L. PONS et Cie
Saint-Malo, le... 18...
Messieurs Ch. B et A. G , à Paris.
Notre lettre du 12 mai dernier vous faisait part du peu de succès de notre voyage à Brest. ,
Nous vous envoyons un échantillon d'un article de droguerie qu'on prétend être la coralline de mer, et qui doit se vendre sous peu dans nos environs. Veuillez nous fixer sur la valeur de cet article, nous dire s'il est de prompte vente chez vous et quelles sont les conditions pour tare, escompte, etc.
Cette marchandise est en sacs de 90 à 100 kilog. A quoi reconnaît-on la bonne de la mauvaise? Un mot d'avis à cet égard nous ferait plaisir. S'il vous convenait de tenter un compte en participation, dans le cas où le prix ne serait pas trop élevé à la vente, nous le ferions avec plaisir.
Vous recevrez également un échantillon d'une assez forte partie de cascarille, dont la vente aura lieu vers la fin de ce mois. S'en consomme-t-il beaucoup chez vous, et croyez -vous qu'on puisse l'acheter avec espoir de bénéfice?
Nous saisissons avec empressement toutes les occasions qui se présentent d'utiliser nos rapports; malheureusement les circonstances deviennent chaque jour plus difficiles, et, à moins d'être sur les places qui présentent toujours quelques ressources, comme la vôtre, on est souvent réduit à l'inaction.
Nous sommes de cœur vos dévoués.
APURIL, KERLOGUEN et fils.
,t ^ ^- , ~ . Francfort-s-M, ie... 18...
Messieurs F. et C,e, à Paris.
D'ordre et pour compte de M. Laber aîné de Berlin, nous avons l'avantage de vous remettre sous ce pli:
fr. 300 Au 7 août s/L. Vasse.
20000 au 12 d° s/Oppermann Mandrer et Cie.
20300 ensemble sur votre ville, dont veuillez créditer le compte de cet ami et nous en accuser réception.
Nous profitons de cette occasion pour vous offrir nos dévoués services en affaires de banque. Depuis longtemps nous avions le désir d'entrer en relation avec vous, Messieurs, et nous serions charmés de le voir se réaliser.
Croyez, Messieurs, que, si vous nous honoriez de vos ordres, ils seraient accomplis avec zèle et dévouement.
Dans cet espoir, nous vous remettons ci-joint nos cours.
Agréez, Monsieur, nos civilités empressées.
G. MIEMM et Cic
Réponses.
Messieurs T. et Cic, à Marseille.
Nantes, lo . . . L8. •'«
Je vous suis infiniment obligé, Messieurs, de vos offres de services, et Je regrette
beaucoup de ne pouvoir en faire usage, m'étant interdit de faire aucune opération pour
mon compte. Je n'en suis pas moins sensible a la confiance dont vous m'honores, et Je
lis trouver l'occasion de vous en témoigner toute ma reconnaissance, par les
soins que je mettrais moi-même à vous être utile ou agréable dans tout ce dont il vous conviendrait de me charger.
J'ai l'honneur d'être votre dévoué serviteur. ,rrmMnc.v