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EUROPE. — BELGIQUE

TABLEAU DE LA PRODUCTION DE LA BELGIQUE (Suite

PBODUCTION

AGRICOLE

Gros bétail (1,250,000 têtes),

Moutons

(600,000 ; 2 millions de kilog de laine.)

Porcs

Chevaux

Flan dres, Brabant (Lokeren, Bruxelles, etc.)

Luxembourg, Anvers, Liège, Namur , Hainaut(Tirlemont, Verviers, Anvers, Diest, Ochamps).

Flandr es, Brabant, Hainaut.

Flandres (Thcurout, Bruxelles, Thielt.

etc.)

MINÉRALE

Terres plastiques et réfractaires.

Ardoises.

et pierres ;

aiguiser.

Eaux minérales.

Andcnne,

(Namur).

Saint-Ghislain,

Tournai.

Rebaix (Na-

Jmur).

l) Vielsalm (Luxembourg).

Spa.

INDUSTRIELLE

St-Nicolas , Laines j Tournai (lames (559,000 broch.).' P>'HI»ées) , Ver- 500,000 pièces"

de drap;.

viers (draps).

Bruxelles, Louvain, Malines.

Lin et Gand, Cour-

, 'trai, Roulers,

chanvre. !BruXfUeS( Ma

(300,000 broen.) iines,Turnhout, 5,000 métiers Alost> lienaix.

mecaniqu?s).

Dentelles

(130,000 ouvr.)

Grammont (noires), Ypres, Bruxelles, Anvers , Malines, Alost, Bruges.

PRODUCTION INDUSTRIELLE (Suite).

Métallurgie etmachines.

(800,000 tonnes

fonte et fer ; 85 hauts-fourneaux.

02,000 tonnes de zinc valant 38 millions.)

Charleroi, Marchienne-au- Pont , Mons , Liège, Seraing (forges et giosse métallurgie) , Liège (locomotives), Chàtelet (clouterie), \imxelles(> «j-rosserie et matériel des chemins de fer).

Raffineries de sucre indigène.

(>80,000 tonnes.)

Toute la Belgique.

Industries chimiques.

Gaout»

chouc, etc.

Floreffe, Mornimont, Bruxelles, Anvers, .and, Liège, Namur, Menin.

Cuirs et peaux

Stavelot, Namur, Tournai, (30,0;)0 ou- Gandi Arion.

vriers, 850 tan- Bruxelles.

neries et corroienes.)

(3,000,000 hectolitres.)

Toute la Belgique, surtout Louvain, Bruxelles, Gand.

Places de commerce. — Les principales places de commerce sont pour le trafic continental, Bruxelles, la capitale (385,000 habitants), et pour le commerce maritime, Anvers, sur l'Escaut (4 50,000 habitants), rattaché par des lignes régulières aux principaux ports de France, d'Angleterre, de Hollande, d'Allemagne, d'Espagne et l'un des premiers marchés européens pour les sucres, les cafés, les peaux brutes, les laines, les cotons, les tabacs, les bois et les huiles de pétrole (mouvement de 2,120,000 tonneaux).

Ostende, Gand, Niewport, Bruges, n'occupent qu'un rang secondaire. Le mouvement total de la navigation flotte entre 4,800,000 et 5,000,000 tonneaux, et l'effectif maritime n'est que de 47 à 48,000 tonneaux, dont 36,000 pour les navires à vapeur.

Commerce extérieur. — ■ Le commerce extérieur de la Belgique s'élève, d'après la moyenne de 1872-77, à environ 4 milliards 300 millions, (2,400 millions au commerce spécial dont plus de 700 millions pour la France, que suivent de loin le Zollverein (390 millions), l'Angleterre (460 millions), les Pays- Bas (315 millions), l'Amérique (300 millions), et la Russie (410 millions).

Sans compter les marchandises en transit provenant d'Allemagne, de Hollande, etc., les principaux objets de nos échanges avec la Belgique sont, à l'importation, les houilles, les lins, les laines, les bestiaux, le zinc, le cuivre et le plomb, les fers et la fonte brute, les pierres écaussinesdu Hainaut, les huiles de pétrole, et un petit nombre d'objets manufacturés, tels que les fils ou tissus de lin et de laine, la quincaillerie, les machines, les armes, etc..

Nous exportons pour la Belgique, en marchandises françaises pour une valeur de 500 à 530 millions, qui consistent en vins, en céréales, en bois communs, en sels, en soieries, en étoffes imprimées, en mercerie, en modes, en articles de Paris, en meubles, en cristaux, instruments de musique, etc. Nos industries de luxe supérieures à celles de la Belgique par le choix des modèles, le goût et la perfection du travail sont celles qui peuvent se présenter avec le plus de chances de succès sur le marché belge, où nos produits communs feraient difficilement concurrence à l'industrie nationale.

La Belgique offre du reste au commerce, et particulièrement au commerce français les garanties les plus complètes et les plus larges.

Le français est la langue officielle et devient de plus en plus la langue populaire, à mesure que s'efface le dialecte flamand : notre code de commerce, notre système métrique, l'organisation de nos tribunaux et de nos chambres de commerce se retrouvent en Belgique ; les monnaies sont identiques ; enfin le traité de 4861 a achevé d'abaisser les barrières entre les deux pays et triplé leurs relations commerciales.

juts traditions nationales de la vieille Flandre et le régime politique de la Belgique ont puissamment contribué à développer sous toutes ses formes l'esprit d'ass «dation, et à multiplier les établissements de crédit. Le plus important est la Banque nationale,, créée en 4850 à Bruxelles et qui a le monopole de la circulation des billets.

Régime douanier. — Il n'existe ni droits de sortie, ni droits de transit, ni prohibitions. La tare pour les sucres bruts de canne est de 13 kilog. par 100 kilog. pour emballages en bois, de 8 pour 1U0 en canastres, de 4 pour 100 en autres emballages doubles, 2 p. 100 en emballages simples. Pour les thés emballés en caisses ordinaires pesant 55 kilog. ou plus, la tare est de 18 kilog. par 100 kilog.; en caissons pesant moins de 55 kilog., 25 kilog. de tare par 100 kilog. La tare pour les autres marchandises taxées au poids est de 15 kilog. par 100 kilog. du poids brut en caisses et futailles, de 8 kilog. pour emballages en cuir, canastres, paniers, etc., de 3 kilog. pour emballages en nattes et en toile (voir les Tarifs, pages 380 et suiv.).

Il n'est point accordé de réfaction pour tare lorsque la marchandise est tarifée au poids brut, ou au poids net, ni quand le poids net a été déclaré par les intéressés.

Aucune remise n'est accordée pour le coulage des marchandises liquides. Les droits portent sur la quantité nette, sans préjudice du degré alcoolique, en ce qui concerné les boissons distillées.

Les caisses, futailles, vases et tous objets servant à l'emballage des marchandises ne sont pas soumis aux droits.

L'exemption s'applique également aux emballages vides, ayant déjà servi; il suffit que la vérification en douane constate de^ traces d'usage.

Les échantillons suivent le même régime que les marchandises qu'ils représentent ; cependant ils sont admis librement lorsqu'ils sont en fragments trop petits pour qu'il soit possible de les utiliser autrement que comme modèles ou types, ou qu'ils ont été coupés et brisés de manière à être mis hors d'usage et à perdre toute valeur marchande.

Passe-ports. — Les passeports ne sont plus exigés en Belgique, à condition de réciprocité.

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