‹ Manuel élémentaire de dermatologie topographique régionaleChapitre 135 sur 251 · tome de Mibelli. Nous serons ainsi amenés · texte numérisé non relu

tome de Mibelli. Nous serons ainsi amenés

à en parler aussitôt après y

Le spina ventosa est une tuberculose os- ) seuse qui gonfle le doigt entier et lui donne ' g;„3 ventO''a la forme d'un radis rose, on en dira quel- ( ques mots ensuite )

... et aussi du tubercule anatomique qui ) m i^ i résulte d'une inoculation externe de tuber- > xaiane culose )

Les doigts peuvent, comme la main, mon- \ trer i'érythème pernio diffus (a frigore)

et les macules en cocarde de I'érythème 1 Érythème pernio. polymorphe, mais cette affection leur est Érythème poly-

commune de tous points avec les mains et \ morphe

nous en avons suffisamment parlé en traitant de cette région /

J'en dirai autant de l'eczéma du corps \ du doigt, car il ne prend qu'autour des 1 -n ■ ,,o

ongles une physionomie et des mœurs par- ( ticulières )

La dyshidrose, dans ses formes les plus \ intenses, prend également les mains et les j

doigts, mais elle comprend des formes limi- [ j^^^^^^^^^^ p ^^^

tées aux doigts et aux espaces interdigitaux i qui ont une ressemblance avec la gale et | doivent être décrits particulièrement . . . j

J'en dirai autant de la trichophytie, qui ) peut limiter aux doigts seuls, ses cercles , Trichophytie. ... p. 414. au pourtour rouge et vésiculeux )

Je parlerai pour mémoire de l'impétiqo ) ^

^ . . . . ■ , , , r Impétigo contacontagiosa qui peut faire ses phlyctenes > gieux D 415

séreuses, au dos des doigts )

...et aussi des folliculites pustuleuses ) ^ . , .. , ,,„

, , , . ., [ Panaris anthracoide p. 415.

conglomérées du même siège )

. .'. et je rappellerai que le pityriasis ruhra ] pilaire, quoique maladie de toute la sur- f Pityriasis ruhra piface du corps, présente au dos des doigts ( laire p. 415.

sa lésion élémentaire caractéristique . .

ENGELURES

Les engelures ont pour le dos des doigts une prédilection bien connue. A leur premier degré ce sont des indurations rouges, qui, lorsqu'elles sont multiples, rendent le doigt moniliforme. Le doigt, froid, rose, œdématié, devient chaud et cuisant le soir. A un degré plus accentué, les engelures s'ulcèrent superficiellement et l'ulcération dure autant que les froids. La pathogénie exacte des engelures est mal connue. Les enfants y sont plus prédisposés, et ceux qui gardent, adultes, le physique et les maladies de l'enfance. Le froid surtout, avec des alternatives de chaleur brusque et de refroidissements successifs, en est évidemment la cause efl'ective.

Le traitement en est quasi nul. Les exulcérations pansées avec un giycérolé d'amidon semblent guérir plus vite (la douleur de l'application est vive) ; l'usage de la glycérine, sur la main entière, toutes les nuits, pendant toute la saison froide, pourrait être utile. On donne traditionnellement à ces malades, l'huile de foie de morue à rintérieur et les médicaments iodés, etc. (V. pour Yérythèmc pernio, p. 576).

tI2 DERMATOLOGIE TOPOGRAPIIIQUE.

ANGiOKÈRATOmE DE IVIIBELLI

Cette maladie singulière et assez rare est caractérisée par des lésions ayant l'aspect de petits nxvi vasculaires un peu saillants et même quelquefois verruqueux, toujours multiples, souvent très nombreux, siégeant au dos des doigts, des mains, et quelquefois du scrotum et de la verge.

Ce sont de petites étoiles pourpres ou violettes, faites de petites ectasies veineuses reconnaissables, entourées d'un lacis capillaire plus fin. Chacune de ces étoiles n'a que 5 à 5 millimètres de surface. A leur niveau la peau est épaissie, un peu verruqueuse d'aspect.

Ces lésions, non congénitales, surviennent chez l'enfant ou l'adolescent, plus souvent chez la jeune tille, par poussées successives qui en augmentent le nombre. Ces lésions semblent liées manifestement à l'érythème pernio, aux engelures, et souvent elles leur font suite. C'est à l'ensemble de ces lésions dont on avait fait les caractéristiques du « tempérament lymphatique » qu'il faut les rattacher. Certains auteurs en font même une toxi-tuberculide. De toutes ces opinions doctrinales il ne faut retenir que les parentés cliniques qu'elles expriment.

Le traitement de chaque varicosité, par lagalvano-puncturetine, est à conseiller. Très bien faite elle ne laisse aucune trace et guérit très bien ces lésions minuscules. Rien d'autre, excepté l'électrolyse ne saurait être conseillé. Avec l'électrolyse le résultat est plus lent et ne saurait être plus parfait.

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