‹ Manuel élémentaire de dermatologie topographique régionaleChapitre 175 sur 251 · CHANCRES MOUS · texte numérisé non relu

CHANCRES MOUS

Les'chancres mous de l'anus ne sont pas très rares; ils sont toujours multiples, souvent disposés en rayons de roue, dans les plis radiés.

FiG. 186. — Chancres simples iiuiltiples de la marge de l'anus. (Malade de A. Fourniei Musée de l'hôpital Saint-Louis, n° 647.)

' Dans ce cas, ces chancres ont ordinairement b k 10 millimètres de Ions sur 5 à 4 de large. Chacun a donc une forme allongée, ils présentent

leur bord sinueiix avec un liséré rouge, étroit comme un 111, ces bords sont taillés à l'emporte-pièce, de 1 millimètre ou 2 de hauteur. Le fond de lulcération est recouvert d'une couche de pus adhérent et que le nettoyage de l'ulcération n'enlève pas.

Ces chancres peuvent se réinoculer plus ou moins dans la région de la marge de l'anus et sur toute la surface d'accolement des deux fesses. Ils ne donnent pas plus souvent lieu au chancre ganglionnaire de l'aine que les chancrelles de la vulve ou de la verge.

Le traitement ne diffère pas de celui de la chancrelle de la verge (p. 475), mais oblige le médecin à passer une forte mèche dans l'anus pour empêcher raffroirtement des plis. La mèche peut être graissée de pommade iodoformée aui/10, ou de pommade au minium cinabre au 1/100 ou au sous-carbonate de fer au 1/40.

CHANCRE PHAGÉDÉNIQUE

Le chancre phagédénique n'est jamais un chancre induré, ce peut être un chancre mixte, c'est le plus souvent une chancrelle.

Le phagédénisme s'observe ordinairement chez la femme enceinte, ou dans des conditions locales d'absolue sordidité, quelquefois sans cause perceptible. La détersion minutieuse à létlier campliré à saturation, ou à l'eau oxygénée à 12 volumes, et le pansement à la pommade au sous-carbonate de fer au 1/40, suffiront d'ordinaire à arrêter le phagédénisme commençant. Dans le cas contraire, j'essaierais l'aclioii des l'ayons X comme dans le cancroïde (0 teintes H du radiomètre X) chacune à "20 jours d'intervalle, mais sans avoir, quanta préseid, la certitude de leur efficacité.

RECTITE BLENNORAGIQUE

La rectite aiguë blennoriagique, assez rare, peut s'observer, en concomitance des unes ou des autres, des lésions précédemment décrites. C'est l'examen du pus et la présence du gonocoque, à foison, dans les globules blancs qui certifie le diagnostic. A l'état chronique, elle peut conduire à la rectile proliférante et au rétrécissement inflammatoire simple.

Le traitement ressortit jilus au chirurgien qu'au dermatologiste. Lavages rectaux avec permanganate au 1/5000.

.-JM.

RÉTRÉCISSEIVSENT ANO-RECTAL INFLAMMATOIRE SIMPLE

Il existe une rectite chronique proliférante qui couvre la muqueuse rectale de fongosités mollasses et saignantes. Cette rectite chronique d'origine première ordinairement hlennorragique n'est pas une maladie dermatologique et échappe au cadre de ce volume. Elle peut déterminer une dermite du pli interfessier qui sera traitée comme il sera dit plus loin (p. 512-515).

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