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la vallée. Le voyageur fera bien de faire son prix d'avance avee l'étranger qui a traité pour l'exclusive fonction de guider dans ces grottes ; autrement s'il était seul , on exigerait de lui. 5 fr.. et autant pour chaque personne qui raccompagnerait. Cette caverne se prolonge à 620 pas dans l'intérieur de la montagne. A un quart de lieue plus loin } on voit sortir de terre plusieurs belles sources abondantes : on présume qu'elles servent d'écoulement au petit lac deFlaine, lequel est situé dans la montagne, droit au-dessus de ce lieu. Les colporteurs de la vallée de Maglari parcourent diverses parties de l'Allemagne. On voit aux environs du village d'énormes quartiers de marbre gris, qui se détachèrent en 1776 des parois escarpées qui forment la montagne. On observe tout près de llaglan un superbe écho qui répète un grand nombre de fois.
Cascade.— A 3/4 de lieue au-delà de 3Iaglan , on rencontre à gauche la belle cascade du Xant d'Arpenas , qui tombe de 800 pieds de haut ; à un quart de lieue plus loin , on observe un fort bel écho. A Saint-Martin . lieu qui n'est qu'à 1/â de lieue de Sailenche, oh trouve une fort bonne auberge où l'on peut passer la nuit pour s'épargner une demi-heure de marche le jour suivant ; car, si l'en va à Sailenche, on est obligé de rétrograder jusqu'à. Saint-Martin pour reprendre le chemin de Chamouni. De cette auberge , on découvre la partie du Mont-Blanc que l'on nomme Dôme du Goûté.
Pétrifications. Houille.— En. allant à Saint-Sigismond , non loin de Cluse, on trouve sur un rocher de grandes cornes d'Ammon et autres pétrifications. Sur le sommet du Ver on, ou Croix-de-Fer, près du petit lac de Flaine , situé sur la montagne au-dessus de Cluse et de Maglan . on voit à 7,032 pieds au-dessus de la mer, des ostracites, genre de coquilla- ' ges qu'il est rare de rencontrer à une telle hauteur.
En prenant le chemin de Saint-Sigismond , on peut visiter les trois contrées dont je viens de parler.
G rxzETTE , nom d'un défilé situé entre les montagnes de Boudry et de Tourne , par où l'on passe pour aller au Val Travers. (V. NeuchâteL)
Coblexz. (V. Coblenz.)
CODÉRAfla vallée de), dans le pays de Chiavenna.Elle est située sur le revers méridional du Splugen. et tellement encom* brèe de débris de rochers granitiques , qu'elle n'est point habitable. Sa longueur est de six lieues; mais elle est étroite. Elle s'étend au X.-E. dans la chaîne du mont Bernina. On y voit un glacier sur l'Alpe de Siviggia. (V. Cliiavenna.)
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Coire (en allemand Char), ville épiscopale, capitale du canton des Grisons , située sous ;ies 46° 50' 0" de latitude et 27° 6' G* de longitude, sur la Plessur, et à environ 1/2 lieue du Rhin , sur la rive gauche duquel on voit s'élever le mont Galanda.— Auberge- la Croix-Blanche, tenue par les frères Rish; très-bonne maison, où les voyageurs sont fort bien traités.
Histoire ancienne,— -Les antiques tours de Marsoil (Maseuil, Mars m ocalis) et de Spinoil, ont été bâties par les Romains.
Histoire des derniers temps.— Le 19 octobre 1798, les troupes autrichiennes entrèrent à Coire , à la réquisition du gouvernement des Grisons , et la levée en masse fut commandée pour s'opposer à l'entrée des Français , qui venaient d'occuper tout le reste de la Suisse. Le 7 mars de l'année suivante, les Français s'emparèrent des défilés des Grisons et de Coire même. Le 5 octobre, le général Suwarow arriva à Coire à la tète d'une armée russe.
Curiosités. — La grande salle du palais épiscopal, où l'on voit une multitude de portraits représentant divers évêques et autres personnages distingués dans le costume du pays. — L'église cathédrale bâtie pendant le 8e siècle. — La bibliothèque de la ville. — Celle de M. Tscharner. Chez M. de Salis , au château de Masculins , à 2 lieues de Coire , une bibliothèque , un superbe cabinet d'histoire naturelle ( dans lequel on distingue principalement un grand nombre de productions volcaniques) et des collections de plantes helvétiques et de cartes de géographie. — Etablissement pour les pauvres. — Ecole cantonale. — Société de lecture.
Points de vue. Promenades. — Le château épiscopal jouit d'une vue étendue à l'ouest sur la vallée du Rhin antérieur ( autrement dit FOberland, ou vallée de Surselva), du côté de Dysentis, ou l'on découvre au-dessus de Trons les magnifiques montagues de Tumpio, de Grupliun (Kistenberg) et de Durgin ( Selbtsanft) et plus Icin le Badus dans la vallée de Tavetsch, à llx ou 15 lieues de Coire. (Un des bras du Rhin antérieur prend sa source dans cette montagne. ) Du côté de Test les regards pénètrent jusqu'à Mal ans. La chapelle de Saint-Lucius, située sur un rocher élevé, où les habitans de Coire vont quelquefois faire de petites parties , présente un point de vue à peu près semblable. — Les environs de Coire sont très-romantiques. Les principales promenades sont
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celles que voici : 1° Dans la vallée de Sclialfik , jusqu'à une cascade artificielle qu'on trouve à l/li de lieue de la ville, en. suivant les bords de la Plessur, l'un des torrens les plus impétueux qu'il y ait dans tout le pays des Grisons. Elle prend sa source sur les monts Strélaet Peren délia, et reçoit les eaux du fougueux Rabius, qui vient de Parpan et Churwalden V. Sclialfik (vallée de). 2° Les environs de Haldenstein (Y. Siïss). 3° Les bains de Lùrli , au-dessus de Massans, et les environs d'Araschka ( à 1 lieue de Coire ) , où l'on trouve dans une gorge, une source dont l'usage est d'un très-grand effet contre le goitre. lx° Au château de llarschlins , où l'on va par les beaux villages de Trimmis , Zizers et Igis , 2 lieues. Près de Zizers on voit la belle ferme nommée Molinacra, et plus haut les ruines du château de Rauch-Àspremont. 5° Une excursion par ReichenauetTusis au Yia-Mala, d'où l'on revient à Coire en passant à Tusis, et delà, après avoir passé le Rhin, parSils, Scharrans, Rœtels , Tomils et Reichenau ou Vrogelsang. Ce petit voyage est agréable pour les personnes qui ne peuvent pas gravir de montagnes. V. Reiclienau , Tussis el Domlesch (vallée de ). 6° Sur le mont Galanda , 6 1. C'est une excursion pour laquelle il faut choisir un temps bien serein. On ne saurait trouver de côté plus commode que celui-là pour attaquer cette montagne. Il faut partir de Coire l'après-midi , etmonter jusqu'aux chalets oumayens les plus élevés. On est sûr d'y trouver un bon accueil et un lit de foin pour y passer la nuit. Le lendemain on atteint le sommet de la montagne avant le lever du soleil , de sorte que l'on peut retourner à Coire le même jour (V. Galanda).
Chemins. — Conseils à l'usage des étrangers qui veulent voya ger dans les Grisons (1). — C'est de Coire que partent toutes les routes et tous les chemins qui parcourent ce pays-là. Il est
(i) Prix par poste dans le Pays des Grisons :
2 Chevaux , i Postillon , 8 fr. 29 c.
Calèche, 1 3i
Dans les montagnes , moitié en sus. (On compte par. poste l4>8oo mètres.)
"Voici quelques itinéraires avec les distances officielles : De Coire à Tusis, 2 1/2 j Yia mala , 2 1/23 Splugen , 3. De Coire aux bains de Pfeffers , l\.
(Richard.)
fort à propos de se pourvoir à Coire de recommandation? pour les diverses parties du pays qu'on veut parcourir , et d'y attendre que le temps soit favorable. Ceux qui voyagent à pi£d peuvent y prendre un guide ; mais s'ils veulent s'écarter des grandes routes, ils feront mieux de choisir sur les lieux mêmes des conducteurs qu i connaissent bien les montagnes qu'ils se proposent de traverser. On peut, au moyen des messagers, envoyer partout .un porte-manteau et autres objets nécessaires. Les voyageurs trouveront de bonnes auberges 9 où l'on est logé à juste prix, dansla plupart des villages des diverses routes de l'Italie dont les noms sont cités dans les plans de voyages dont je viens de parler. Mais ceux qui quittent le grand chemin pour s'enfoncer dans les vallées où il n'y a pas d'auberges passables , auront soin , en arrivant le soir, de s'assurer si les habitans sont catholiques, ce que l'on reconnaît d'ordinaire aux croix des clochers, etc. Dans ce cas, un étranger vêtu décemment peut se faire annoncer tout de suite chez le curé du village. En partant , le voyageur ne manquera pas de payer à la cuisinière à peu près ce qu'il croira avoir dépensé. Si le village est réformé, l'étranger peut aussi se présenter chez le pasteur, mais simplement pour qu'il s'intéresse à lui procurer dans le village le gîte dont il a besoin. Depuis Coire,, du côté du sud-ouest et du sud, la plupart des habitans ne parlent que ie roman. (V. Grisons.) Cependant , dans les auberges, il se trouve toujours quelqu'un qui entend l'allemand. Dans les grands chemins, au contraire, la plupart de ceux que l'on rencontre ne seraient pas en état d'entendre la plus ordinaire des questions . celle qui concerne le chemin du lieu où Ton veut aller, si on la leur adressait dans tout autre langue que la leur. Voici donc en quels termes cette question nécessaire doit être conçue : Npu cï la via dctja di andar m Flim, villanz. etc.
Chemins. — De Coire, par Zizers, et Igis, à Marschlins. 2 lieues 1/2 : et par la Cluse à Sévis, dans le Prettigau, 1 lieive 1/2. (V. Prettigau. ) A Davos, par le mont Stréla, 10 lieues. Le chemin le plus court n'est praticable qu'en été. Le che min duSeptimer, du Julier et de l'Aîbula, va, au sortir de Coire , par Malix ( 1/4 de lieue de montée très-raide; on voit à gauche, au-dessous de soi, la vallée de Schalfilk), par Churwalden, où l'on passe la Rabiusa; puis à Parpan et Len7, (V. ces articles), 5 lieues: il yen a 3 de montée. Cette route peut se faire à cheval ou avec un chariot léger jusqu'au-delà de l'Aîbula. (V. les plaus de route pour le pays des Grisons.) De Coire par Malix, Parpan etla vallée d'Oberhaïbstein parle
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Septiraer, à Chiavenna, 21-22 lieues. C'est là ce qu'on appelle ïe chemin supérieur [Obère Strasse) d'Italie; 4e le chemin inférieur [Un-tere Strasse) Ta de Coirepar Reichenau , Tusis et la vallée de Schams par le Splûgen, à Chiavenna, 18-19 lieues; 5: de Coirepar Reichenau, Tusis, la vallée de Schams, le village de Splûgen et Hinterrhein par le Bernardin et la vall ée de Misocco, à Bellinzone, 27-28 lieues. A Reichenau, deux lieues ? dans une belle et riche vallée, bordée à gauche par les montagnes de Malix. et à droite par le Galanda ; l'on distingue du même côté les ruines du château de Felsberg. Pour aller à Reichenau, on traverse le grand village d'Ems, le premier au-delà de Coire où l'on parle le roman. D'Ems on peut, sans passer par Reichenau , prendre un sentier plus court dans la vallée de Domleschg , par Vogelsang et Bruni. Entre Ems et Reichenau on voit quinze à vingt collines coniques , dont les unes sont couvertes de chênes et les autres pittoresquement ornées de chapelles et de mines. (Y. Reichenau.) Une voiture va en quatre heures de Coire à Tusis. Il existe mie chaussée de Coire à Brégenz ; c'est un très-beau chemin. Les voyageurs trouvent des chevaux de poste dans la partie de cette route qui est située en Allemagne. On peut aussi cheminer en voiture depuis Coire jusqu'au lac de Constance sans quitter la Suisse; mais l'on y voyage beaucoup plus lentement que sur l'autre rive du Rhin. Les radeaux qui deux fois par semaine vont de Coire à Rhineck (près du lac de Constance)^ fournis* >ent une occasion fort commode de faire ce trajet très-rapidement , sans danger réel et à peu de frais ; car il n'en coûte que 1 florin 1/2 par personne.
Col de Baoie , montagne de Savoie , sur les confins du » Valais. Il y passe un chemin par où l'on va de la vallée de Chamouni à Martigny. Ce passage est plus court et beaucoup plus commode pour les voyageurs à pied que celai de la Valorsine et de la Tête-Noire. Mais du côté du nord-est la pente en est tellement escarpée, que lorsque la neige n'est pas entièrement fondue , il est plus à propos de prendre l'autre. Pour la route de Chamouni au Col-de-Balme } voyez Chamouni.
Vue magnifique. — Le point le plus élevé du Col, où l'on trouve une croix de fer , est à 7,086 pieds au-dessus de la mer, selon M. de Saussure. On y découvre une vue superbe sur toute la vallée de Chamouni et sur une partie de la Valorsine et du Valais jusqu'à Sion. D'ailleurs le Mont-Blanc et toutes les montagnes pyramidales voisines ; parmi lesquelles on dis-
iingue surtout l'Aiguille d'Argentière , offrent un coup d?œil d'une grande beauté. On y voit aussi, indépendamment du Buet, toute la chaîne des Alpes du Valais, depuis le Saint- Gothard et le Furca jusqu'à la Dent-de-Morcles , au-dessus de Saint-Maurice et de Bex. Le sommet du Mont-Blanc, ou Bossedu-Dromadairc . s'y montre exactement sous la forme dont on lui a donné le nom. Le spectateur voit à ses pieds, du côté du nord, le petit lac de Catogne. Le chemin n'est nullement dangereux et peut se faire à cheval en quatre heures et demie. — L'Arve prend sa source sur le Col-de- Balme.
Chemins. — Les voyageurs qui vont en Valais se rendent depuis le sommet du Col en demi-heure aux chaluts des Herbagères. et de là en deux heures à Trient, où Ton voit sur la droite le glacier de même nom. T. Trient.)
Col du Bo>" homme . point le plus élevé du passage de la montagne du même nom . en Savoie, à l'ouest du Mont-Blanc, à la distance de 10 à 11 lieues de Chamouni . et de S à 9 lieues de Sallenche. V. ces deux articles.;: Ceux qui veulent visiter cette montagne dans le dessein de voir le Mont-Blanc du côté de l'ouest et du midi, ne sauraient rnieiix faire que de passer la nuit j. Contamine, dans la vallée de Mont-Joie.
Ciu min au B:>nuomme. — Ce ch.min est trés-raide et dangereux à cause des précipices dont il est bordé: c'est pourquoi il ne faut faire cette course que lorsque le temps est serein et calme. Les mulets même ont quelque peine à s'en tirer, parce que. dans plusieurs endroit? . les pierre- sont extrêmement glissantes. La montr e commence tout prés du village de Contamine. L'on arrive au bout de trois quarts d'heure aux chalets de Nant-Bourant . et de là à une petite plaine circulaire, nommt'e Plan-du-Mont-Jovet: ensuite, après une montée fort raide. en p-agiic le Pian-des-Dames. d'où il reste encore une lieue jusqu'au sommet ou Croix-du-Bonhomme . qui est à 7.5*20 pieds au-dessus de la mer , et où l'on Toit beaucoup de précipices. Arrive à cette hauteur', le voyageur a le choix entre deux chemins différons. L'un descend en trois heures à Chapiu a.oùS pieds au-dessus de la mer,, village habite seulement pendant l'été, et de là remonte au Glacier, hameau plus chetif encore que le premier, où l'on arrive en traversant un vallon sauvage, deux lieues. Le second, plus court, continue de monter pendant une heure entière depuis le Col du Bon» homme jusque sur celui des Fours, dont la hauteur est de 8.376 pieds au-dessus cle la mer-, il redescend en deux heures
par une pente extrêmement raide au Glacier, village non loin duquel le glacier de l'aiguille du Glacier descend dans la vallée. De Contamine à Chapiu et au Glacier, 7 8 lieues, on peut s'attendre à trouver un mauvais gîte dans l'un et l'autre de ces villages. De Chapiu, il part un autre chemin qui mène au petit Saint-Bernard, au sud-est, au travers d'une vallée très-sauvage, le long de la Versoy , par le Crèt , les Glinettes, Bonnaval, Scez-sur-PIsère, Villars-Dessous et Saint-Germain, d'où l'on arrive à l'Hospice, 6 lieues 3/4; de l'Hospice à la Cité d'Aosie, 13 lieues. (V. Aoste.) Sur le Bonhomme, l'œil n'aperçoit que des montagnes chenues et dépourvues de majesté , et tout ce qu'on y voit , n'offre qu'un aspect excessivement sauvage. Pour la suite du voyage depuis le Glacier, voyez l'article suivant.
Col de la Seigle , point le plus élevé du passage de la montagne de même nom , sur la frontière du Piémont et de la Savoie. Cette montagne , située au sud du Mont-Blanc, ferme à l'ouest les vallées de F Allée-Blanche, de Veni et d'Entrèves (lesquels ne forment pour ainsi dire qu'une seule vallée longitudinale), de même que celle de Ferret est fermée à l'est par le Col Ferret. C'est par celui de la Seigne que passe le plus court chemin pour aller de Genève à la cité d' Aoste et à Turin , où, par cette route , on peut se rendre en cinq jours. (V. Sallcnc/te et Bonhomme.) Le village du Glacier est situé au sud-ouest du Col de la Seigne: l'on y voit au nord-est l'aiguille de même nom et le glacier qui en descend; aunorduord-est s'élève l'aiguille de Bellaval. Depuis ce hameau, on monte en une demi-heure jusqu'augrand chalet du Motet d'où l'on atteint le sommet de la montagne au bout d'environ deux heures de montée. La hauteur de ce col est de 7,578 pieds aue dessus de la mer. De là on a encore 5 lieues jusqu'à Courmayeur ; le chemin qui y mène suit la gorge de l'x\llée-Blanche, passe à côté du glacier et du chalet qu'on y trouve; puis, entre le lac Combal et le Mont-Suc, près du glacier de Miage, qui est caché derrière un rempart de débris entassés à 150 pieds de hauteur. De là on entre dans la riante vallée de Veni, qui s'étend au sud du Mont-Péterel et du Mont-Rouge, et ensuite dans une forêt de mélèzes, au travers de laquelle on jouit de l'aspect du magnifique glacier de la Brenva , dont les pyramides descendent jusqu'au fond de la vallée, et forment un pont naturel sur la Doire. La descente du Col dans l'Allée-Blanche, où l'on trouve souvent de la neige au fort de l'été , est très-raide , et le chemin offre quelque apparence de danger sur les bords du Combal. (V. Courmayeur.)
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Magnifique vue du Mont-Blanc , depuis le Col de iaSeigne.— Ce Col forme la frontière de l'Italie, et toutes les eaux qui en descendent vont tomber dans le Pô. La nature se montre sous des formes excessivement sauvages dans l' Allée-Blanche, et l'on peut dire que la vue de cette gorge , comme en général des vallées qui se succèdent jusqu'au Col Ferret, et principalement celles des revers du sud et du sud-ouest du Mont- Blanc et de toutes les aiguilles voisines , envisagées du haut du Col de la Seigne , offre des beautés uniques.
Côme, ville d'Italie , située à l'extrémité méridionale du lac du même nom. Auberge : al Angelo.
Curiosités. — On voit dans cette ville la cathédrale, qui est en marbre , commencée en 1396 , et achevée au 18e siècle ; on prétend que le baptistère a été bâti d'après les dessins du Bramante. — Une belle inscription romaine à l'hôtel-deville. -f D'excellens tableaux dans les palais et dans les églises.
— Huit grandes colonnes de marbre dans l'église du Crocifisso. — Le jardin de Passalacqua et le jardin botanique de M. Gai eazzo Fumagalli. — Les manufactures de soieries , où l'on peut voir tous les procédés en usage pour la manipulation de la soie. — Au faubourg de Vico, de magnifiques campagnes , et le palais de Grumello. — L'Odescalchi, palais situé sur la rive du lac ; on l'appelle aussi al Ulmo, à cause des superbes ormeaux dont ses environs sont plantés.
— Les palais Resta, Salazar ,.Villani , Fossoni ou Gallia, Rezzonico , Carminati, Baldovini et Barbo. — Non loin du faubourg de Oléo , le mont Lampino [Mons Olyrnpius.) — Le village de St.-Agostino (autrefois nommé Colognola) , à droite de la ville : c'est là que commence le beau coteau de Géno , Où l'on voit la Villa Menafoglio , et au-delà duquel est située ïa belle maison de campagne de la famille Verri , et plus bas la Villa Rezzonico. Cette dernière est ornée de beaux tableaux ; il y a aussi des peintures à fresque de Morazzoni dans l'église de St. -Augustin. On aperçoit San-Donato , non loin d'une grotte , vers le milieu de la montagne , et Brunate, sur la hauteur.
Chemins. — De Côme à Ripa , près Chiavenna , par le lac. On fait le tra j et en dix heures , quand le vent est favorable.
— A la Pliniana , 2 lieues. — A Mendrisio , 2 lieues. De toutes les villes de la Suisse , c'est celle qui est située le plus au sud.
— A Varèse, 8 lieues. (V. Varèse.) —A Lecco , lieu situé à l'extrémité du bras oriental du lac de Côme , par San-Martino , Cassano , Arbèse , Erba, Incino ; puis, en se dirigeant à gauche, par Canzo et par la Val-Assina , ou bien à droite
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par Suello, Val-Madréra et Malgrate, à Lecco. (V. Fart. Leccc.) — De Corne à Milan , 10 lieues, ou 3 postes. Le chemin le plus commode passe par San-Carpofore , au-dessous de la tour de Baradello. par des vallées resserrées, où l'on trouve beaucoup de tourbe, par Fino . Barlassino, Bovisio et Dergano. L'autre chemin, plus court, mais plus pénible , passe par Trécallo , Canturio, Mariano , Ségréno et Désio { on voit plusieurs inscriptions latines sur les murs extérieurs de l'église; près de Désio est située la Villa Cusani ; cette campagne et ses jardins sont les plus magnifiques de toute la Lombar die; on y voit aussi une inscription romaine] , par Kova et Cusani (où il y à de beaux tableaux , par exemple de Spagnoletto , dans le palais Onodeij, et enfin par Signarcia, à Milan, où l'on arrive après avoir passé le Sévéso.
Côme (le lac de, Lacas Làrius). Sa surface est de 654 pieds au-dessus du niveau de la mer; il a 9 à 10 lieues de long sur 1 lieue de largeur. De toutes parts il est environné de montagnes , dont les plus hautes, telles que le Légnone , situées autour de sa partie supérieure , s'élèvent jusqu'à 8,077 pieds au-dessus de sa surface. Le mont Grigna , au-dessus de Belîano , a 6,805 pieds. Les montagnes des bords de la partie inférieure du lac sont moins hautes: le mont Céramède, qui s'élève au-dessus de Trémezzo . sur la rive occidentale, a ô.fàC) pieds , et le Corno di Canzo , situé sur la rive opposée , au-dessus de Velléso , en a 3,612.
Beaatésdu lac. — Rien de plus délicieux pour l'ami de la nature que de voyager sur ce beau lac. Ceux qui viennent de Chiavenna s'embarquent à Ripa (V. Côme, art. Chemins) ; si l'on vient de la Valteline , on prend le bateau à Colico , ou al Passo ; de là on se rend à Domasso , sur* la rive occidentale., où Ton trouve toujours des barques et de bons bateliers. Ceux qui ne veulent visiter qu'une partie de ses rives, peuvent s'arranger pour aller dîner de Domaso à Cadénobbia , où l'on trouve une fort bonne auberge; l'après-midi on visite la Villa Pliniana , et l'on arrive le soir à Côme.
Quand on s'embarque à Ripa, on voit déboucher à gauche la vallée de Codéra , et près de Vercelli celle de Rotti. A droite , entre Bugiallo et Sorico , on trouve une source d'eaux minérales , et à San-Fédélino une carrière de granit blanc ; à Géra , ma affinage de sel pour les Grisons. Domaso et divers autres lieux voisins offrent des moulins à scier et des machines à filer la soie. Vis-à-vis de là , PAdda se jette dans le lac , non loin de Coîico et des ruines du fort de Fuentes. Le mont Légnone s'élève à la hauteur de 8,077 pieds au-dessus
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du lac. C'est la dernière haute montagne qu'il y ait sur cette me du côté de l'Italie. Xon loin de Colico , on trouve le petit lac de Piona. Après Domaso vient Gravédona, grand village bitué sur la partie la plus large du lac . et au débouché d'une vallée populeuse. A Gravédona, on voit aussi une église abandonnée , gui renferme deux inscriptions du 5* siècle . et des peintures à fresque très-anciennes ; il y en a aussi dans l'église du village de Péglio , qui dépend de la vallée de Gravédona. Les femmes de Gravédona portent des espèces de frocs de capucins , et se nomment Frati , usage provenu d'un vœu fait par leurs ancêtres. Depuis ce village on peut se rendre à Bellinzone par un chemin qui passe sur le mont San-Giorgio [V,Jôrisbcrg) , et traverse la vallée de Marobia. Au-delà de Gravédona est situé Dungo, au débouché d'une vallée populeuse . on y voit les fonderies où l'on met en œuvre Jamine de fer qu'on exploite dans la montagne B entre Dungo et le village de Musso, qui vient ensuite. Un chemin qui traverse les Alpes du Pessola, conduit aussi depuis ce lieu par la vallée de Marobia à Bellinzone. Après Dungo , onren contre Pianella, et sur la hauteur , les ruines mémorables du château de Musso. Vis-à-vis sont situés , sur la rive orientale. Dorio, Coréno (Corinthus, etDorvio (Delphos). Au-dessous de ce dernier village s'élève le Legnoncino, à Û.67Ï pieds au-dessus du lac , lequel est, dit-on, plus profond dansce lieu que partout ailleurs. Après Musso , on trouve sur la rive occidentale Rezzonico [Wiœtionicum) , Gaëta, dont les* Cochers rougeâtres s'appellent Sassi ranci , et où le ruisseau d'Acqua-seria tombe dans le lac. Vis-à-vis on voit Bellano . au-dessus duquel domine le mont Grigna {6,805 pieds). C^st là que la Pioverna, au sortir de la vallée de Sassina , se jette dans le lac par une fente de roche , en formant une chute verticale de 200 pieds de hauteur. Cette cascade, dont l'aspect est également sublime et enrayant, est connue sous le nom de l'Orrido di Bellano. Un pont suspendu par des chaînes au-dessus de l'abîme , dans lequel le torrent s'élance, aboutit à un escalier taillé dans le roc , au haut duquel on a pratiqué un balcon. Là , l'œil plonge verticalement au fond du précipice, d'où l'on entend sortir un bruit semblable à celui du tonnerre. Tout près de là est situé la Villa Rondani, au milieu des sites les plus gracieux ; on y voit très-bien la chute d'eau. Le chemin qui va dans la Val-Sassina passe par un pont construit sur la Pioverna , d'où l'on jouit aussi d'une superbe vue. Bellano est un lieu commerçant : le chemin de la Val-Sassina y passe; il est escarpé et pénible.
Entre Beilano et Cultonio le rivage e^ d'une grande beauté. Après Gaëta . sur la rive occidentale , suivent Xobiale et ]Hénaggio. grands villages situes à l'embouchure du ruisseau de Sanagra. Ln chemin qui part de Ménaggio mène à Porlezzo r au bord du lac de Lugano , et à la Val Cavargna (V. lac de Lugano), On peut y passer à cheval. Après Ménaggio vient Cadénobbia , d'où l'on découvre les vues les plus étendues sur l'un et l'autre bord. Au-dessus de Cadénobbia est situé le grand village de Grianta , où il y a de vastes grottes remplies d'ammonites et d'autres pétrifications dans la pierre calcaire. Sur la rive opposée on voit, à la même hauteur, Yaréna . village considérable. Les trois montagnes pointues qui s'élèvent au-dessus de ce lieu portent les noms de Grignà et Grignone. Plus haut, du côté du nord, est le Moneodine (plus de 0.000 pieds au-dessus du lac) sur lequel il y a un glacier. La Villa Serponti et ses jardins méritent d'être vus. Le climat de Varena est si chaud que l'agave d'Amérique y croit et y fleurit môme quelquefois parmi les rochers, et que l'azédarach , arbrisseau originaire de la Syrie , s'y est acclimaté. Il y a dans ce lieu plusieurs ouvriers qui travaillent en marbre. Les voyageurs peuvent voir dans leurs ateliers louto les espèces de marbre que produisent les environs du lac. On remarque à 10 minutes au-dessus de Varéna plusieurs cavernes profondes , et à peu de distance de ce lieu , du côté du midi , le ruisseau nommé Fiume di Latte , qui sort avec impétuosité d'une grotte située à 1,000 pieds audessus du lac. Ion loin de ce ruisseau sont situés Capuano et la Villa Serbelloni, où l'on voit de belles cascades artificielles ; on y a découvert un pavé à la mosaïque , et, selon Boldani, la Comcedia Plinii était dans ce lieu. C'est entre Ca> puano et la Punta di Bellagio que s'ouvre le bras oriental du lac ou golfe de Lecco. Le long de la Punta di Bellagio les rives sont couvertes d'écueils et de parois de rocs escarpés couronnées d'oliviers. A Test de l'isthme on remarque la magnifique villa Giulia di Vinini , qui communique par une belle avenue avec le village de Bellagio sur le golfe de Côme. Sur la hauteur du promotoire s'élève le palais de Serbelloni , d'où l'on découvre une partie du golfe ; la cime des rochers coupés à pic du rivage est un bosquet de sapins d'où l'abime qu'on a au-dessous de soi offre un aspect effrayant. C'est là qu'était selon l'opinion de Giovio , la Tragœdia Plinia. Les "villa Ciceri , Trotti et autres campagnes qui appartiennent à des Milanais, embellissent Bellagio. De ce village, part un chemin qui mèn eau haut de îa vallée d'Assina et àia
source du Lambic (V. Lecco.) On remarque sur la rii e orientale du golfe de Lecco , et au-delà de Capuano. les villages d'Iarna et d'Olcio . où les bords du lac sont tellement escarpés qu'il est difficile d'y aborder : Mandello . dans une contrée fertile: le palais Airoldi , l'un des plus beaux qu'il y ait .-ur le lac de Corne: Badia , sur la hauteur un couvent abandonné , nommé San-Martino . et Lecco. (V. cet article.) Depuis Lecco . en remontant le long de la rive occidentale . MaJgrateet Pare, où l'on fait un grand commerce en soie: entre ces deux villages, l'écoulement du petit lac d'Oggiono : sur la hauteur. Valmadrera et les Corni di Canzo: Onno el Vasséna , chéttfs hameaux situés sur l'escarpement du rivage. Depuis Onno on peut se rendre dans la Val-Assmo; Limonta; Punta di Bellagio. Au-delà de Cadénobbia , la contrée et le golfo qui s'y tro'.iv portent le ttoin de T/*a ifèttàfci a ?os*iii*au ^ap Lavédo. Ce district est le plus agréable de toute la haute Italie. Le climat en est si doux , que même en hiver on n'a pas besoin d'y couvrir les orangers. On voit à Tramezzo les Villa Brentani , Mainoni, Carli. Rosales. etc. La Villa Biglia vou Clérici est bâtie dans le goût du commencement du 18L siècle : la plus belle de ces campagnes est celle qu'on nomme (luiété Serbelloni. Au-dessus de Tramezzo s'élève le mont Céramède , à la hauteur de 3,456 pieds au-dessus du lac : l'on y voit plusieurs grottes remplies de coquillages pétrifiés. Après Tramezzo vient San-Lorenzo , lieu remarquable par son ancien cimetière dans lequel les ossemens se couvrent d'un enduit de sélénite. Sur la hauteur est situé Bolssanigo. près duquel est le Sasso délie stampe ; Poitezza Lenno (Lenr mos), où l'on voit un petit temple souterrain orné de colonnes . avec un autel. On y lit une inscription de Vibms Cominianus . en l'honneur de Diane. Ce temple èat l'ouvrage des Romains. Au-dessus s'élève une autre église avec laquelle îl communique au moyen de quatre tuyaux quadrangulaires dont on ignore l'usage. Sur la hauteur est le ci- devant couvent d'Acqua-fredda . près duquel on voit sortir des rochers une abondante source qui passe pour l'écoulement du petit lac de Piano Campo, et sur le cap Lavédo. Balbianello , bâti par le cardinal Durini, qui mourut à Campo. en 1796. On y remarque un excellent port , un fanal , et de superbes points de vue. Balbiano . magnifique villa qui appartenait au cardinal Durini , et plus anciennement aux fameux Benedetto et Paolo Giovio. En face de Balbiano , l'on voit l'île de San-Giovanni. Après Balbiano. \iennent Spurano , Sala et Cologna: derrière cet endroit est une belle cascade entou-
rée d'oliviers: plus loin, une seconde cascade plus considérable , au-dessus de laquelle ou a construit un pont élevé à l'usage des gens à pied. Argégno , où les bateliers ont coutume de s'arrêter. On y trouve un chemin commode qui mène dans la belle et fertile vallée d'Intelvi, d'où l'on peut se rendre, soit à Osteno , soit à Campione, soit à Melano sur le lac de Lugano , soit sur le mont Généroso , et de là par la Val-Maggia à Balerna et à Mendrisio (V. ïntelvi). Sur la rive opposée s'élèvent les montagnes de la Val-Assina ; d'affreux rochers remplis de cavernes, et connus sous le nom de Grosgallia, y forment les bords du lac, qui, dans ces lieux, est extrêmement profond. Après Argégno vient Briéno , où les rives sont très-escarpées : Germanello, sur la iPunta ùi Torriglia , où le lac est plus étroit que partout ailleurs. Droit visà-vis est situé IVesso (\axos), où il y a une belle cascade ; de là on va dans la Val-Assina, à Erno , Velleso, etc.
Won loin de Xesso est la source de Fugaséiûa. Au-delà de Germanello on trouve Loglio , Carate et L'rio, où l'on voit une fort belle villa, une grotte nommée Strona, et des carrières d'ardoises. Sur la rive opposée , on remarque la villa Pliniana, la plus connue de toutes les maisons de campagne des bords de ce lac. Cette villa , connue autrefois sous le nom de Pluviana, fut bâtie 3 370 par un nommé Anguissola. Des deux côtés on voit couler fies ruisseaux qui forment des chutes et sur lesquels on a pratiqué des ponts et des galeries au milieu d'une forêt de lauriers, de cyprès, de châtaigniers, de mûriers, de peupliers et de vignes , où l'on trouve une grande variété de beaux points de vue. Dans le palais même jaillit la source périodique dont cette villa a pris le nom de Pliniana ; * non qu'un des deux Pline ait possédé un domaine en ces lieux , mais parce qu'il en est fait mention dans les écrits du naturaliste, et que Pline le jeune en a donné la description: dans une de ses lettres, où il cherche à expliquer le phénomène qu'offre cette source. {PL Lib. IV, Epist. 30.) L'on a gravé la traduction italienne de cette lettre sur une table de marbre noir que l'on voit dans le portique même où coule la fontaine merveilleuse. Les montagnes calcaires qui s'élèvent au-dessus de la Pliniana renferment beaucoup de cavernes pleines d'eau. Après Urio vient Maltrasio , situé au pied du pittoresque Bisbino et sur les bords d'un ruisseau. On y remarque la superbe villa Passalacqua , et sur un petit cap , à quelque [dislance du village, îa villa Muggîasca. Il y a plusieurs grottes dans les environs, entre autres celle que l'on nomme Pertugio délia voïpe , laquelle est extrêmement v.ist e
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et fort longue; elle est située au-dessus deRovenna. Plusieurs de ces grottes servent de caves et sont connues sous le nom de V entaroli, à cause de l'air froid qui en sort. Quand le mont Bisbino à la tête couverte de nuages et de brouillards c'est signe de pluie. On trouve ensuite Garvo et le palais Caldérara avec ses beaux jardins et ses cascades. Ce lieu est situé à l'embouchure de la Breggia , qui prend sa source dans le Val d'Intel vi et traverse la Val Maggia.
Au-dessus de Cernobio on trouve une source minérale . nommée la Collctta. Vis-à-vis de Cernobio . on voitTorno. dont la situation est superbe . et où Ton remarque les beaux jardins Ruspini et Canarisi; Perlasca, avec la magnifique Villa Fonzi, dont les jardins et les serres renferment une multitude de plantes rares et curieuses de l'un et de l'autre continent* Ces jardins sont ornés de rochers , de grottes, de fontaines, de bosquets, etc. Au-delà de Perlasca, sont situés les maisons de Blévio, le village de Santo-Agostino , plus haut celui de San-Donato , et tout en haut celui de Brnnate : puis le beau eap Géno, avec la Villa Ménafoglia , les campagnes Verri et Rezzonico, et enfin Côme (V. Côme).
Cosstasce, ville située sur le lac de même nom, à 2,080 pieds au-dessus de la mer; le Rhin y passe au sortir du lac de Constance pour aller se jeter , tout près de là , dans le lac Inférieur, connu en allemand sous le nom de Unterseû ou Zellersee. — Auberges;. l'Aigle d'or, l'Agneau.
Points ae vues magnifiques, — Sur le clocher de la cathédrale , sur le port , sur la digue ; sur le pont , dans l'île de Meinau , 1 lieue ; dans celle de Reichenau , sur le lac Inférieure ( V. Meinau et Reichenau ) , au Hardt, à 1/2 lieue de la ville , et en un grand nombre d'endroits du lac , sur' lequel jQn va beaucoup en bateau.
Curiosités, — Plusieurs beaux morceaux de Sculpture gothique en bois et en pierre dans la cathédrale; la salle où le concile tenait ses décisions ; les deux sièges sur lesquels l'empereur et le pape étaient assis : la maison où Hus fut arrêté : une statue qui sert de support à la chaire.
Chemins. — On va à Saint-Gall en suivant presque toujours les rives du lac de Constance , et à Stein , en passant le long du lac Inférieur : ces petits voyages sont extrêmement agréables. On parcourt les parties les plus fertiles delà Thurgovie. qui, surtout au printemps ou en automne, est une des contrées les plus délicieuses de la Suisse. Sur la route de Stein on iperçoit les choraux de Salensteîn , deMamré et deSa.?.deck
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d'où Von découvre de très-belles vues. Le château deSandeck est priucipalement remarquable sous ce rapport ; il a été bàtt tu Mil' siècle. La position de la petite vue de Steckborn, au bord du lac Inférieur, à 3 lieues de Constance , est charmante. Le chemin d' Arbon qui traverse de magnifiques vergers , passe par Reichenbach, Mûnsterlingen , Landschlacht , Gûttingen, Kesswyl . l'twyl. On laisse à gauche le village de Romishorn, situé sur une langue de terre qui s'étend bien avant dans le lac ; c'est l'ancien Romanorum Cornu, où les Romains avaient une place d'armes. Tout à l'extrémité du cap est situé un château qui fût construit au XIIe siècle ; on voit en face une petite île avec une védette) et Salmsach. Avant d'arriver à Arbon, on voit à gauche de ce dernier village, le château de Luxburg, situé dans une petite ile. (Y. Arbon). De Constance à Zurich, 12 lieues. Le chemin le plus agréable pour se rendre à Schaffouse , passe par la rive de Suisse, le long du Lac Inférieur. Mais on gagne du temp* en prenant la poste du côté de l'Allemagne. A Morsburg , en traversant le lac de Constance , 2-5 lieues. A Lindau, 12 lieues, lorsque le vent n'est pas contraire.
GOfl&YAVCB ( le lac de ) en allemand Bodensee ; du temps des homains , Lacus Rheni, Lacus Acronius, Acronius, et Lacus Brigantinus , ainsi nommé de Brégens, que l'on appelait alors Brigantia.
Particularités. — ha Brégens jusqu'au château de Bodmen le lac de Constance a 17-18 lieues de long: de Brégenz à Constance il > en a 13-14. Sa plus grande largeur est entre Roschach et Langenargeu ; elle est de 5 lieues , ou 16,114 pas, ou 7,144 toises de 7 pieds ; la distance d'Arbon à Langenargen est de 7,125 toises. Entre Lindau et Mehrerau il a 368 toises de profondeur : il est aussi extrêmement profond tout près des rochers qui bordent ses rives aux environs de Morsburg, entre Arbon et Steinach , et en divers endroits à mi-lac. Pendant que les neiges fondent dans les Alpes , ii s'élève quelquefois en peu de jours de8pieds. Le phénomène de, l'agitation et de la crue subite des eaux sans aucune cause extérieure apparente , connu sur le lac de Genève sous le nom de Seiches * se fait aussi quelquefois observer sur celui de Constance, où on le nomme Ruhs. Le plus dangereux des vents est celui qu'on nomme Fœhn [Favonitts)\ celui du nord-est et souvent celui de l'est le sont aussi. Il s'élève quelquefois des tourbillons que l'on ne redoute pas moins que les tempêtes ; cependant on n'a rien à craindre tant que le ciel est serein. Le Rhin , l'Aacben et la Brégenz s'y jettent au S.-F.. entre Rhi-
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neck et Brégenz, et le Rhin eu ressort à Constance. Les débris que ces trois rivières ne cesseut d'accumuler daus la partie où ils entrent dans le lac y forment de tels attérissemens , que le golfe , qui , du temps d'Ammien Marcellin ( an •IVe siècle, existait dans cette partie du lac est entièrement comblé , et que le rivage y suit une ligne presque droite. L'espace de terrain qu'ont produit ces alluvions peut avoir une petite lieue en tous sens. Les restes de ce golfe sont le Riedbuchsee, situé entre les villages de Stade et l'Altenrhein, et sur l'autre rive du Rhin, les deux Logsee qui se trouvent entre Fussaeh et Saint-Jean-Hœchst. Les bas-fonds du Riedbuchsee sont aussi des restes de l'ancien séjour des eaux du lac dans ces marais. A des époques plus reculées le lac était de 5 ou 6 cents pieds plus haut que son niveau actuel : c'est ce que prouvent les collines de sable de Berlingen et la carrière d'ardoise d'Oeningen, lesquelles sont remplies de poissons et de coquillages du lac, et de débris de plantes aquatiques des environs [VlOeningen). On voit deux iles dans le lac de Constance: savoir : celle de Meineau , à l'ouest , et celle dans laquelle est bâtie la ville de Lindau , à l'est. L'une et l'autre sont remarquables par leur superbe position et leurs magnifiques points de vue. Les rives du bord et de l'ouest offrent des plaines bordées en quelques endroits par des collines ; celles de l'est, du sud et du sud-ouest sont formées par des rochers et des montagnes qui s'élèvent jusqu'à 0,000 pieds au-dessus de la surface du lac. Les rives de ce beau bassin, situées l'une sur le territoire de l'Allemagne , et l'autre sur celui de la Suisse. Offrent une richesse et une variété inépuisables de sites pittoresques, de sorte qu'une excursion le long des bords de ce lac , sur l'une et l'autre rive , est incontestablement un des Voyages les plus délicieux qu'on puisse faire en Suisse. On traverse le lac en bateau , même avec des voitures, en s'erabarquant à Lindau. à Morsburg , ou partout ailleurs.
Oiseaux et Poissons,— On compte 36 espèces d'oiseaux aquatiques sur le lac de Constance, 30 espèces d'oiseaux de marais sur les bords marécageux du Rhin, près de son embouchure : et 26 espèces de poissons dans le lac.
Bateau à vapeur. Il part deux fois de Constance un bateau à vapeur pour Schaiïhouse. Prix: 5 fr. par place. Le JVolfberg. beau château près de Constance. (V. ce mot.) Coppet, petite ville sur le lac de Genève, au canton de Vaud, avec un château avantageusement situé. Bayle y a passé deux ans (1670-1672) en qualité de précepteur des enfans du comte de Donna. C'est aussi là que M. Necker vécut dans
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une retraite philosophique , depuis l'an 1790 jusqu'à sa mort , en 1804. Ses cendres , réunies à celles de son épouse, reposent dans les jardins de ce château. La belle terre de Coppet appartint ensuite à leur fille unique, madame de Staël. Le portrait de cette femme célèbre, peint par David, est dans une des salles dn château. Pop. 650 hab.
Chemins. — De Versoi à Genève, 2 lieues. (V. cet art.) Au sortir de Versoi. le chemin passe par Genthod , lieu qui fut long-temps le séjour du respectable Bonnet. De Coppet à Ny on , 1 lieue 1/2. (V. cet article.)
Coraadelia , village avec un fcr.rneau de forge dans les bailliages du Jura au C. de Berne. Il est situé sur la Birse, dans le romantique val de Moutiers à l'endroit où il débouche dans les fertiles contrées de Delemont.
Cortaillod, village paroissial du C. de ÎVeuchâtel. La paroisse entière compte 156 maisons et 1,070 habit. Ce lieu est situé sur une hauteur au bord du lac : les environs, fertiles en grains , en fruits et en légumes , produisent un vin rouge que bien des gens estiment à l'égal du Bourgogne , et qui passe pour le meilleur du canton. On y voit aussi une imprimerie de toile* de coton , qui est une des plus considérables qu'il y ait en Suisse.
Cossosaï. petite ville du canton de Yaud, située sur le grand chemin , entre Morges et Yverdum Pop. 700 h.
Côte-ai y-fées (la) , village situé dans les montagnes du canton de Neuchâteî. Les grandes cavernes que l'on voit dans son voisinage l'ont rendu célèbre. (V. Verrières.)
Coi RM WEi R, gros bourg situé dans la vallée d'Entrèves en Piémont , au pied méridional du Mont-Blanc , et à peu de distance du confinent des deux Doires. L'un de ces torrens descend du Col Ferret, et l'autre du Col de la Seigne et de l'Allée blanche. Courmayeur est à 3,750 pieds au-dessus de la surface de la mer : on met 5 heures pour y descendre du haut du Col du Géant, qui s'élève au-dessus de la Mer de glace. {V. Ctlamouni.)
Bains. Glaciers. Le Cr amont. Fues magnifiques du Mont-Blanc. Ce bourg est fameux a cause de ses bains et de ses eaux minérales. A. la distance de 1/2 lieue du côté du S.-O., est la source de la \ ictoire. Sa température est de 10-12° Réaumur. La source de la Marguerite a 14-16° de température; ses eaux sont plus estimées. La principale de leurs propriétés 3 c'est d'être laxatives. Près du village de la Saxe on trouve une source dont les eaux exhalent une forte odeur de soufre ; mais; on n'en fait arucun. usage. La source du pré Saint-Didier, qui
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«st à 1 lieue du bourg , à 27' 1/2 de température. Courmayeur intéresse principalement le naturaliste , en ce qu'il y trouve l'occasion d'observer le revers méridional de la chaîne du Mont-Blanc , comme on en observe le revers septentrional à Chamouni. Les deux vallées qui s'étendent depuis la gorge de l'Allée blanche jusqu'au Col Ferret, ont ensemble 8 ou 9 lieues de longueur. On y compte dix glaciers, dont quelquesuns sont d'une grandeur et d'une magnificence extrêmes. Les environs offrent divers sites pour étudier les couches pyramidales du Mont-Blanc \ et tous les glaciers qui en descendent; tels sont, entre autres , le Col de la Seigne (V. cet article), le Cramont, et les hauteurs situées entre Courmayeur et le val d'Entrèves , à 3/4 de lieue du fond de la vallée , et du côté de la chaîne du Mont-Blanc. On y trouve une station où le* feuillets pyramidaux de cette énorme montagne se présentent de la manière la plus avantageuse; on y découvre en même temps le Col de la Seigne , les pics calcaires qui l'avoisinent, et le Cramont. Pour s'y rendre, on va coucher à Éleva, à 2 lieues du bourg. Le lendemain , m a encore un trajet de 3 lieues , dont on peut faire la moitié à cheval. Sur le sommet de la montagne , qui est à 8,484 pieds au-dessus de la mer , on se trouve en face du Mont-Blanc , et parfaitement à portée de reconnaître sa structure ; on jouit en même temps de l'aspect de dix glaciers, et de dix chaînes de montagnes du côté du sud. Au sud-ouest , on découvre le Ruitor, montagne granitique très-élevée.
Chemins*— De Courmayeur àChamouni, aux bains de Sainttïervais ou a Genève, par les Cols de la Seigne et du Bonhomme. (V. ces articles.) A Martigny en Valais, par le Col Ferret. (V. cet article et Or'sières.) A la cité d'Aoste, en suivant le cours de la Doire, 8 lieues. On voit un grand nombre de crétins à Villeneuve, à Saint-Martin et à Finis. Près de la Salle , à 3 lieues de Courmayeur, on trouve au sud-ouest l'entrée de la vallée qu'il faut remonter pour aller sur le petit Saint-Bernard , et de là dans la vallée de l'Isère à Grenoble etc. (V. Saint-Bernard (le petit ) et Aoste, )
Glacier de Miage. — Ce glacier descend immédiatement des bases du Mont-Blanc ; c'est pourquoi les débris innombrables dont il est chargé , et que l'on trouve sur les bords , -sont du plus grand intérêt pour le géologue. Rien de plus sublime que les objets dont on est environné ; l'aspect des couches verticales du mont Péterels , du mont Rouge et du Broglia, qui, dans leur prolongement au 1V.-E. , semblent traverser le corps du Mont-Blanc , est admirable» Ce glacier
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est à 3 Ueues 1/2 de Gourcaayeur. M. de Saussux'e , voulant le visiter, partit du bourg dans l'après-midi , et alla coucher aux chalets de Fresnai , situés au pied du Mont-Rouge , et k 2 Ueues de Courmayeur. De là on a encore 1 lieue 1/2 jusqu'à la colline du glacier de Miage ; l'on rencontre en chemin ceux de Fresnai et de la Broglieu Arrivé au pied du glacier ou ruizede Miage, on y trouve une variété prodigieuse de superbes espèces de granits et de siénites, ainsi que des blocs de granitelle de 30 à U0 pieds de diamètre. Au-dessus du glacier on découvre le sommet du Mont-Blanc à la distance d'une lieue et demie; il en descend trois glaciers qui se réunissent avec celui de Miage.
Plantes* — Tout le trajet depuis la vallée de Mont-Joie, par le Bonhomme > le col de la Seigne et l'Allée blanche , jusqu'à Courmayeur t et de là jusqu'à la cité d'Aoste x est des plus intéressans pour le botaniste , qui trouve à des dis* tances si peu considérables les plantes des régions les plus glacées , et celles du climat doux et chaud de l'Italie.
Cressier, beau bourg de 100 maisons et 570 habitans, au canton de Neuchàtel , sur le chemin de la Neuville et de Landeron. On y professe la religion catholique. A dix minutes de distance , on trouve sur une hauteur l'église paroissiale , qui présente un fort beau site , ainsi qu'une maison de plaisance nommée Bellevue. Les grains , les fruits et les légumes réussissent parfaitement dans le territoire de cette commune ; les vins qu'elle produit, surtout les rouges, sont au nombre des meiUeurs du canton.
Crispa.lt ( Crispa ait a; en roman Cresta alta) , nom de la sommité la plus septentrionale du Saint-Gothard 10,240 p. Cette cime est située entre l'Ober-Alpe > montagne de la vallée d'Ursern, et les vallées de Maderan ou Kerstein , et de Tavetsch , dans le canton d'Uri. Le Crispait est remarquable en ce qu'on voit sortir de sa base , du côté du midi , une des sources du Rhin antérieur , et celle de la Reuss, (V. Disentis et Ursern.) Un sentier, dangereux dans quelques endroits, luùne deSédrun, lieu situé dans la vallée de Tavetsch, le long de celle de Sirims , et par le mont Crispait , au village d'Amstcg, en 7-$ heures. On trouve une croix de fer au point le plus élevé du passage. De là le nom de Krenzliberg , que l'on donne aussi au Crispait.
Cristallisa. (le val) , situé dans le canton des Grisons, débouche dans la vallée de Médels , à l'endroit où le Lukmanier comnence ; cette vallée s'étend au sud sur une ligne
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de 1 lieue 1/2 de longueur , après quoi elle se divise en deux bras : celui de la droite porte le nom de val Ilufiern , et l'autre celui de val Casaca ; l'un et l'autre renferment de vaste» glaciers et deux lacs ( lakets) , situés sur la frontière de la vallée de Blegno , et dont les eaux s'écoulent dans les directions les plus opposées. On y voit une belle cascade dans un lieu connu sous le nom de Bocca Ilufiern { bouches d'enfer). La vallée a pris le sien des beaux cristaux qu'on y trouve en abondance; ceux qui ont servi au monument de Saint-Charles-Borromée , à Milan, en ont été tirés.
Cudrefix . petite ville de 82 maisons et 623 habitans , au canton de Vaud : elle est située dans une contrée riante . sur la rive méridionale du lac de Neuchâtel. Depuis le grand incendie de l'an 1790, on y voit plusieurs beaux bàtimens. La navigation du lac , et surtout les communications par eau avec la ville de Xeuchàtel . forment une des principales ressources des habitans.
Custers ou Gorttérs 5 village du canton des Grisons . situé sur le grand chemin du Septimer et du Julier. Les voyageur? ont coutume de prendre leurs mesures de manière à aller coucher le jour qu'ils partent de Coire. Vis-à-vis de Cimier* est situé Réams , où il y a un château extrêmement ancien. Cunters est à la hauteur de 3,522 pieds au-dessus de la mer. Les habitans sont sujets au goitre. Pop. 290 habitans catholiques.
Chemins. — De Cunters à Tiefenkasten , 1 lieue. (V. cet ai t.) De Cunters à Savognin [Sehvveiningcn) . chef-lieu de la vallée d'Oberhalbstein , 1/4 de lieue: à Tinzen . 1/2 lieue : à PiOfna , ojlx de lieue : aux Molins | moulins) , 1 lieue : à Marmels ouMarmora . 1 lieue : à Stallvedro , 1/2 lieue ; et à Sialîa ou Bovio, 1/2 lieue. L'itinéraire d'Antonin fait mention de Tinzen ou Teninzum. Au-delà de ce lieu, la vallée se rétrécit, et le chemin monte à côté d'un torrent bordé d'horribles rochers; au bout de 3/û d'heure, on entre dans les prairies de Rofna. Près des Molins , on voit au fond d'une gorge affreuse le château de Spludatsch. Sur le chemin de Mardis s'élèvent à droite des rochers gris, au sommet desquels on aperçoit les mines du château des anciens seigneurs de Marmels.
Vallées. —Plusieurs vallées débouchent entre Cunters et Bivio. Près de Savognin commence celle de Nandro, qui a 3 lieues de long . et s'étend au sud . du côté de la Val-Ferrera. Au-delà de Tinzen , on voit celle d'Err courir à l'est . vers
DAV
l'Albula : sa longueur est de 3 lieues ; elle estterminée par le Piz d'Err, sur lequel repose un glacier de 4 lieues d'étendue , que l'on nomme Vadretsch d'Err ou da Flex , et qui s'étend au-dessus des quatre chalets de Flix jusqu'à Julier. Deux chemins qui , de Fîix mènent à la vallée de Bevers , dans la Haute-Engadine, traversent ce glacier. (Y. St.- Moritz, )
ÇliR&EaiL ou Camélia, énorme montagne de forme cylindrique , située dans les Grisons , entre Bernardino et le Splûgen , et au-dessus de Chiavenna. Au pied de cette montagne s'étend une vallée alpestre de plusieurs lieues de longueur ; elle est connue sous le nom de Carnel-Alpe , et débouche dans la vallée deRhinwald. Le sommet du Curkenil offre la plus belle situation pour contempler l'immense chaîne du Bernina.
Ci vio ( la vallée de ) s'étend entre le lac Majeur et celui de Lugano , dans la Lombardie : elle est arrosée par le Boésis, ot débouche près de Laveno. (V. cet art )
Dachsfeldex ( la vallée de ) , en français val d'Orval ou Durvau , est bornée au sud par les monts Buemot et Monto , au nord parleMoron . à l'est par le Vermont , et à l'ouest par Je Vion; toutes ces montagnes appartiennent à la chaîne du Jura. La Birse prend sa source à un quart de liene du village de Tavanne . dans une contrée solitaire, au milieu des bois.
Davos, en romaa Tavau , contrée montueuse du canton des Grisons ; elle est composée de diverses vallées. — Auberge: la Maison-de-Ville , sur la place ( clas Bathhaus am Platz }.
Particularités topographiques, etc. — Le district de Davos s'étend entre la chaîne des Alpes , des Grisons et les montagnes de Schalfik. La vallée principale court du N.-É. au S.-O, La rivière qui la parcourt se nomme Landwasser. Il en part quatre vallons latéraux qui s'enfcncent dans la chaîne des Alpes. La plus grande largeur du district , savoir : du mont Strela jusqu'au Flûla , est de 7 lieues. On en compte aussi 7 depuis la frontière de Schalfik jusqu'au fond de la vallée de Sertig. La montagne qui fait les limites du côté de Prettigau vers le nord , offre une croupe basse et boisée par où. passe le chemin. Du côté du S.-O. . un défilé étroit , au fond duquel coule, à. 1,200 pieds de profondeur, le Landwasser, qui