DES LIVRES AUXILIAIRES
Ce livre peut être indispensable dans une maison de commerce où l'on fait de nombreuses ventes à terme ou de nombreuses expéditions en province ou à l'étranger; il devient alors un utile auxiliaire du mémorial.
Dans une maison de commerce où l'on fait de nombreuses ventes au comptant, il est nécessaire d'avoir un registre spécial, qu'on additionne à la fin de chaque journée; le total est reporté au débit du livre de caisse, par le crédit de marchandises générales.
Pour faciliter les écritures en partie double, et si la grande multiplicité des affaires l'exige, on pourra aussi tenir deux livres auxiliaires de factures, l'un pour les jours pairs, l'autre pour les jours impairs.
335. Le Livre d'Entrée et de Sortie des marchandises est tenu par entrée d'un côté, sur le feuillet gauche, et par sortie de l'autre, sur le feuillet droit; chaque sorte de marchandise a son compte séparé, de manière qu'en retranchant le montant des quantités sorties du montant des quantités entrées, on puisse savoir, par la différence, ce qu'il reste de chaque espèce de marchandise en magasin. Mais dans certaines industries, ce livre serait impraticable à cause de la grande multiplicité des articles, et l'on en est réduit, pour empêcher les infidélités, à exercer une surveillance active.
Ce livre, comme on le voit, a quelque analogie avec le Compte de Marchandises générales, où le débit est l'entrée de marchandises, et le crédit, la sortie; seulement le compte du Grand-Livre a pour objet principal les sommes, tandis que le livre d'entrée et de sortie n'a pour objet que les quantités, et que, d'ailleurs, il est divisé en autant de comptes séparés qu'il y a d'espèces différentes de marchandises.
Ce livre auxiliaire varie à l'infini dans ses formes, selon le genre de commerce où l'on en fait usage.
336. Le Livre d'enregistrement des effets à recevoir est un livre divisé en colonnes où chaque effet reçoit d'abord un numéro d'ordre, et sur lequel on inscrit le montant des effets, la date, les noms des souscripteurs, des endosseurs, des cédants, des lieux de payement, les échéances, de manière que, l'effet venant à se perdre, on puisse donner toutes les indications utiles pour les mesures à prendre en pareil cas.
On y ménage plusieurs colonnes pour y noter les effets encaissés ou négociés, ou envoyés en remise au dehors, avec le nom de la personne à qui les valeurs ont été remises ou négociées,, et la date de la sortie.
Ce livre a beaucoup d'analogie avec le compte d effets à recevoir du Grand- Livre; lorsqu'on ne tient pas ce livre auxiliaire, il faut désigner avec plus de soin et plus complètement les effets au Grand-Livre.