‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 1139 sur 1459 · TAVERNIER · texte numérisé non relu

TAVERNIER

Paris, le. . . 18...

Monsieur Tavernier, à Dijon.

Par la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 17 du courant, vous me priez de fixer votre opinion sur le compte de M. A. L..., qui vous a fait part de la nécessité où il se trouve de suspendre ses payements et d'assembler ses créanciers pour prendre un parti sur cet événement.

Je vais satisfaire à votre désir et je consens volontiers à vous représenter dans cette affaire qui m'est parfaitement connue.

Je puis vous dire avec certitude que M. L... jouit généralement de la réputation d'un honnête homme, et qu'il a toujours dirigé, quoique jeune, ses affaires avec sagesse, intelligence et capacité; il passe sans contredit pour un des négociants les plus habiles de notre place.

Ses malheurs sont exactement tels qu'il vous les a dépeints, et tout le monde ici s'en trouve affligé; il mérite donc les ménagements avec lesquels vous voulez qu'on traite le commerçant qui ne doit sa disgrâce qu'à ces événements extraordinaires qu'il n'est donné à personne d'éviter.

Les créanciers sont parfaitement disposés en sa faveur et prêts à tout concéder pour le maintenir. Je n'ai pas besoin de vous dire que moi-même, avec l'opinion que vous me connaissez, je signerai pour mon compte avec confiance son arrangement, et que je ferai absolument pour vous comme pour moi-même.

Agréez, Monsieur, l'assurance de mon entier dévouement.

DAVANNE.

Monsieur,

Annonces d'une faillite.

Lyon, le... 18...

J'ai l'extrême regret de vous annoncer la faillite de MM. T. et Cie, qui viennent de déposer ce matin leur bilan; leur passif s'élève à un chiffre énorme, et je m'y trouve malheureusement compris pour une somme toujours trop considérable; comme vous y figurez aussi pour quelque chose, je crois devoir vous donner sans perte de temps ce triste avis, afin que vous puissiez prendre des mesures convenables.

Je crois qu'il y a lieu pour vous à revendication.

Comptez sur mes soins et mon amitié, pour vous tenir au courant des suites de celte malheureuse affaire.

Recevez, Monsieur, mes bien affectueuses salutations.

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