ALÀD[ES PARASITAIRES VERMINEUSES. G
poignets, aux mains, même à la face palmaire, aux espaces interdigitaux et aux doigts, enfin sur l'aréole du sein chez la femme. Sauf dans les gales d'origine animale (très rares), la gale respecte invariablement la tète et le cou.
Dans réruption, ce qui domine, ce sont des lésions de grattage, des vésiculettes et de petites papules excoriées. Sur les endroits les moins abîmés par grattage on retrouve le sillon, irrégulier, tortueux, visible à cause des poussières qui le dessinent promptement. Chez les gens très propres ce sillon est peu visible ; pour le mieux voir là où on le soupçonne, on fait sur la peau une tache d'encre, on essuie quelques secondes plus tard : l'encre remplit le sillon par capillarité et le dessine. Les sillons de la paume des mains, des espaces interdigitaux, de Féminence thénar, de la face palmaire du poignet sont les mieux dessinés.
La topographie même des lésions de la gale est signihcative et permet le diagnostic. De même les faits de contagion. Lorsque mari et femme se grattent l'un comme l'autre, ou bien plusieurs enfants de la même famille qui ont tous plus ou moins fait lit conunun, on peut presque porter le diagnostic de gale avant tout examen.
La gale peut se compliquer de prurigo, d'eczéma, d'impétigo streptococcique, d'impétigo pustuleux, d'echtyma. Sans exception, les pustules ou phlyctènes de la surface palmaire de la main, chez un sujet prurigineux de toute la surface du corps, appartiennent à une gale pustuleuse.
J'ai envisagé les signes normaux et accidentels de la gale en chaque région : au fourreau de la verge (p. 481), au gland (p. 470), aux aisselles (p. 288), au coude (p. 527), aux poignets (p. 570), aux mains (p. 587), aux doigts. Le traitement de la gale est purement externe (M.
11 consiste en applications soufrées. La pommade traditionnelle d'IIelmerich, même modifiée par Hardy :
Axonge 120 grammes.
Fleur de soufre 20 —
Carbonate de potasse JO —
{'■) Il n'est pas inutile de rappeler que la gale jusqu'au milieu du xix'' siècle a été considérée par la plupart des médecins comme une maladie générale, diathésique et dépurative, ceci pour montrer à quelles erreurs les opinions doctrinales préconçues peuvent amener sur l'étiologie des dermatoses, et leur traitement, en l'absence de faits expérimentaux.
est trop forte et donne très sonvent lieu à des dermites tranmatiques d'assez longue durée. Il vaut mieux lui substituer l'une des formules suivantes moins traumatisantes et aussi actives.