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Livres auxiliaires d'une maison de banque

4° Le copie des lettres. — Toutes les lettres y sont copiées dans l'ordre de leur date.

Les lettres qu'on reçoit sont aussi classées par ordre alphabétique dans un casier, et par ordre de date dans chaque case.

2° Le livre d'inventaire.

3° Le livre de caisse. — Ce livre, tenu par entrée et sortie, et par ordre de date, peut être divisé en deux livres : l'un de Recettes et l'autre de Payements, ce qui permet à deux employés d'y travailler à la fois.

Chacune de ces mains courantes se subdivise en deux : l'une des jours pairs et l'autre des jours impairs, afin que les teneurs de livres puissent se servir des livres de la veille, tandis que ceux du jour restent à la disposition des commis qui les tiennent.

Dans les moments de presse ou de surcroît d'opérations, on peut démembrer une branche de recette ou de payement à laquelle on affecte un guichet particulier et une main courante spéciale.

A la fin du jour toutes les feuilles particulières et les mains courantes sont remises à la comptabilité centrale qui en passe écriture en partie double, comme s'il n'y avait qu'un seul livre de caisse.

Dans une maison très-importante, le caissier principal a un seul livre par recette et dépense, présentant le solde en caisse à la fin de la journée. Ce caissier remet à la comptabilité : 4° des feuilles de recettes du jour avec des bordereaux à l'appui, qui sont exigés de ceux qui viennent verser ou payer; 2° des feuilles de payements du jour avec pièces justificatives.

D'après ces feuilles de caisse, la comptabilité dresse le journal des recettes et le journal des dépenses dont il sera parlé plus loin.

Quant aux titres de caisse, l'archiviste classe : 4° ceux de recettes dans un paquet portant la date du jour; 2° ceux de payements, qui sont beaucoup plus nombreux, dans deux paquets : l'un de A à K, et l'autre de L à Z, selon l'initiale du correspondant débiteur.

4e Le livre des comptes courants et d'intérêts. — C'est la copie littérale ou plutôt l'original des extraits de compte envoyés à chaque correspondant.

Ce livre n'est autre chose que la répétition, avec détails, des comptes ouverts sur le grand-livre où les remises sont portées avec des explications très-sommaires. Sur le livre auxiliaire, l'arrangement est différent à cause du calcul des intérêts, qui nécessite des colonnes spéciales d'échéances, de jours et de nombres ; mais ces comptes courants, si différents par la forme de ceux du grand-livre, doivent cependant concorder exactement, par le solde, avec ces derniers.

Le livre des comptes courants et d'intérêts est divisé en quatre livres, plus ou moins, où les comptes sont classés d'après l'initiale du nom des correspondants, par exemple de A à D, de F à L, de N à R et de S à Z. II est clair que ces divisions pourraient être plus nombreuses et se subdiviser autant qu'on le voudrait.

Le livre des comptes courants est divisé en colonnes : la 1re, des dates; la 2e, des sommes totales; la 3e, intérieure, des sommes; la 4e, très-étroite, du taux des commissions et changes; la 5e, du produit des dits; la 6e, large, des explications; la 7% des échéances; la 8e, du nombre des jours; la 9e, des nombres ou, si l'on veut, des intérêts exprimés en francs.

La même disposition et le môme nombre de colonnes existent au crédit.

5° Le livre d'entrée des effets, appelé quelquefois livre des numéros, sur lequel on enregistre immédiatement, par ordre de date, toutes les valeurs qui entrent. Chaque effet reçoit un numéro d'entrée, et doit être décrit par la désignation succincte qu'on en fait dans les colonnes intitulées : dates de création, tireurs d'ordre, cédants, payeurs, lieux de payement, échéance, sommes.

Les dispositions de ce livre occupent les deux feuillets en regard ainsi qu'il suit :

Outre les colonnes intitulées comme ci-dessus, et que nous supposons au nombre de six seulement, car les cédants sont mis en vedette, en tète de chaque remise, composée de plusieurs effets; il y a :

a. Une étroite colonne pour placer le nombre d'effets de chaque remise;

b. La colonne, intitulée sommes, pour les y inscrire en détail;

c. Une autre pour y placer le total des sommes précédentes composant chaque remise.

Ces deux dernières colonnes se contrôlent mutuellement et doivent donner la même somme.

Enfin, à la suite et comme complément, il y a les colonnes ci-après relatives à la sortie des effets qui viennent d'entrer :

d. Une colonne intitulée à qui cédés;

e. Une étroite colonne des folios de sortie;

f. Une colonne des sommes où doit être répétée la somme de l'entrée;

g. La dernière colonne où l'on place l'un sur l'autre les nets produits et l'agio de la remise pour faciliter la rédaction du journal.

Sont occupés à ce livre essentiel, un coteur, huit employés pour enregistrer les effets et deux pointeurs pour inscrire au livre d'entrée la sortie des effets.

Le livre d'entrée des effets est divisé en quatre livres, plus ou moins, où les remises seront classées alphabétiquement, d'après l'initiale des cédants ou correspondants, de A à E, de F à K, ainsi de suite.

De plus, il y a des séries désignées par lettres, et enfin chacun de ces livres se subdivise en jours pairs et impairs.

Quelquefois même, dans certains jours, comme le 15 ou le 31, il y a des employés auxiliaires qui inscrivent sur des feuilles supplémentaires qu'on relie à la fin du mois.

6° Le livre de sortie des effets, où sont inscrites par ordre de dates toutes les valeurs qui sortent. On donne à chaque effet un numéro d'ordre de sortie en encre rouge; on décrit l'effet par des désignations sommaires dans les colonnes comme à l'entrée, mais moins nombreuses.

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