MARMIER
Monsieur S., à Paris.
Rome, le... 18.
Favorisé de votre lettre du 7 courant, nous avons vu avec plaisir que notre sieur "•"0" :i "'» l'honneur de faire votre connaissance personnelle, ol nous sommes "'•unies d'appiviidre votre bonne intention d'établir des rapports avec QOUS
NousayOM pril note des conditions fixéesavec ledit sieur Freeborn pour un compte
à demi, auquel nous donnerons volontiers commencement lorsque les matières d'or seront ici plus abondantes; maintenant elles sont rares, et c'est seulement dans l'hiver que notre place reprend un peu d'activité.
Notre sieur Freeborn vous aura dit que nous nous occupons particulièrement des lettres de crédit et de la commission en général. Si, en attendant, vous avez occasion de profiter de nos services, nous espérons que vous le ferez sans réserve.
Nous vous adressons le cours de nos changes et nous avons l'avantage de vous
saluer respectueusement.
STANTON etTAINE,
Rappel d'anciennes relations.
Hambourg, le... 18...
Monsieur M., à Paris,
Nous sommes fort sensibles au désir que vous nous témoignez de ranimer notre correspondance et nous accepterions sans difficulté la proposition d'établir un compte à demi, s'il y avait apparence d'en retirer un bénéfice équivalent au moins à l'intérêt des débours; mais, comme vous pouvez le reconnaître vous-même, le cours entre nos deux places, étant presque toujours au pair, n'offre pas assez de marge pour couvrir les frais, et l'on ne peut compter tirer parti des devises indirectes; car, avec Londres excepté, il se passe des semaines entières sans opérations, faute de papier ou faute de preneurs. Si, par la suite, nons voyons la possibilité d'entamer quelque affaire,, comptez que nous nous adresserons à vous de préférence.
Quant à nos conditions, pour le cas où il pourrait vous convenir de nous confier quelque opération, elles se bornent à 1/2 % de provision, y compris la garantie de nos endossements jusqu'à leur échéance, et le remboursement de nos frais de timbre ou visa, courtages et ports de lettres.
Veuillez, Monsieur, disposer de nos services lorsqu'ils pourront vous être utiles ou agréables, et recevoir l'assurance de notre parfaite considération.
LGRLA et O.
Lille, le... 18...
Messieurs P. et T., à Paris.
Nous nous référons à notre lettre du 19 juillet, qui vous portait 1500 fr. ; depuis, nous avons reçu celle que vous nous fîtes l'honneur de nous écrire en date du même jour; vous nous remettiez:
fr. 1333,44, sur Cambrai, que nous avons portés à votre crédit.
Nous regrettons beaucoup, Messieurs, que la nullité des affaires ait ralenti des relations qui n'ont jamais cessé de nous être mutuellement utiles et agréables; nous espérons que, bientôt, vous pourrez leur rendre leur ancienne activité.
Agréez nos civilités empressées.
CHARVET et Cic.
Hambourg, le... 18...
Monsieur J., à Paris.
J'ai l'honneur de vous confirmer ma lettre du 5 décembre.
La clôture annuelle de mes livres et l'établissement des comptes courants de mes correspondants renouvellent en moi le regret bien vif qne vous n'ayez pas encore eu recours à mon ministère. *
Vous n'ignorez pas, Monsieur, combien je désire sincèrement me lier d'affaires avec votre respectable maison, et si vous avez différé jusqu'ici de répondre à mes désirs, je l'attribue, non pas à un manque de bonnes dispositions de votre part, mais aux circonstances peu propices aux affaires en général. J'espère qu'un changement favorable s'opérera bientôt, et, dans ce cas, je me flatte que vous saisiriez volontiers les occasions d'animer votre correspondance. Soyez convaincu de mon empressement à me rendre digne de votre confiance par le grand soin que je mettrai à ménager vos intérêts.
Vous trouverez annexé à la présente le bulletin raisonné de nos changes. Je serais charmé qu'il vous donnât lieu à l'ouverture de quelques opérations avec moi dans le courant de cette année.
En formant les vœux les plus sincères pour votre constante prospérité, j'ai l'honneur de vous assurer de ma parfaite considération.
F. MUZEMBECHER.
Paris, le... 18...
Messieurs S. et Cie, à Paris.
J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 21 courant, me rappelant les opérations de l'année dernière sur lesquelles nous marchons d'accord. Je me félicite comme vous, Messieurs, de n'être pour rien dans les calamités qui viennent d'affliger le commerce; la prudence et la circonspection vont être plus que jamais à l'ordre du jour.
Vous voulez bien me manifester le désir de renouveler quelques affaires; je le partage bien sincèrement, et je verrais avec le plus grand plaisir qu'il vous convînt de disposer de mes services.
Soyez persuadés, Messieurs, que vous trouverez chez moi, outre la plus scrupuleuse exactitude, toutes les facilités compatibles avec nos intérêts réciproques.
Quelle que soit la nature des opérations que vous voudrez bien me confier, comptez que nul autre correspondant, soit de cette place, soit de toute autre, n'y apportera plus de zèle et de désintéressement.
J'ai l'honneur de vous saluer bien affectueusement.
Jh. FOURCHON.
Fribourg, le... 18...
Monsieur J., à Paris.
Depuis ma dernière du 25 juillet, je n'ai pas reçu de vos agréables lettres.
Occupé du bilan annuel de mes livres et de la remise de mes comptes courants à mes nombreux correspondants, je remarque avec chagrin que je n'en ai pas à vous remettre. C'est aussi à mon grand regret que j'ai vu que vous ne répondiez pas, jusqu'à pré ent, au désir que je vous avais exprimé de me voir chargé d'une partit1 do vos affaires sur notre place. Peut-être l'occasion s'en offrira-t-elle pendant le cours de l'année qui commence : je compte sur vos bonnes dispositions à la saisir ; de mon côté, je puis vous donner l'assurance que je vouerai à vos intérêts le zèle qui m'a mérité la bienveillance de tous mes honorables correspondants.
Je vous remets le bulletin de nos changes; il vous fournira peut-être déjà l'occasion de répondre à vos désirs.
Croyez à mon parfait dévouement.