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fond et poissonneux; il s'y jette plusieurs ruisseaux, et à l'extrémité occidentale on en voit sortir la Loretz , qui, après avoir traversé le lac de Zug, va se jeter dans la Reuss. Les environs de la partie méridionale du lac d'Egeri forment une contrée montueuse , fertile et couverte d'habitations. Au sud s'élèvent le Ruffiberg, montagne de 4,636 pieds de hauteur au-dessus de la mer, et le Kaiserstock, dont les parois escarpées se réfléchissent dans les ondes vertes du lac. La contrée s'abaisse considérablement par une pente douce entre le Kaiserstock , la montagne de Morgarten et le Figlerflue; de -ce côté-là, des sommités neigées bornent l'horizon. On découvre des vues très-étendues sur les hauteurs du Jost, du Mangliberg , du Gubel et du Ruffiberg.
Bataille de Morgarten. — Cette vallée est devenue très-célèbre par la bataille qu'y gagnèrent les Suisses au XIVe siècle, sur la rive orientale du lac, contre les Autrichiens'. Cette victoire fut la première et la plus importante de celles qu'ils ont remportées pour leur existence et leur liberté.
Bataille de Morgarten contre les Français. — Le 2 mai 1798 , il y eut un combat sanglant dans ce lieu et à Rothenthurm, entre les habitans du canton de Schwytz , sous la conduite d'Aloys Réding , et le corps de troupes françaises que commandait le général de Sehauenburg , qui fut mis en déroute.
Chemins. — D'Ober-Egeri à Zug, 3 lieues. — Au hameau d'im Schorn, i lieue; puis à Sattel, une demi-lieue , et par Steinen à Schwytz, 3 lieues. D'Egeri par Sattel à Steinerberg à Art, 4-5 lieues. Il n'y en a que 3 en passant par la Ruffiberg : mais on a beaucoup à monter. — AMenzingen au Sihlbrûcke sur les frontières du canton de Zurich, de Zug et de Schwytz, 3 lieues de descente presque continuelle. De là , en suivant la hauteur, on va au "Weidenbach, à la Bocke et à Zurich, 5 1. D'Egeri par la montagne qu'on nomme die Ecke ou Mangliberg, àHûtten au canton de Zurich (on rencontre plusieurs J)eaux points de vue dans ce trajet), et delà à Richtenschwyl, au bord du lac de Zurich.
Egise (vallée d') , au canton du Valais , débouche audessus de Munster. Belle chute de l'Egine près de son embouchure.
Eglisau , ville du canton de Zurich , sur le Rhin et sur la grande route entre Schaffhouse et Zurich.— Auberges : le Cerf et la Couronne.
Antiquités romaines. — Sur le chemin de Zurich à Eglisau en passe par le village de Kloten , où l'on a trouvé des anti-
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<mitésqui prouvent que la XI* légion romaine a été stationnée dans ce lieu. Pop. 1,650 hab. . avec Seglingen et Taztzieden.
Particularités. — Les environs d'Eglisau sont sujets à de fréquens tremblemens de terre. —De 1821 à 1824 , M. Glenk, Badois , fit ici un essai fort bien dirigé , d'abord du coté gauche, puis au côté droit du Rhin, pour trouver du sel ; mais ses travaux immenses ont été inutiles , quoique l'on eût déjà pratiqué une forure de plus de six cents pieds de profondeur. — Çn allant à Zurich par Rloten, un peu avant d'arriver en cette ville, on passe par Oerliken, où l'on remarque des bains d'eaux sulfureuses. Un autre chemin, qui mène aussi à Zurich, passe par Rùmlang , — Les environs d'Eglisau ont été le théâtre de plusieurs combats entre les Français et les xAustro-Russes pendant le cours de l'an 1799.
C/iemins. — D'Eglisau par Bûlach et Kloten, ou par Bûlach et Rùmlang à Zurich , 5 1. A Schaffhouse , 3 1. et demie.
EiSFiSCH (la vallée d') [Val d'Anniviers), situé dans le Haut- Valais, du côté du midi, a 7 1. de longueur: elle est parcourue par la IVavisanche ou Uzenz, qui prend sa source dans un grand glacier que l'on voit descendre du haut du Weisszech- Horn, à l'extrémité méridionale de la vallée. Visoie en est le chef-lieu. A peu de distance du glacier on trouve le hameau de Crimenzi , le plus élevé de tous ceux de cette contrée. La vallée débouche à peu près vis-à-vis de Sierre [Siders] ; l'entrée en est pénible, parce qu'elle est presque entièrement fermée par les rochers que le torrent a déchirés. Cette vallée , très-fertile et fort peuplée, présente le contraste des scènes le plus imposantes et les plus sauvages, et des tableaux les plus gracieux qu'on puisse trouver dans les montagnes ; elle est également remarquable par les beautés que la nature y déploie, et par la peuplade alpine qu'elle nourrit. Les nabitans sont beaux et bien faits , belliqueux et d'une extrême simplicité de mœurs.On voit encore dans leurs tables de bois des enfoncemens qui leur servent d'assiettes pour prendre leurs repas.
Géologie. — Toutes les montagnes sont primitives ; mais elles n'ont point encore été étudiées. On y recueille de la mine de cobalt, que l'on réduit en smalte à Sierre [Siders).
EïNFISCHTHAL. V. Anniviers.
Einsiedeln [Notre-Dame-des-Ermites) , abbaye de bénédictins , contenant une paroisse très-considérable, avec six succursales et environ 900 maisons et 6,000 hab. , au canton de Schwytz. Un bourg de même nom fait partie de ce district ,
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qui , ?elon un dénombrement officiel . fait en 1805 . comptait alors 1,275 citoyens au-dessus de Page de 20 ans. Auberge du bourg : le Bœuf, maison estimée. On compte près de 60 autres auberges.
L'abbaye et le bourg sont situés dans la vallée de-la Shil. dont l'aspect est gracieux et romantique . quoiqu'elle se trouve à 3,000 pieds au-dessus de la mer et à 1.632 pieds au-dessus du lac des "Waldstetten , et que le climat en soit très-àpre . car l'hiver y dure fort long-temps . et les arbres fruitiers ne peuvent pas y croître en plein air. On découvre de belles vues du haut des collines du voisinage . surtout au Freyherrnberg, derrière le couvent, auXeuberg. à Altbern. et surtout le mont Etzel . qui est assez éloigné. A rentrée du joli vallon alpestre , on voit un petit couvent recommandable par la piété et par l'esprit laborieux des religieuses qui l'habitent.
L'abbaye occupe seule un monticule , derrière lequel on voit au sud-est s'élever en amphithéâtre une belle forêt de sapins. Meinrard. comte de Hohenzollern et Suglen , qui vivait au IXe siècle , dans un ermitage des montagnes voisines, ayant été assassiné, plusieurs gentilshommes, admirateurs de ce saint ermite . fondèrent un couvent dans ces lieux, et ayant obtenu de la générosité de divers seigneurs allemands quelques terres destinées à le doter, tous les membres de la communauté furent tirés de leurs familles jusqu'au \\T siècle. Le couvent , rebâti il y a environ cent ans pour la septième fois j depuis sa fondation , est d'architecture italienne. L'église - qui en occupe le centre , offre im ensemble majestueux, quoique l'intérieur soit un peu surchargé d'ornemens. A l'entrée on voit dans une chapelle neuve ( de marbre noir du pays) l'image en bois delà Vierge-, couverte d'habits de soie : cette image a été donnée au fondateur par la princesse Hildegarde . abbesse de Zurich. Il se rend toutes les années à Einsiedeln un grand nombre de pèlerins : l'affluence est surtout fort grande le 14 septembre : quand ce jour tombe sur un dimanche , on y célèbre avec plus de solennité que de coutume. L'an 1817 , il s'y trouva près de 20.000 fidèles , sans qu'il arrivai: aucun accident : la religion et la piété maintinrent l'ordre mieux que n'auraient pu le faire trois mille baïonnettes. L'abbaye possède une très-belle bibliothèque . et depuis quelque temps un cabinet d'instrumens de physique et de minéraux. Egalement attentive aux besoins du siècle , et fidèle à l'esprit de son^rdre , si zélé pour les progrès de l'érudition , elle a ouvert depuis la révolution, et sous la protection spéciale du prince-abbé, des écoles publiques, où Ton