STATUS FAMIUAK. — MANUS ET MARIAGE
collatérale ^ En ligne directe, elle fait obstacle au mariage à Tinfini. En li^ne collatérale, elle semble, à Tépoque très ancienne, avoir fait obstacle au mariage jusqu'au 6* degré ' ; mais cette rigueur aurait été, d'après le texte même qui la révèle, écartée dès avant la fm de la deuxième guerre punique et la prohibition plus récente et mieux connue du mariage entre cousins germains (consoùrini) disparut aussi avant la fin de la République'. Sous TEmpire, le mariage est permis entre collatéraux à moins que Tun d'eux ne soit qu'à un degré de Tauteur commun (frère et sœur, oncle et nièce, tante et neveu, etc.)^. C'est la règle fondamentale, essentielle. Seulement elle a subi deux dérogations temporaires disparues Tune et Tautre sous Justin ien : le mariage a été permis pendant près de trois siècles à loncle paternel avec sa nièce en vertu d'un sênatus-consulte rendu pour permettre à Claude d'épouser Agrippine • et il a été, sous Tinfluence des idées chrétiennes, de nouveau défendu pendant quelque temps, entre cousins germains®. — L'alliance (arf/r w/- /at), est le lien rattachant Tun des conjoints aux parents de l'autre ^ Elle ne parait pas avoir été légalement un obstacle au mariage jusqu'à la fin de la République ^. Mais elle en devient un en ligne directe, sous l'empire païen *, et en ligne collatérale, entre beau-frère et belle-sœur, sous le droit chrétien *°.
Les empêchements relatifs établis par des dispositions positives spériales existent : d'après la loi Julia de aduUeriiSy entre l'époux adultère et son complice ** ; en vertu d'un sénatus-consulte rendu sous Marc- Aurèle et Commode (177-180) entre le tuteur ou son fils et sa pupille '^; en vertu de mandats impériaux, entre le gouverneur d'une province et les femmes de cette province *^ ; en vertu de constitutions des empereurs chrétiens, entre chrétiens et Juifs **.
nièce et qui ne sont plus ni agnats, ni cognats. Cf. Gaius, 1, 59. 61 = Inst,, 1, 10,DenMp^, 1, 2.
i. Gaius, 1, .59 = Jnst.f 1, 10, De nupt.y 1.
2. Fragment reproduit Hermès, 4, p. 312 : Livius libro vicesimo (de 513 à 525). fi. Celius (Jisez Cloelius) patricius primus advenus veterem morem intra septimum cognalionis gradum duxit uxorem. Cf. Tacite, Ann.^ 12, 6.