BAD
vallée , remarquable par l'or natif qu'on y trouve , est arrosée par l'Avanzon, et débouche dans le val d'Aoste. ( Voy. Aoste et Rosa.)
BAAR, grande commune du canton de Zug, dans la plaine fertile qu'on nomme Baarer-Boden , sur le grand chemin entre Zurich et Zug ; 2 églises , 5 chapelles , 2,200 habit. 1,380 pieds.
Particularités. — Les voyageurs peuvent voir des chalets dans les pâturages publics [Almcnden) de Baar. Non loin de ce village , la Loretz sort d'un ravin étroit qui mérite l'attention du géologue.
Chemins. — De Baar à Zug , 1 lieue. — Sur le Mont-Albis, 1 lieue 1/2. — AHorgen, sur le lac de Zurich, par le pont de la Sihl , qu'on trouve à 1 lieue de Baar , h lieues.
Bade [Baden)> petite ville du canton d'Argovie, située dans un défilé au bord delà Liminat. Auberges : les Balances, très-bon hôtel avec écuries , maison de campagne ; le Lion , l'Ange et le Brochet; aux Bains, à dix minutes de la ville. Pop. 1,700 h.
Curiosités. — La maison-de-ville de 1416 , l'église catholique, l'église évangélique, le nouveau château de l'autre côté de la Limma t ; le vieux château. ( Stein-zu Baden.)
Antiquités romaines. — Les Romains avaient dans ce lieu un château-fort, Castellum Thermarum , et ils y entretenaient toujours une légion ; ils appelaient Aquenses les habitans de cet endroit. On y a déterré un grand nombre de médailles , et surtout une quantité de dés à jouer. La figure que l'on voit dans les bains publics sur une colonne , et que , depuis le temps des Francs, on a gratifiée du nom de Sainte-Vérène , et du titre de patronne des bains , n'est autre chose qu'une Isis. On a aussi trouvé à Wurenlos, àl lieue de Bade, quantité de médailles romaines , d'ustensiles , etc.
Histoire. — Ce fut à Bade que se rassembla le congrès des puissances européennes , qui mit fin à la longue guerre de successions; il dura depuis le 26 mai jusqu'au 7 septembre 1714 , que la paix fut signée à l'hôtel-de-ville , et proclamée par le prince Eugène et par le maréchal duc de Villars.
Bains chauds de Bade. — Ce sont les plus anciens qu'il y ait en Suisse : du temps des Piomains , ils étaient connus sous le nom de Tliermœ helveticœ ou Aquœ Verbigenœ. Jamais ces
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bains n'ont été plus florissans qu'au 15e siècle , surtout pendant le concile de Constance. Ces bains sont à 600 pas dé la ville, sur les deux bords de la Limmat : on nomme ceux de la rive droite les petits bains , et ceux de la gauche les grands; on en compte en tout 200 , indépendamment de plusieurs sources chaudes qui sortent de terre dans le lit même de la rivière ; et se confondent avec ses eaux. Chaque auberge a ses bains, lesquels , pour la plupart sont assez grands pour fournir de l'eau à l\ , 6, et même à 10 personnes ; il y en a plusieurs qui sont très bien éclairés et fort jolis ; d'autres sont disposés de sorte que le malade peut entrer dans l'eau sans sortir de sa chambre , et sans être exposé à l'influence de l'ait extérieur. Les plus chauds sont publics , et connus sous le nom de bains de Sainte-Vérène. Quatre-vingts à cent personnes peuvent s'y baigner à la fois. Ils sont très-fréquentes, parce qu'ils passent pour avoir la vertu de détruire les causes de la stérilité. L'eau thermale est limpide ; la saveur en est un peu saline, et l'odeur légèrement sulfureuse ; il se forme sur sa surface une pellicule teinte des couleurs de l'iris.
Les Suisses fréquentent beaucoup ces bains pendant tout l'été , depuis le mois de juin jusqu'à la fin de septembre. C'est au Hinterhof que l'on trouve les meilleurs bains et les appartenions les plus commodes. Ceux qui donnent au N.-O, jouissent de la vue de la bruyante Limmat , ainsi que des collines couvertes de vignes et de bois qui couvrent le Harienstein sur la rive opposée, et du S-ghenthal, que parcourt la Limmat , et où plusieurs montagnes boisées offrent des parties romantiques. L'hôtel du Stadlhof a 40 bains , une magnifique salle à manger. Le soir il y a spectacle au Schùtzenhaus. Le samedi on danse au Stadthof.
Promenades et points de vue. — Des deux côtés de la Limmat, il y a des promenades dont quelques-unes sont très-agréables. On a des vues étendues , 1° près des ruines du vieux château ; 2° sur le Kreuzberg , à 1/2 lieue de la ville ; en redescendant; de cette colline , on peut passer par un lieu que l'on appelle Teufeskeller -, 3° sur le Heitersberg, près du chalet de Monseigneur, situé à 1 lieue de Bade : pour s'y rendre , on passe par le couvent de Wettingen, et l'on continue jusqu'au premier village, où il faut se pourvoir d'un guide : au retour du chalet , on peut suivre presque jusqu'à la ville un sentier agréable pratiqué le long de la croupe de la montagne ; h° près de la maison de campagne de Wettinger-Trotte , et située sur un coteau couvert de vignes , près de Wûrenlos , à 1 lieue de Bade ; 5° près du Signal [Hoc/wvache) du Laegerberg , 2 lieues