ALOPECIE PAR SCLÉROSE FOLLICULAIRE
. Très fréquemment, mais non toujours, on voit évoluer sur le cuir chevelu déjà dénudé par la calvitie, une atrophie folliculaire totale ressemblant beaucoup à celle qui détermine la pseudo-pelade de Brocq (p. 249).
On voit que parmi les follicules veufs de cheveux ou occupés par des follets, certains montrent à leur orifice une élevure circulaire et quelquefois un liséré à peine perceptible. Ce fait signale, à ce qu'il me semble, une infection de tout le follicule par les cocci accessoires des séborrhées et pityriasis. Ce qu'il y a de certain, c'est que les follets épilés de ces follicules sont infectés de ces cocci jusqu'à leur racine. Quoiqu'il en soit, ce processus aboutit à la transformation fibreuse du follicule et à sa disparition jusqu'à son orifice. Peu à peu l'ancien cuir chevelu, déjà dénudé, ne montre plus à la loupe qu'un orifice folliculaire sur 2 ou sur 10. L'intervalle entre eux devenant lisse et cicatriciel.
Ce processus, qui peut s'observer chez les femmes comme chez l'homme, au vertex, vers la cinquantaine, môme chez les femmes qui ont gardé jusque-là leur chevelure, semble d'une marche progressive irrémédiable. Chez le chauve cela est sans grande importance, car cela ne dépasse pas les limites de la calvitie. Chez la femme cela entraine une alopécie ditïuse définitive. Le traitement par les poudres et lotions soufrées