ^u ■d'aaiaUurs qui ne soient embarrasGés ftour suivre ^utob^oent 'un ta^ avec tune scie.» ou pour tronçonner droit.

Ija première cause est k peu «de soin que l'on peead d^afiGàtcr -les Iseut.

La seconde-, est de vouloir couper des 'bois teikâres et'vinis, avec des lames dont la denture es«t fine et ^aot peu 4e -«eie, et l'inverse pour les bois durs.

La troisième , est l'impatience de celui qui opère , qui , croyant aUer plus vite , appuie trc^ sur la scie : ce <pù. fait voiler la ilune .et la porte malgré lui à droite ou à gauche.

Il faut conséquemm»it, pour bien fiàer ., choisir <ta 5aie'(iro|iBe à la matière ^ue l'on vent débiter, et à IVtuvrage que 1^ veut Ëiive ; la présenter bien perpendiculairement et parallèlement au trait que ^l'on veut $uivre ^ «ffacer son coi;ps de jBaairâ« que le mouwement que les bras ibnt ne le d^ange pas. H faut néanmoins -ne piks b^ s'âlvignor : «e qui rendroit la position fatigiante, et fere^ pe^dœ de wue le Init que l'on doit suivre. Si dans 'cette position on pousse la s<»e dvoit «t sans la balancer , l'opération «era nécessairement bonne. Il £iut aussi avoir le soin de j^iaisser de temjH «1 temps la lame-avecdu lardtov duHÛf.

SECTION 'II

Manière de J^r^onr •les Bois <au fiflbtiL

Apfiis avoir débité te bois, le Tourneur saatJanéoessitié de le catrOyer^ s'il le destine à des pièces sujettes k assemblages, ou 'de le ^n-éfiarer ai «on dessein «st de l'ouvrager sur 'le Tdur. Nous alloôs cowséqaemmant'décrire les instrumens dont on se sert pour oes>préparatiaiis.

Pour préparer les bois, la pièce -easenlieUei, danstun labomto>re,:]est, sans contredit, Trétabli de menuisier à J'alleorande. X*^- 'SbcntiepiéMUte-un réunissajBt toiu les avantages «que il'on p«Bt désner. Il diEEms des établis ordinaires .par une secoacte ipresse , sur aa longueur , atbc laquelle 1!ob

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CHAP. ni. Sect. I. Manière fié Débiter lea Bois t etc. 47

peut saisir tontes les pièces par leurs extrénaités, queUe que soit leur lon-=— ssa gueur. ^- &•

La boîte j4 est fixée à l'établi par une coulisse. La vis JB , par le nH>jen d'une manivelle , feit marcher en avant et en arrière cette boîle, laquelle a sa &ce supérieure percée d'un trou carré dans lequel entre le crochet c. A l'autre extrémité entre un crochet à peigne et à ressort D, lequel, comme dans les autre* établis , monte et descend à volonté ; sur la même ligne sont pratiqués six trous carrés propres à recevoir un second crochet semblable à celui c. On le place dans l'un de ces trous , d'après la longeur 4e la pièce que l'on désire saisir , laquelle se trouve solidement fixée par kl pression de la vis de rappel S. Ce rsojen ingtoieux donne l'avantage de pouvoir opérer sur troia faces de la pièce saisie. L'espace E sert à saisir un morceau perpendiculairement. Les ébénistes en font usage pour scier les fieuilles de placage , les tenons droits et d'onglet , et enfin pour presser des pièces de petites dimensions après le collage. La presse parallèle J^, est trop connue pour que nous décrivions ses divers usages ; nous nous contentions de dire qu'elle est particulièrement destinée à àsirsir des pièces longues et larges , pour en dresser fes rives , et les rainer en cas d'assemblage. Le piM mobile G sert à soutenir , au moyen d'une cheville, la longueur des pièces saisies dans la presse. Ce pied coule entre les deux pieds du devant de l'établi , et est p^^ , sur sa hauteur, de tt«Qs (iarrés pour recevoir la cheville ou mentonnet dont il est mention ci-desstts. La surface de l'établi est percée de plusieurs trous ronds , pouï recevoir le valet , ^. 11.

Le valet double , ^. 1 2 , dont la tige est ronde et mcJ>ile , <f envinm 1 8 pouces de long , et taraudée à sa moitié d'un pas double pour recevoir les écrous de la forme dé cehii ^^ lesquels sont fixés au dessous de l'établi, au moyen de deux fortes vis b bois, a l'avanta^ de serrer à plat deux pièces à la fois avec beaucoup plus de force et de Ëicilîté, qu'il n'est possible de le foire avec le valet ordinaire ; car on se sert de la manivelle comme levier : ce moyen procure l'avantage de ne pas déranger la pièce , inconvénient assez ordinaire du valet simple que l'on est obligé de serrer à goi^m dé maillet On n'^rouve aucun embarras pour saisir avec cet instrument une pièce de quelque forme qu'elle puisse être, en raison de lafecilUé que l'on a de le placer sur trois points de l'établi; s'il WTfivoft qu'Un seul cèté de ce valet fôt utile, 011 se serviroit d'un coin à gradin, jf^. i3, pour maintenir le côté non utilisé. On se serviroit à'Cet effet du cran le plvs en raj^tort avec l'épaisseur de la pièce que

■ ■■ '"'l'nni anroit à saisir; cet outil, on ne peut plus utile, peut remplacer l'ëtau "'" 9- parallèle horizontal.

Il est inutile de décrire le sergent ordinaire. Cet outil est trop impai&it et trop connu. Celui, ^. i4t réunit beaucoup plus d'avantages que le premier.

. La propriété qu'a la vis, de serrer avec force et sans secousse, est connue de tout le monde. On l'emploie dans l'espèce de sergent que nous allons décrire.

Il se compose d'une tige méplate, de i8 lignes de laideur, sur 4 ou 5 d'épaisseur, et d'une longueur indéterminée. Cette tige est courbée k sa partie supérieure, et porte à l'extrémité de sa courbure un renflement ou œil ^, dans lequel se meut la vis B. Sur la longueur de cette tige sont pratiquées des dents on crémaillères, destinées à recevoir le crç»diet mobile C. On le âxe à la dent qui convient à la pièce, que l'ont veut serrer: die se trouve alors saisie entre les points D , C-

Les ébénistes remplacent cet instrument par celui fig. 1 5 « entièronent Ëiit en bois, conséqaemment moins solide et serrant moins bien. Il résulte de <xs deux déËiats, que l'on a besoin de trois ou quatre sergens de cette espèce pour serrer un joint, qui seroit suffisamment maintenu avec un, ou. deux au plus, en fer.

La fig. i6 est une presse à main en fer nommée Happe. Cet instrument dont Tusage est presque continuel, sert pour le placage des partiel l^tes-, cintrées, et pour le collage de toutes sortes de petites pièces. On doit en avoir au moins une douzaine , par paire , et de diverses grandeurs. Le dessin suffisant pour eb faire connottre la construction, on se dispense de la décrire.

On peut aussi remplacer cet instrument par celui Ji^. 17, construit en bois. Il a les mêmes incoavéniens que nous avons indiqués en parlant des sergens en bois.

SECTION IlL

Manière de Contrer les Bois et OutHs nécessaires.

Oit nomme corroyage des bois l'action de dresser des sur&ces et de les mettre d'équerre les unes par rapport aux autres, ou, dans les parties cintrées ou inclinées, de déterminer la courbure ou l'inclinaison d'une face par rapport à une autre. Nous ne nous étendrons pw sur cette der-

yGooglé

CHAP. lïl. Sbct. III. Corroyer IM Boia. 49

nière opération tpii appartieat essentiellement à la menaiscrie , et qui sostt ■ ' peu utile au Tourneur. ^*-9"

Lorsqu'on aura choisi son bois d'un calibre proportionné k l'ouvrage qu'on entreprend , on donnera sur la surface la plus belle , c'est-à-dire qui présente le moins de défauts, un coap de varlope à âiaucher, appdée par les menuisiers Rifiard- Cet outil n'est autre chose qu'une varlope moins longue que les autres, dont le fer est a£fùté d'un peu court et rond par rapport à son taillant. La lumière est plus ouverte que dans les varlopes, parceque les [»%mières aspérités qu'on détache de la surface du bois forment des ot^waux très-inégaux, en ^uùsseur qui engoi^eroient promptement une lumière ordinaire.

Après cette opération préliminaire, on prend la varlope^. 18, potir. achever de planer et de dressef cette première sur&oe. Cet outil dont le dessous doit être très-droit, a son fer incliné à quarante-Cinq degrés environ , affîîté très-vif et presque carrément ; la lumière est très-étroite : sans cda,le copeau pourroit glisser entre l'outil et la pièce.

Si l'on veut dresser par&itement, il est essentiel de bien mettre en fut, c'est-è-dire de placer le fer de façon à ce qu'il prenne peu de bois , et que le taillant soit bien parallèle à la sur&ce inférieure de la .varlope. Malgré ces précautions, il arrive souvent que la pièce qu'on travaille est effectivement dressée sur sa longueur, mais qu'en y appliquant une règle posée diagonalement, on s'aperçoit que sa sur&ce est convexe d'un angle à l'autre, et concave aux angles opposés : ce que les ouvriers nomment Surface gauche. Quand on en a l'habitude, on aperçoit ce dé&ut au simple coup d'oeil en plaçant la sur&ce parallèlement aux yeux et en l'inclinant de manière à ce que le premier bord efface le second : c'est ce que les ouvriers appellent bornoyer. Mais un autre moyen plus sûr , c'est d'avoir deux règles un peu longues qu'on posera transversalement sur chaque extrémité de la pièce: alors en bomoyant , comme nous venons de le dire , le plus léger défaut devient sensible à l'œil , étant multiplié par la longueur des règles. C'est pourquoi les plus longues sont les meilleures pour cet usage.

Ce dernier moyen s'emploie avec succès quand on veut dresser des pièces en cuivre ou en fer, à la lime ouàla varlope, si on en a de propres i cet usage. Hous croyons qu'il n'est pas hors de propos de dire ici quelque chose . sur la forme et la qualité de ces varlopes.

I^es meilleures se font en fer. La lumière est perpendiculaire; le fer, en acier fondu , est très-épais , et poussé à la coupe par une vis de rappel qui l'empêche de reculer. On en bit auiri en fonte de fer avec une partie

5o. liiWiUEL PU^TOURNEUR.

ï'au milieu povtr faiilit» l'ajustomeot du fer. Par' éeotiomie, ceus

Pi.9- qui emploient rarement ces outils garnissent pour cet usage des varlopes en bois d'une semeUe de fer bi$n dressé; mais il faut toujours que le fer soit placé debout.

RevenODS au corr(>yàge'4|ue'ôette digression nous a &il perdre un instant de- vue. La première surface, devant servir de base Jk toutes le»' opérations subséquentes, on ne>sauroit apporter trop de soia à la dresser bien exacteveilt et.de manière à ce qu'une bonne règle, posée sur tous les sens , basse à peine passer b hunière.

Nous convenons que eet^e opécadoon, quetqne simple ^'«lle paarotsge, présente de grandes difBcultés, surtout, aux- personnes peu faabttnées à pousseï* b varlope. Elear arrirQ souvent de n'obtenir, avec une varic^e psirEtùtement droite, qu'unesurface coavese^ur sa longueur, appdée Bouge par \»& ouTciers. Ce dé&at vi«at cEe ce t^ue le boisi est plus bcile à eatamer mi'commencemcnl^ elquelantain droite qui tàent lapoignéede tx varlope pèse sur la partie qui se- trouve bors delà pièce. De même , quand on pousse b vàilopeià li'autrelexlrémttié, c'est h. main gaucbe^ qui, af^uyant sur le bouton , feit iosensiblemeiit baisser l'outil. Ces cffetâ , quoique peu consîdébles en. eux-mêmes , devietinefit sensibles quand ils sont maltipltés par le nombre de fois que la varlope passe sorla pièce: Ptmr éviter cet inoonvénienl,' il iaat, en commençant , appuyer avecla main, gauche seule, et n'employer la diroite qu'i pousser la varlope. De même , lorsqu'on arrive àl'ïtutrebout, il faut cesser d'aftpuyeravee la main gauche, etacbeveravec la droite seule-. Après avoir posé ces principes qui s'appliquent aux rabots de toutes espèces., nous abandonnerons l'amateur à l'hidtitnde qui est sans contredit le meUleur maître. La pvemière surface étant acbevée , il f»it dressât' la seconde et la mettre carrément par' rapport à la première, à l'aide d'une bmaôie équerre de boi«oa de fer,^. a i , qm l'on présente sur tous les points de la longueur de ta pièce; puis, airec un trusquin , ^^^ rg, mis'à la largeur qoe doit porter la pièce, on tiresra deux traits paiallde» à l'une des surfaces dhvssées- dessus et dessous. Ensuite on retire à )a< varlope, tout le bois <|av excède ceS' traits. Si ta pièce est carrée, on' répétera cette op^ation sur la fiu» restante , et si on. a bien opéré, l'équerre dmt s'^pliqner suc les deux dernières faces comme sur les deux premières.

Il arrrre sowtient que la seconde ftice ne doit pas être perpendiculaire à> 1» première. On détermine' dan^ ce cas le degré d'inclinaison à l'aide dluae équerre mobile aj^eléé par les menuisiers , Sauterelle ou fattsae

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CHAP. III. Sect. m Corroyer lés Boia. 5i

JÉqu9rrejfig. ao. Cet insbiimcnt servira comme l'équerre fixe poor dégau- ssss^ chir cette seconde face par rapport à la première. "'"■ 9"

Nous croyoQS inutile d'eo dire davanta^ sur un art qui n'est qu'aocessoire à celui dont noua traitons dans cet ouvrage; et nous nous bome- Tons à indiquer la £[Hine et l'usage des divers outils qu'un amateur doit avoir dans son laboratoire.

La fig. la est une varlope à onglets : c'est un rabot allongé qui tient le milieu entre la varlope et le raboL Cet outil sert à corroyer, à dresser et ^ replanir les petits ouvrages , comme aussi à dresser les onglets ; ce que les ouvriers appellent recaler. Il faut en avoir trois : la première, pour les bois durs et ronceuz, doit être à fer debout, c'est-à-dire avoir la lumière perpendiculaire et le fer a£Euté d'un peu court Quelques ouvriers inclinent la lumiù'e par rapport à la longueur de l'outil. Cette méthode nous parolt présenter quelques avantages. La seconde doit avoir le fer incliné k quarante-cinq degrés ; et la troisième doit être à double fer. L'avantage de cette dernière est de ne jamais taire d'éclats.

Ij^fig, 24 représente ce double fer déveloj^ et assemblé. A , est le fer qui coupe , vu à plat , son biseau en dessous. £ , est un teton carré long , percé au centre et taraudé pour recevoir la vis C , qui lie le second fer D , avec le précédent. Ce fer est un peu courbé du bout, oommç on le voit sur le profil en A ■, Ëiit la pince, et s'appuiele plus près possible du tranchant Par ce moyen,. le copeau , produit par le fer coupant, est forcé de changer dé directîba , et se trouve rompu k sa base par le fer de dessus : il fant apporta* le plus grand soin à affûter ce f» , et prendre peu de bois.

Cette dernière précaution doit au surplus s'appliquer à tous les outils de menuisier; souvent un amateur croit avancer son ouvrage en donnant beaucoup de fer , mais en peu de temps sa lumière s'engorge : il est obligé de retirer le copeau au moyen d'une pointe de fer ; par là il détruit sa lumière, ébrèche le fer, et perd beaucoup de temps.

Le rabot ,^. aS , est de même forme que la varlope à onglets, mais il est beaucoup plus cotirt ; on en fuit depuis 4 jusqu'à 8 pouces. II faut en avoir plusieurs pour les raisons que nous avons détaillées àl'article de la varlope. 11 est surtout essentiel d'en avoir un, dans lequel on place un fer cannelé sur sa longueur , et qu'on nomme Rabot d derae. Ce rabot est indispensable pour préparer les pièces ronceuses et les feuilles de bois précieux, ' - destinées au placage ; comme aussi pour former de petites aspérités , ser* vant à retenir la colle sur toutes les sur&ces qu'on veut joindre.

Lesj^. aG et 27 représentent deux rabots cintrés, l'un concave, et>

5a MANUEL DU TOURNEUR.

^^ l'autre conTexe. On voit par leurs formes qu'ils sont destinés à replanir 9- les parties cintrées : leur courbure varie suivant la forme des pièces , et ce sont presque toujours des outils de circonstance.

La fig. 38 représente un rabot , nommé Mouchetté , destiné à arrondir les différens corps de moulure. Il en est peu qui varient autant pour la largeur et pour la forme. Il s'en taxi depuis i ligne jusqu'à 18 , et sur les diiTérentes portions du cercle.

la fig' 29 représente le rabot rond : c'est la contre-partie du précédent , c'est-à-dire qu'il fiait en creux ce que l'autre fait en relief, et varie de même.

la fig. 3o représente un guillaume : cet outil diffère des autres rabots en ce que la lumière occupe toute son épaisseur , et que le fer excède un peu le fut sur les côtés : ce qui lui permet de couper à angle vif et de creuser une feuillure de son épaisseur. On en Êiit depuis 6 lignes jusqu'à i5 d'épaisseur , et 9 à 1 5 pouces de longueur. Il est de certains cas où l'on a besoin d'en avoir un à fer debout, fig. 3o 61*.

La fig. 3i représente un outil nommé Feuilleretf il diffère du précédent en ce qu'à la gauche de l'ouvrier il a une joue qui sert d'aj^ui contre la rive où l'on veut ehamp'Uver une feuillure. Le reste de l'outil ' ressemble en tout point au guillaume.

hesfig. 33 et 33 indiquent la fonne que l'on donne à tous les outils de moulure. Il faut toujours proportionner la moulure à l'épaisseur du bois, ainsi qu'à la distance d'où elle doit être vue; car telle forme qui, de près, feit un effet agréable , n'est plus la même à une certaine distance. La raison en est que l'œd saisit aisément les profils délicats , placés , près de lui, au lieu que lorsqu'ils sont éloignés, il n'en aperçoit que les masses. Tous les outils de moulure portent , comme le feuilleret , une joue qui sert de guide. Il seroit trop long de parler en particulier de chacune de ces moulures. C'est à l'artiste à déterminer celle qui lui convient. Nous nous contenterons d'ajouter que s'il éprouvoit quelque embarras à les préparer lui-même , il en trouvera toujours , au magasin indiqué , des assortimens complets.

liafig. 34 r^résente un bouvet universel, nommé communément par les ouvriers Bouvet de deux pièces.

La première partie porte le fer, qui est très-épais, sur son taillant,

et varie depuis une ligne jusqu'à quatre. A cette partie est adaptée

une joue en cuivre , qui monte et qui descend au moyen de deux vis de

•vappel. Cette joue sert à déterininer la profondeur de la rainure qu'on

CHAP. III. Sect. III. Corroyer le» Boia. 53

se propose d'exécuter. L'autre partie du bouvet est une joue qui <VlAignA de la 'précédente , au moyea de deux tiges en bois taraudées , et de quatre Pl. g. ëcTous qui la fixent à la distance déterminée. La fig. 34 bis r^résente le bouvet , vu par te bout.

il est un autre bouvet , nonuné Bouvet d'assemblage, Jig. 35. Cet outil est composé de deux pièces séparées ou réunies à la volonté de celui qui l'emploie. L'une a le fer fourchu , et sert à taive la languette ; l'autre porte un fer simple pour creuser la rainure. L'épaisseur des planches qu'on veut assembler détermine la grosseur du bouvet. Pour assembler deux planches à rainure et à languette , il iaut commencer par donner un coup de varlope sur le plat du plus beau côté , qui doit servir de guide au bouvet , puis dresser parfaitement les champs ou rives pour y foire ensuite , à l'aide du bouvet , à l'une la languette , à l'autre la rainure. Si on a plus de deux planches à réunir ensemble , il faut que toutes , excejjté la première et la dernière, portent une languette d'un côté et une rainure de l'autre. Xiorsque la rainure est faite , il faut en rafiaichir les champs avec une varlope qui coupe bien , et qui prenne peu de bois ; puis , avec un guillaume , retirer les angles intérieurs de la rainure. Pour faire la languette , lorsque la rive est bien dressée , il faut de même en abattre les deux angles avec la varlope , pour que le bouvet prenne plus focilement. Lorsque la languette est faite , on donne un coup de guillaume sur le joint apparent;; puis on retire les angles du sommet de la languette.

La hauteur des languettes, et la profondeur des rainures , sont de 3 à 5 lignes, suivant l'épaisseur des bois. Lorsqu'on se trouve borné par la dimension des bois , ou lorsqu'on emploie des bois précieux , on iaxt une rainure sur chaque rive , et on rapporte une baguette en bon bois , qui remplit les deux rainures , sans cependant toucher le fond. Nous ne pouvons dissimuler que ce dernier moyen est le meilleur; mais, comme il demande plus 1I9 temps , on ne l'emploie que dans les deux cas indiqués ci-dessus.

lAjig. 19 représente le trusquin. Cet outil se compose de deux pièces principales : la partie \,rf est la plaque percée à son centre d'un trou carré, ou de toute forme , dans lequel entre à frottement juste une tige B de forme semblable. Sur l'épaisseur de la plaque A est percée une mortaise méplate pour recevoir un coin qui la traverse, et sert à fixer la tige B au point déterminé. A l'une des .extrémités de cette tige se trouvent de petites pointes d'acier. Sur une Êice on en met une seule, et sur les autres iaces, deux distantes entre elles de l'épaisseur des becs-d'àne les plus usités.

s Sur quelques trusquins on met, au lieu de pointes, une lame fixée dans une mortaise par un petit coin. Cette lame fait les fonctions de coupoir, et sert à détacher des moulures comme aussi à couper des filets' de bois de placage. La forme et la grosseur de cet outil varient suivant le goût de celui qui l'emploie.

ho-fig. 36 représente l'équerre à oliglets : sa forme et son nom indiquent assez son usage ; on ne sauroit apporter trop de soin dans le choix de cet outil , car s'il est faux , il peut faire commettre de grandes erreurs.

La fig. a I est l'équerre nommée par les ouvriers triangle. Elle doit être , comme ta précédente, parfaitement juste. Le meilleur moyen de s'en assurer est de fixer à plat une bonne règle sur une planche bien dressée : on tire avec l'équerre une perpendiculaire à cette règle ; puis, ayant retourné l'équerre, on tire une autre ligne le plus près possible de la première. Si les deux lignes sont exactement parallèles, l'équerre est juste: dans le cas contraire, le défaut de parallélisme indique le côté où il y a trop de bois. Nous avons cru faire plaisir à nos lecteurs en leur enseignant cette manière de justifier les équerres, qui sont sujettes à se déranger en vieillissant.

La^. 20 est une équerre mobile, nommée par les ouvriers Sauterelle, ou fausse Equerre. Son usage est de conserver l'ouverture d'un angle , et de la rapporter à toutes les pièces qui doivent faire suite, et dont le trait est irrégulier. Il est essentiel que la charnière soit juste , et ne puisse varier quand on transporte l'instrument.

La fig. 37 est ie vilebrequin ordinaire. Cet outil est si connu que nous ne croyons pas devoir en donner la description.

La fig. 38 représente le coutre ou couteau à fendre , dont la lame porte 8 à 10 pouces de long sur a pouces de large; le dos a 8 ou 10 lignes d'épaisseur ; ses deux faces forment un coin tranchant A- A l'une des exti^mités . est un œil rond , ou douille , évasée du côté du tranchant , pour faciliter l'entrée du manche , et le retenir à sa place. Le manche , tond , et d'environ un pied de long , est perpendiculaire à la lame. Cet outil , destiné à fendre les bois de fil , est quelquefois remplacé par la hache en coignée. Mais cette dernière, dont le tranchant est cintré , s'engage assee souvent dans le milieu de la pièce que l'on fend : ce qui fait éclater les côtés, D'ailleurs , en frappant avec le maillet sur l'œil de la hache, on le détruit en peu detemps.

La f^. 39 représente une hache destinée à ébaucher l'ivoire , U corne et les bois durs. Elle a le corps renforcé , le biseau court , quoique bien coupant , le taillant plus cintré que celui des hachés ordinaires.

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CHAP. m. Sect. m Corroyer let Bois. '55

La planche est droite , et le manche dans l'axe du taillant. Cette hache doit = être trempée plus dur que celles qui servent à travailler le bois.

La fig. 4o'est une autre hache, nommée Hache de Tourneur. L'acier, comme à la précédente , est soudé en {Manche ; la lame est plus large , plus mince , moins cintrée, et son taillant est plus aigu. La douille, qui reçoit le manche, est obhquepftrrap|M>Ft au taillant, afîn.que, si on s'en servait pour ébaucber une surÊice d'une certaine largevr,. la main ne courût aucun risque.

ÏAfig. 4t représente le fermoir. CTest ufi ciseau dont l'acier se trouve entre deux fers , et par conséquent, affûté à deus biseaux, ce qui lai donne beaucoup de force. Les menubicrs l'emploient poar ëlmicher de gros (nivrages : ceux dont ils se servent ont depuis i pouce jusqu'à 3. Il y d d'autre» fermoirs , à l'usage des sculpteurs ; ils sont plus courts et pltn minceS', et portent de a à i8 lignets

lAjîg. 4^ représente un ciseau dont l'acier est d'un càt4 , et qui est af* fûtéà un biseau, ce qui fedistinguedu précédent, qui , d'ailleurs , est plus épais. Les menuisiers- s'en servent pour recaier les mortaises et les tenons, ainsi que pour achever les parties qui ne peuvent se terminer au rabot. Cet outil veut être affûté très-fin ; il y en a depuis i lignes jusqu'à a pouces.

hifig. 43 offre un ciseau cintré, nommé Gouge, dontPusageestde former des parties cintïées, de pousser des cannelures. On. en trouve de tontes les courbures et de toutes les largeurs.

La fig. 44 représente le bec-d'àne : c'est un ciseau destiné à faire des mortaises; sa hirgeur porte depuis une ligne jusqu'à six.

Le grain d'orge coxHlé,^^. 45, sert à pousser des cannehires triangtdaires : on est souvent obligé de couder ainsi des gouges et des ciseaox, afin de pouvoir diriger son outil sur la longueur d'une pièce qa'on veru; canneler sans risquer de se blesser les doigts.

Les^^ 46, 47, 4^ €t 49 représentent des outils nommés Ecouanea 6u Greletlea de diverses formes: no«« ne nous étendrons pas sur leur usage dont nous aurons souvent occasion de parler dans le cours de cet ouvrage.

Lajtg- 5i est une plane ou couteau à deux manches, très-commode pour préparer les bois que l'on veut mettre au tour : cet outil que noua avons emprunté des charrons est d'un usage journalier; on s-'ea sert eit mettant 1> pièce à Félau , ou en Tappayant contre Testomac.

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1*^-9 SECTION IV

Du Placage des Bois:

Oh appelle placage , l'opération par laquelle on couvre d'une feuille de ' bois précieux, un meuble, an établi de tour, ou tout autre ouvrage de menuiserie.

, Le bois destiné à cet usage se débite eh leuilles extrêmement minces; on

en lève i4> i6 et jusqu'à dix-huit sur un pouce

Le bâtis sur lequel on applique le placage doit être construit avec toute I ' la solidité possible, pour que le bois qui le compose ne fasse aucun effet

» quand l'ouTrage sera achevé : c'est pourquoi il est bon , quand les assem-

blages en seront faits, de le laisser sécher dans un endroit où il ne soit pas exposé à la chaleur nia l'humidité.

Il faut éviter dans la construction du bâtis, qu'il ne paroisse aucun bois debout à l'extérieur , parce que la colle ne prend pas si bien sur ce sens ' que sur le bois de fit.

^ Pour replaair le bâtis on se sert du rabot à dents qu'on passe sur tous les

sens , tant pour bien dresser les surfaces que pour y faire des aspérités qui ËKBlitent l'effet de la colle.

On préparera ensuite le bob de placage que l'on coupent en morceaux suivant les contours de la pièce, et on commencera par ajuster les parties extérieures tant de longueur que de largeur, en posant plusieurs pointes le long du trait contre lequel la feuille de placage doit venir joindre, tant sur la longueur que sur les bouts ; cela fait, on mouillera la feuille du côté du parement avec de l'eau tiède ou de la colle extrêmement claire. Cette opération a pour but de contre-balancer Vçiïet de la colle qu'on met de l'autre côté, qui feroit voiler le placage.

Quand la feuille est ainsi mouillée , on l'enduit de colle un peu consistante , ainsi que I© bâtis qu'on aura chauffé un pen auparavant, et on la pose en place le plus promptement possible; puis on prend le marteau k -plif{aer,fig. 5a, dont on appuie fortemeptla panne sur la feuille, en le poussant du milieu aux extrémités , afin qu'il ne reste de colle entre la feuille et le bâtis que ce qui est nécessaire pour les réunir.

Si on emploie du bois très»mince , il ne faut pas se servir du marteau qui crèverait immanquablement la feuille : il faut le remplacer par un tampon de linge ou la paume de la main , qu'on promènera également sur toute la

CHAP. III. Sect. IV. Du Placage des Boh. 5-j

sur£ioe en appuyant fortement et le plus promptement possible. Ou cou- : Tiira ensuite le placage avec un morceau de grosse étoffe de laine sur lequel on mettradestraverses de bois pour poser des presses à main, ^^. i6 et 17, qu'on placera sur le plus grand nombre de points possible, et on laissera sécher la colle pendant plusieurs jours sans rien déranger.

Nous ne croyons pas devoir en dire davantage sur le placage ; les principes que nous venons de donner suffisent pour en donner une idée aux amateurs, et nous sortirions du but que nous nous sommes proposé si nous voulions entrer dans le détail des divers procédés qu'on est obligé d'employer suivant les dififérens contours des pièces que l'on veut plaquer.

SlANUEL DU tonRNÉUR.

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