‹ Manuel du voyageur en SuisseChapitre 52 sur 185 · SU · texte numérisé non relu

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de l'église . qui est neuve et belle, on découvre une vue superbe sur le îac et sur ses bords enchantés. Le Rigi . le R.o^ berget la chaîne des Alpes s'élèvent fièrement dans le lointain.

Chamberi . capitale de la Savoie. Elle est à la hauteur de 846 pieds au-dessus de la mer. On y montre la maison où J.-J. Rousseau habitait avec madame de Varens. Les bains d'Aix sont situes à peu de distance de Chambéri. Bon hôtel : la Poste. (V. à la fin du volume l'art. Savoie, )

Chemins. — A Genève. 16 lieues. A ?»Iontméîian s 2 lieues. Jusqu'au liant du Mont-Cenis, 21 lieues. (V. ces art.]

Chamolm [la vallée de) (1) , située dans la Savoie. Elle est éloignée de tous les grands chemins, isolée, et pour ainsi dire séparée du reste du monde ^elle forme une vallée Ion gitudinale dans la direction de A.-E. au S.-O. de 4 à 5 lieues de longueur sur une largeur de 15 à 30 minutes. L'Arve la parcourt d'un bout à l'autre. Elle est barrée au A.-E. par le Col de Balme , et au S.-O. par les monts de Lâcha et de Vaudagne. Le mont Bréven et la chaîne des Aiguilles-Rouges régnent au nord de la vallée. Au sud on voit s'élever les groupes gigantesques du Mont-Blanc, de la base duquel quatre énormes glaciers ^ceux des Bossons , des Bois , d'Argentière et du Tour ) . et deuv glaciers moins considérables { ceux de Gria et de Taconnay ) descendent jusque dans la vallée. Hôtels : la Couronne, sur la grande place, bel et bon établissement de Londres et d'Angleterre , bon hôte) également

Découverte de cette vallée. — Cette vallée . si singulièrement intéressante , dans laquelle on voit la montagne la plus éle\ée de l'ancien monde, est demeurée entièrement inconnue jusqu'en 1741. Ce fut alors que le célèbre voyageur Pocok <,'t un autre anglais nommé H. ^Vindiiam la visitèrent, et donnèrent à 1 Europe et au monde entier les premières notions d'une contrée qui n'est qu'à 18 lieues de distance de Genève.

Curiosités. — Chamouni est a 2,040 pieds au-dessus du lar de Genèse . ou à 3.174 pieds au-dessus de la mer. L'hiver y dure depuis le mois d'octobre jusqu'en mai. On y voit communément 3 pieds de neige pendant cette saison ; mais au village du Thour (le plus haut de la vallée) , la neige s'accumule a 12 pieds de hauteur. En été, le thermomètre est. u midi , entre 14 et 17 ; il est très-rare qu'il s'élève à 20. Le

(i) Voyez 1?5 routes de cette vallée, page 26.

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matin il est communément à 9° , de sorte qu'il y fait trèsfrais. Au milieu de l'été il survient souvent des jours si froids que l'on ne saurait se passer de feu. La vallée contient des champs , des près et des pâturages alpestres. On y recueille un miel délicieux , remarquable par sa blancheur parfaite et son parfum aromatique. Les montagnes nourrissent des chamois et des bouquetins. (V. à l'article Servoz les particularités de l'entrée de la vallée du côté de Genève.) Dès que les voyageurs ont passé les Ouches et atteint la chapelle de Moncuart, ils se voient assaillis d'un essaim de guides qui viennent leur offrir leurs services. ^S'il n'est pas trop tard, on peut aller tout de suite au glacier de Bossons, promenade d'une heure de marche pour l'allée et la venue. Au reste , quand il fait du soleil , l'aspect de ce glacier est beaucoup plus intéressant le matin que l'après-midi. Voyez plus bas Glaciers.

Le gouvernement a limité le nombre et déterminé l'emploi 3 ainsi que la taxe des courses des guides ; ce qui affranchit les voyageurs de l'importunité dont ils étaient accablés sur les avenues. Ils sont rangés sous deux séries : les anciens , employés par de Saussure , Pictet , Jurine et Bourrit , en sont écartés par leur âge: mais on peut les réclamer en les payant à part. La nouvelle' compagnie est sous la direction d'un guide-chef , à qui les étrangers s'adressent. ;

Trois guides ont péri dans des crevasses en 1821 , dans une ascension tentée par un médecin russe (M. Hamel). Ce malheur est imputable à l'obstination d'entreprendre l'ascension par un temps mal assuré.

On peut faire le voyage à cheval de Chamouni au pied méridional du Mont-Blanc. On peut même faire huit lieues en char, en passant par les bains de Saint-Gervais , les Contamines jusqu'à Notre-Dame-de-la-Gorge. C'est ici qu'on peut entreposer les chars ; les guides attachés aux bains se munissent de selles pour hommes ou pour femmes, pour s'en servir à volonté. (V. art. Genève. )

Vue du Mont-Blanc et des montagnes voisines. — Du Prieuré on voit au sud la chaîne du Mont-Blanc ; d'abord on distingue tout-à-fait au S.-O. l'Aiguille du Goûté ; puis au S.-E. de cette pointe , le Dôme de Goûté , et le sommet du Mont- Blanc , qu'on nomme à juste titre la Bosse de Dromadaire. A l'est du Mont-Blanc on aperçoit les Aiguilles du Midi, du Plan, de la Blaittière, de Charmoz, de la Fourche et du Dru. Ces aiguilles granitiques ont à peu près toutes 8,232pieds au-

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dessus du village, et li,&00 pieds au-dessus de la mer; le sommet du Mont-Blanc est à 11,550 pieds au-dessus du Prieuré et 14,700 au-dessus de la mer, selon M. de Saussure. (V. l'art dix Mont-Blanc. )

Glaciers remarquables. — 1° Celui des Bossons , à 1 lieue du Prieuré. Pour l'aller voir , il convient de chosir une belle matinée. On y monte du côté de l'ouest , en traversant une forêt de sapins : il ne faut pas manquer de suivre un sentie r qui sort du bois , vers la droite , monte en suivant une belle prairie , et tourne ensuite à gauche. On y voit plusieurs places où le contraste que forme la sombre forêt avec les glaces énormes et bizarrement taillées du Glacier des Bossons , qui s'élève magnifiquement au-dessus de ce bois , est si extraordinaire et si unique, que dans toute la chaîne des Alpes je n'ai rien vu de semblable. Mais pour jouir de ce beau spectacle, il faut nécessairement le contempler le matin, lorsqu'il est éclairé par les rayons du soleil. A une petite hauteur, la surface du glacier est parfaitement plane; on. s'élève sur cette énorme vallée de glace, qui descend du corps du Mont-Blanc; on la traverse et on redescend du côté de l'est, où l'on voit des blocs de granit grands comme des maisons, qui, joints k d'innombrables débris de pierres , forment au pied du glacier une sorte de colline ; les uns et les autres sont descendus des hauteurs du Mont-Blanc le long du glacier. 2° Le glacier des- Bois, situé à une lieue du Prieuré, du côté de l'est; on y va en remontant PArveiron (lequel charrie de l'or) , par un chemin uni et très-agréable , mais où les bois de mélèzes que l'on traverse, interceptent entièrement la vue. On n'en est que plus fortement frappé , quand tout d'un coup on vient à découvrir le glacier dont les pyramides innombrables sembleut descendre du haut de la région des nues. Il est situé au pied de l'aiguille conique du Dru. repose sur une base granitique, et s'étend jusque dans la vallée , entre les forêts du Montanvert et celles du Bochard. L'ensemble forme un spectacle des plus admirables y mais pour le bien voir, il faut être favorisé par le temps. Toutefois , quand l'air est agité, des nuages ambulans font souvent disparaître la masse gigantesque du Dru , que bientôt après ils laissent de nouveau à découvert; un brouillard demi-transparent semble se jouer autour de cette cime menaçante, et ses divers accidens créent tour à tour des tableaux neufs autant que variés et faits pour exciter l'admiration du voyageur qui les observe. Arrivé au bord de la forêt, on gravit une colline haute de 100 pieds , et formée de blocs de gra-

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nit et de sable , et tout d'un coup on aperçoit l'extrémité inférieure du glacier, et la magnifique voûte de glace , d'où sortent avec impétuosité les eaux écumantes de PArveiron , au milieu d'une multitude de glaçons et de pierres. La chute des glaces qui , pendant tout l'été , ne cessent de se détacher de cette voûte , en augmente continuellement la grandeur r en hiver , au contraire, l'ouverture est entièrement obstruée. C'est au printemps que la crue des eaux de PArveiron et son cours , devenus plus impétueux , forment peu à peu ce superbe portique « dont la hauteur est quelquefois de ICO à 130 pieds , sur une largeur proportionnée. Il tombe quelquefois des pierres du haut du glacier , et souvent il se détache des glaçons de la voûte. Ce glacier , auquel le petit hameau des Bois a donné son nom, forme l'un des bras et des écoule mens de la mer de glace. L'extrémité du glacier, qui descend dans la vallée, se presse avec violence contre une colline. 3° La Mer de Glace. Le chemin qui y mène passe par le Moutanvert , au stonmet duquel on arrive au bout de trois heures de marche. A une petite lieue au-delà du Caillet le chemin traverse un ravin formé par les avalanches qui passent dans ce lieu. A moitié chemin , on a coutume de faire une halte pour s reposer au bord delà source du Caiîlet. On y jouit d'vuie\?w délicieuse sur la vallée , sur le mont Breven et sur les Aiguilles-Rouges, du côté du nord. Arrivé sur le sommet de Moutanvert, on trouve un bâtiment de pierre, dans lequel on entre pour y prendre les rafraîchissemens dont on s'est pourvu au Prieuré. La hauteur de Moutanvert est de 2,568 pieds au-dessus de la vallée , et de 5,724 pieds au-dessus de la mer. Le spectacle que la nature offre sur cette montagne est unique. Au S.-O. s'élève la noire aiguille de Charmoz, et au N.-E. l'obélisque rou^càtre du Dru , qui a 5,832 pieds de plus que le Moutanvert, et dont il est séparé par la mer de glace , dont la longueur est de 2 lieues sur une demi-lieue de largeur. Au-delà des glaciers on voit s'élever les aiguilles de Lé chaud , du grand et petit .forasse , un rocher mince et Irès-élevé , comm sous le nom de Géant ou de Mallet , et le Ta cul. Au pied du Dru on découvre quelques pâturages . que l'on appelle les Plans de l'Aiguille du Dru, et où l'on ne peut se rendre qu'en traversant la mer de glace. Je conseille à tous les voyageurs de ne pas se contenter de voir le glacier depuis le sommet de la montagne , mais de descendre jusqu'au bord de la glace , du côté de l'Aiguille de Charmoz , jpour avoir le plaisir de faire quelques centaines de pas sur le glacier même; ce qui est absolument nécessaire pour se

CHA i5S faire une idée des ondes , des fentes , des eotrrans , el du magnifique vert de mer dont ces glaciers offrent le spectacle. Mais il ne faut pas oublier que les glaciers recèlent une multitude de dangers que l'on ne peut raisonnablement espérer d'éviter, si Tonne s'abandonne à la conduite d'un bon guide en s'attachant à suivre rigoureusement ses avis et ses directions. Au surplus , ceux qui veulent voyager dans ces hautes régions doivent avoir soin de se pourvoir de crampons et de souliers de montagne. Là , sur un bloc de granit , on peut s'abandonner sans gêne à toutes les émotions, à tous les sentimens que le spectacle unique et grandiose de cette nature alpestre fait éprouver à l'àme. Le prolongement de la mer de glace au nord, et vers le bas de la vallée , forme le glacier des Bois. Directement au-dessous du Géant est situé, sur le revers méridional de la chaîne, le bourg de Courmayeur dans la vallée d'Entrève. A la descente du Monlanvert on voit, presque au bord de la mer de glace , un large bloc de granit nommé la Pierre des Anglais, en mémoire de MM. Pocock et Windham , qui y dînèrent en 1741. Le voyageur surpris par l'orage peut trouver un abri sous cet énorme quartier de rod.

Voyage au Talèfre par la mer de glace. — M. de Saussure a été le premier qui se soit hasardé à traverser la mer de glace. Les voyageurs qui sont dans l'intention de faire ce voyage doivent passer la nuit sur le Montanvert avec leurs guides . en repartir dès le grand-matin, et suivre ies bords de la mer de glace , du côté du S.-O. , au pied de l'Aiguille de Charmoz. par une contrée qu'on nomme les Ponts , afin d'atteindre le plus tôt possible la partie de la mer de glace où il y a le moinr de fentes. Au bout de deux heures et demie de marcne, on arrive au point où le glacier se divise en deux bras. Le glacier de Léchaud, qui a 2 lieues de longueur, va se confondre avec celui de Talèfre; ce dernier présente des pyramides de glaces plus élevées qu'aucune autre ; pour en atteindre la partie la plus plane , on est obligé d'escalader le couvercle , rocher fort escarpé , et sur lequel , en divers endroits, on avance plutôt à l'aide des mains qu'avec les pieds. On en atteint le sommet au bout d'une heure 1/2 de montée , et l'on se trouve à 8,004 pieds de hauteur au-dessus de la mer. Là, couché sur un gazon de plantes alpines* le voyageur jouit du magnifique spctacle que le Mont-Blanc et une multitude d'aiguilles granitiques et de glaciers présentent à ses regards étonnés. Au milieu du glacier de Talèfre s'élève un rocher aplati et presque circulaire , qui se couvre de fleur?

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pendant l'été . et que les Savoyards appellent Courtil , c'està-dire jardin. Au-delà de ce rocher est un endroit nommé les Courtes , où Ton ne saurait parvenir sans s'exposer au danger le plus éminent. Parmi ce labyrinthe de blocs granitiques qu'on voit au pied du glacier de Talèfre , on distingue im rocher nommé la Pierre de Bérenger : ce bloc offre un abri au voyageur surpris par le mauvais temps. Près du glacier de Léchaud, on distingue sur la mer de glace quatre morceaux de débris parallèles et fort alongés . de l'espèce de ceux que les Allemands nomment Gufter-Linien. (Voyez Glaciers. )

Vo^'age au col du Géant par la m£»r de glace. — La partie du 8.-0. de la mer de glace , laquelle s'étend derrière les aiguilles de Charmoz . où elle communique avec un glacier qui descend immédiatement du Mont-Blanc . porte le nom de glacier de Tacul : c'est ftf. Bourrit et son fils qui , les premiers , l"ont traversé en 1787 , accompagnés de Cochai le Géant, et de trois autres guides. Ces masses ont. en divers endroits, trois ou quatre cents pieds de hauteur. Après 12 heures de marche sur les glaciers . ils atteignirent le col du Géant. Là. ils aperçurent jCourmayeur à leurs pieds , et s'y rendirent en5h. 1/2.

Un sentier, qui part du Montanvert , et passe près du glacier des Bois , descend dans la vallée. La pente rapide le long de laquelle il est pratiqué . se nomme la Felia.

Le Chapeau , hauteur sur laquelle il est plus facile de monter que sur le Montanvert. — Les personnes qui. ne voulant pas gravir le Montanvert , désirent cependant de voir une partie de la nier de glace , peuvent se satisfaire en allant sur le Chapeau. Le chemin, qui y mène de Chamouni. traverse la plaine des Prés et le hameau des Tines. Là, ou quitte le grand chemin, et l'on monte à droite sur une colline verdoyante : ou mieux encore on prend un sentier qui longe le glacier jusqu'au Chapeau . où l'on se trouve dans la proximité des innombrables pyramides du glacier . dans l'endroit même où ce dernier se sépare de la mer de glace. Cette station est commode pour voir descendre et se précipiter les blocs de glace si Tony reste quelque temps, ony entend de près le bruit épouvantable occasionné par les fentes qui se forment dans le glacier.

Vue magnifique du Mont-Blanc— Pour contempler le Mont- Blanc dans toute sa grandeur . il faut monter sur le mont Bréven ( 7,836 pieds au-dessus de la mer) , ce qui exige une

CHA i5S marche de 5 lieues par une pente très-raide. On peut faire un tiers du chemin à cheval ; ensuite il suffît de monter encore pendant une heure et demie jusqu'au chalet de Pliampra : là , le voyageur se trouvera pleinement dédommagé de ses peines, à l'aspect sublime de laplus haute des montagnes de l'ancien continent. Sur le sommet on découvre toute la vallée de Chamouni ; on voit tous ses glaciers , toutes les aiguilles de la chaîne opposée , et l'œil peut à peine soutenir l'éclat du Mont-Blanc. Ce colosse semble porter immédiatement sur le gradin le plus élevé du glacier des Bossons > quoique sa base soit séparée de l'origine du glacier par une plaine de neige d'une lieue et demie de largeur. Le chemin qui mène à la sommité des Croix est moins fatigant. C'est une tête d'une forme extraordinaire et couverte de gazon , située au pied de l'aiguille de Blaittière: on peut faire à cheval la plus grande partie du trajet , savoir : jusqu'au chalet de Blaittière-Dessous ,2 lieues 1/2 , d'où l'on se rend en 3/ide lieue sur les Croix. Le chemin est sûr, et n'offre aucun danger. Cette sommité présente aussi un magnifique point de vue d'où l'on jouit de l'aspect du Mont-Blanc et des cimes voisines , des glaciers de Bossons, de Taconnay et des Pèlerins , ainsi que de quelques vallées. Un troisième poste , également admirable pour contempler le Mont-Blanc et toutes les aiguilles qui l'entourent , c'est le col de Balme , montagne située à 5 lieues de Chamouni. C'est un des passages que l'on prend ordinairement pour aller de la vallée à Martigny, en. Valais ; le chemin est aisé et peut se faire à dos de mulets» { V. col de Balme. )

Chemins.— De Genève à Chamouni, 18 lieues 1/2. (V. pour les détails Servozei Genève.) A Martigny, en Valais, 9 lieues. On. suit le terre-plein de la vallée , en passant par le hameau des Prés, jusqu'à la chapelle desTines, 1 lieue. Ensuite ontraverse une contrée sauvage , resserrée et parsemée de débris granitiques , au haut de laquelle l'aspect delà vallée de Chamouni offre un tableau superbe. De là par le hameau des Iles à Argentière , 1 lieue. Là, le glacier de même nom descend jusque dans la vallée. A l'Argentière on a le choix entre deux chemins : le premier mène au col de Balme par le village du Tour, 3/4 de lieue , auprès duquel on voit aussi un glacier; ensuite on traverse le lit de PArve , et laissant à droite les chalets de Charamillan , on gagne en 2 heures le haut du col. Le second chemin va à la Valorsine en 2 heures. D'abord on. suit une gorge sauvage et pierreuse , située au pied des Aiguilles-Rouges» et nommée les Montets; de là on se Vend par

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