TABLEAU DE LA PRODUCTION DU ZOLLVEREIN
AGRICOLE '
Céréales.
(230 à 270 millions d'hectol.)
Pommes de
terre.
(250 millions d'hectol.)
Betteraves.
(31 millions 1/2 de quintaux métriques.)
Dantzick,
Thorn,
Bromberg,
Posen,Kœ-
nigsberg, Berlin,
Breslau, Stettin, Magdebourg,
Munster, Cologne
(î'russe).
isiurem-
berg (Bavière).
Dresde^
Leipzig.
(Saxe).
Tout le Zollverein.
Silésie, Saxe. Hanovre, Bade, Brunswick, Bavière .Wurtemberg.
MINÉRALE
Houille
(36 millions de tonnes).
Lignite
(8 millions t.).
(10,000 kilog.).
Fer
Prusse rhénane, Silésie, Westphalie, Bade, Saxe.
Saxe, Brandebourg.
Harz et Saxe.
Silésie, Westphalie, Prusse (36 millions de' rhénane, Hanoquintaux métri- vre, Thuringe,
ques, minerais bruts.)
Zinc
(4 millions de quintaux).
Etain
(4000 quint.).
Plomb argentifère
Bavière Lorraine.
Prusse rhénane, Silésie, Bade.
Altenberg
(Saxe), Silésie,
etc.
Brunswick, Silésie, Hanovre, Prusse rhénane, Saxe, Bade.
PRODUCTI ON
INDUSTRIELLE
Imprimerie et Librairie.
Papeterie.
(190,000 tonn.).
Instruments de musique.
Instruments de précision.
Berlin, Leipzig, Gotha, Stuttgart, Breslau, Cologne, Munich.
Berlin, Dùren, Munich, etc.
Berlin, Leipzig, Munich, Stuttgart.
Berlin, Munich, Nuremberg.
Ouvrages et
sculptures
en bois.
Faïences et
porcelaines.
Cristaux et Verrerie.
Bronzes d'art.
Nuremberg, Mayence, Berlin, Forêt- Noire.
Berlin, Dresde, Meissen, Munich, Sarreguemines.
Stolberg, Saint- Louis, Mannh., Furth, Nuremberg, Berlin.
Iserlohn, Berlin.
1. Les chiffres cités dans cette colonne^ ainsi que dans les deux autres, sont ceux de production moyenne des cinq dernières a AQées, à moins d'autre indication.
TABLEAU DE LA PRODUCTION DU ZOLLVEREIN (Suitb).
AGRICOLE
MINÉRALE
Houblon.
Plantes oléagineuse
Lins et Chanvre.
Garance.
(culture abandonnée.)
Tabacs.
(3 à 400,000 quintaux métr.)
Légumes.
Arbres fruitiers.
Vignes.
(5 millions d'hectolitres.)
Prairies
artificielles et naturelles.
Mannheim (Bade), Nuremberg ( Bavière), Wurtemberg, Alsace.
Mecklem-
bourg, Bade, Hanovre , Silésie.
Westphalie, Hanovre, Prusse orientale et Prusse polonaise ( Xlemel et Marienbourg).
Bade.
Carlsruhe (Bade).
1 Bavière et \ Hesse.
Bade (Mannheim), Bavière, Prusse (prov.de Nassau et Prusse rhénane), Hesse, Alsace Lorraine
Toute FA Ile-
Alsace Lorraine Prusse rhénane, Hanovre, Saxe, Bavière, Bade, Wurtemberg.
Vallée du Rhin et de la Moselle (Johannisberg.Rudesheim, Steimberg, Graffen-
heim, Hochheim),Wurtemberg , Bavière , AlsaceLorraine
Hanovre, Prusse rhénane, Prusse orientale, Posen, Saxe, Bavière, AlsaceLorraine
Manganèse
Cobalt
Arsenic
Nickel
Basaltes.
Pierres lithograph.
Pierres de taille, marbres, etc.
Argiles.
Bitumes.
Ambre
jaune ou
succin
(100,000 kilog.)
Marais salants.
Sels
(4 à 5 millions de quint, métr.)
Sels de potasse.
Eaux
minérales.
INDUSTRIELLE
Silésie, Hanovre (Gozlar), Saxe, Thuringe.
Harz.
Harz, Saxe.
Saxe, Bavière, Silésie.
Forêt-Noire.
Forêt-Noire ,
Bavière, Thu-
ringe.
Solenhofen (Bavière.).
Presque toute l'Allemagne.
Saxe et Silésie.
Lobsann.
Memel, Dantzig.
Baltique et mer du Nord (Stettin, etc.).
Stassfurth ,
Halle, Erfurth,
Vie,
Dieuze, etc.
Stassfurth.
Creuznach, Salzbrunn, Aixla-Chapelle, Ems, Wiesbaden, Seltz, Schwalbach,
Pyrmont (Prusse), Kissingen (Bavière), Bade,
Wildbad
(Wurtemberg),
Hombourg,
Nauheim
(Hess«).
Horlogerie.
Orfèvrerie et bijouterie
Coutellerie.
Parfumerie.
Tabletterie.
Papiers peints.
Berlin, Forêt- Noire, Eisenbach, Furtwangen, Schwen-
ningen.
Berlin.Cologne,
Pforzheim.
Solingcn, Nuremberg.
Cologne.
Offenbach.
Berlin, Munich.
Metz.
Fils et tissus de coton
broches,
121,000 métiers
mécaniques.).
Barmen, Gladbacb , Berlin
(Prusse), Chem-
nitz et Plauen (Saxe), Augs-
bourg (^Bavière)
Mulhouse.
» de laine
(1,800 filatures,
1,250,000 bro-
chesà crochets,
400,000 broches
à carder.)
Berlin , Barmen, Elberfeld,
Aix-la-Chapelle, Cologne,
Breslau.
Wipperfurth (Prusse), Camen'.Bischoffswerda, Bischwiller, Saintc-
Marie-aux- Mines (Alsace)
» de lin et de chanvre
(350,000 broc, 6,000 métiers mécaniques.)
Bielefeld, Duren, Gladbach, Hanovre , Liebau (Prusse), Dresde , Grosschenau (Saxe) , Stuttgart.
» de soie. ! Crefeld, Ber- (36,000 métiers lin , Erberfeld mécaniques). (Prusse).
Dentelles
(150,000 ouvr.).
Bimbeloterie.
Berlin, Barmen et Saxe.
Nuremberg.
TABLEAU DE LA PRODUCTION DU ZOLLVEREIN (fin).
struction et autres. (14 milt lions d'hect»™5.)
AGRICOLE
Forêts. Bade» Wur"
itemberg, Ba-
(Bois de con- vière , Prusse
rhénane, Saxe, Prusse orientale, Silésie.
Allemagne du Gros bétail. Sud, Saxe, Ha-
16 millions de'^f têtes.)
Prusse rhénane , Silésie, Nassau.
Moutons.
(30 à 32 millions; 35 millions de kilog. de laines lavées à fond.)
Chevaux.
(3 millions 1/2.)
Silésie (Breslau ) , Posen , Brandebourg (Berlin), Potnéranie , Mecklembourg, Saxe
( Dresde et Leipzig) , Wurtemberg, Bavière. •
Hanovre, Oldenbourg , Mecklembourg, Brandebourg, Wurtemberg, Deux-Ponts.
RRODUCTION
AGRICOLE
Porcs.
(9 millions de têtes.)
Chèvres.
(2 millions de têtes.)
Abeilles.
(2 millions de ruches.)
Allemagne centrale , Prusse orientale, Alsace-Lorraine, Bavière, Bade.
Thuringe,
Saxe, Brunswick.
Prusse rhéna ne, Saxe, Thuringe, Bavière, Wurtemberg Lorraine.
INDUSTRIELLE
Leipzig, Berlin , Breslau , Worms, Ma-
Cuirs et peaux.
(300,000 ou,.). S&SSSi
Waldenbourg,
Bochum,
Styring,
Siegen, Kœ-
nigshùtte, Dil-
lingen, Stol-
j berg, Es.sen,
Freyberg, | Klausthal {Forges, fondet ries, aciéries), Remscheid, Berlin {quincaillerie) , Berlin, Aix-la-Chapelle , Linden , Munich, Augsbourg , Chemnitz, Mulhouse | {machines).
Berlin , Aix-la- I Chapelle, Francfort.
Métallurgie et mécanique.
(1,600,000 tonn.
de fonte brute, 400,000 tonnes do fonte ouvrée, 900,000 tonnes de fer, 260,000 tonnes d'acier.)
Carrosserie,
PRODUCTION INDUSTRIELLE {Suite).
Produits chimiques.
Savonneries et bougies.
Barmen, Mag-j debourg, Duis-j bourg, Breslau, etc.
Berlin, Stutt- |
gart , Etnden , '
Cologne.
Raffineries de sucre indigène.
260,000,000 k.) Distilleries
(2,800,000hect.)
Brasseries.
Toute l'Aile- I.
magne, surtout (18,000 établis.)
la Prusse, (Magdebourg).
Pomératie, Posen, Saxe,
Silésie.
Salaisons, Liqueurs.
Munich , Berlin, Strasbourg.
Mayence, Westphalie.
Forêt-Noire, Dantzick, Cologne.
Voies de communication. — Le développement des voies de communication, bien qu'il soit encore incomplet, répond à celui de la production naturelle ou manufacturière. L'Allemagne possède d'admirables voies de navigagation : le Rhin, avec ses ports de Mannheim,de Mayence, de Coblentz, de Cologne, de Dusseldorf, de Wesel, dont le matériel s'élève à 2,600 bateaux à voiles et plus de 200 vapeurs ; avec ses affluents navigables : la Moselle à gauche, le Necker et le Mein à droite;
L'Ems, le Weser et l'Elbe, tributaires comme le Rhin de la mer du Nord ;
L'Oder, la Vistule, la Prégel, le Niémen, tributaires de la Baltique, et dont le cours inférieur appartient à la Prusse ;
Enfin le Danube, navigable depuis Ulm, dans le Wurtemberg, et sillonné par les vapeurs depuis Donawerth, en Bavière, jusqu'à la frontière d'Autriche.
Plus do 3,000 kilomètres de canaux complotent ce système dévoies navigables, rattachent le Rhin au Danube {canal Louis), les bouches de la Vistule à celles de l'Elbe [canaux Ae Bromberg, de Finoio, etc.), et uniront dans quelques années la Baltique à la mer du Nord, en coupant, de Hambourg à Eckernfœrde, la péninsule holsteinoise.
45,000 kilomètres de grandes routes, 30,000 kilomètres de chemins de fer exploités sillonnent l'Allemagne et servent de trait d'union entre le réseau franco-belge d'une part, et les chemins de fer russes et autrichiens de l'autre.
Grandes foires. — C'est à cette position intermédiaire entre l'Europe occidentale et orientale que l'Allemagne doit d'avoir conservé quelques-unes de ces grandes foires, si fréquentées au moyen âge, et qui s'effacent chaque jour par le rapprochement des peuples et la suppression des distances. Les foires de Berlin, de Stettin, de Brunswick et de Dresde, pour les laines, de Breslau, pour les laines et les céréales, de Franc forts ur-le-Mein, pour les cuirs, les draps et les vins, et surtout celles de Leipzig (128,000 habitants), pour la librairie, les cuirs, les pelleteries, les tissus de toute espèce (à Pâques, à la Saint-Michel et au jour de l'an), attirent encore des acheteurs de toutes les parties de l'Europe, et même de l'Amérique et de l'Orient.
Principaux ports. — Le commerce maritime, moins favorisé que le commerce continental, n'a pour débouchés que la mer du Nord et la Baltique ; cependant l'effectif maritime dépasse 1,100,000 tonneaux, dont plus de 400,000 appartiennent aux villes hanséatiques, et le mouvement de la navigation s'élève à plus de 10 millions de tonneaux (navires chargés).
Emden, à l'embouchure de l'Ems; Harbourg elAltona, sur l'Elbe; Tonningen, sur l'Eyder, entretiennent des relaiions avec la Hollande , l'Angleterre, le Danemark; mais les deux grands ports de la mer du Nord sont les deux villes hanséatiques; Brème, sur le Weser, à 80 kil. de son embouchure (103,000 hab.), l'un des débouchés de l'émigration allemande pour l'Amérique, l'un des premiers marchés européens pour les tabacs, les sucres, les cafés, les riz, le coton, les céréales, et le siège de la Compagnie du Lloyd de l'Allemagne du Nord, dont les vapeurs desservent les ports d'Angleterre, et la ligne de Brome à New- York, en correspondance avec le Havre [avant-port, Bremers-Hafen) ; et Hambourg, sur l'Elbe (265,000 hab.), à 131 kil. de la mer du Nord, la reine du commerce allemand, le plus grand entrepôt du Zollverein pour les cotons, les cafés, les sucres, le riz, les matières tinctoriales, le tabac, les céréales, les bois de construction, les laines, les métaux précieux, etc., le principal débouché de l'émigration, et le point de départ de lignes régulières qui le rattachent à Bordeaux, au Havre, à Anvers, aux ports anglais de la mer du Nord, à New- York, à l'Amérique du Sud, etc.
[Avant-port, Cuxhaven.)
Les ports les plus fréquentés de la Baltique sont Kiel, Lubeck, sur la Trave (45,000 hab.), l'une des trois villes hanséatiques; Rostock et Wismar, dans le Mecklembourg ; Stralsund, Stettin, sur l'Oder, à 70 kilomètres de la mer (81 ,000 hab.), le premier port de commerce de la Prusse; Dantzick (98,000 hab.); à l'embouchure de la Vistule ; Pillau, qui sert d'avant-port à Elbing et à Kœnigsberg (124,000 hab.), et Memel aux bouches du Niémen. Ces ports, en relations actives et régulières avec la Russie, les États Scandinaves et l'Angleterre, ont peu de rapports directs avec la France; leur commerce s'exerce surtout sur les céréales, les lins et les chanvres, les laines, les bois de construction et les métaux.
Commerce du Zollverein. — Le commerce extérieur du Zollverein, en
y comprenant celui des villes hanséatiques avec l'étranger (ces villes ne font pas partie du Zollverein et ont conservé certaines franchises commerciales), s'élève à plus de 7 milliards. L'Angleterre, la France, l'Autriche, les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, la Russie et les États-Unis sont les puissances qui y figurent pour les sommes les plus importantes.
Nos échanges avec le Zollverein et les villes hanséatiques dépassent 916 millions, dont les 3/4 par voie de terre. Le commerce spécial y figure pour 776 millions, dont plus de 340 à l'importation en France. Nous empruntons surtout à l'Allemagne des laines, des bestiaux, des peaux brutes, des bois, des houilles, des métaux, des lins, des potasses, des tabacs, des houblons. Parmi les objets exportés, nos vins acquièrent chaque jour une nouvelle importance ; les soies brutes de provenance française luttent contre la concurrence des entrepôts de Hambourg et de Londres; nos soieries balancent encore celles de Crefeld et de Berlin; nos draps fins, notre passementerie, nos vêtements confectionnés le disputent aux produits saxons et prussiens ; notre mercerie, nos articles de Paris, nos meubles, notre bijouterie, notre orfèvrerie, nos teintures préparées et notre verrerie de luxe maintiennent leur supériorité ; mais les progrès de l'industrie allemande, l'active concurrence de l'Angleterre et de la Belgique imposent à notre commerce les efforts les plus constants pour conserver sa place sur un des plus vastes et des plus riches marchés de l'Europe.
L'Allemagne est entrée résolument dans la voie du progrès moderne : les associations de toute espèce, les Compagnies de commerce et de navigation, les Sociétés coopératives s'y sont multipliées; les institutions de crédit y sont nombreuses, et, sans parler des banques libres ou privilégiées qui existent dans tous les États du Zollverein, il suffit de citer la Banque de Prusse, réorganisée à Berlin en 1856, celle de Francfort et celle de Hambourg , qui peuvent soutenir la comparaison avec les plus puissants établissements de France et d'Angleterre.
L'organisation déjà ancienne de l'éducation professionnelle, l'étude des langues étrangères et surtout du français et de l'anglais, dont la connaissance est aussi répandue dans les classes commerçantes que dans les classes supérieures, l'adoption d'un système uniforme de poids et mesures fondé sur le même principe que le système métrique, la réforme des monnaies ramenées au même titre que la monnaie française, la suppression des entravés qui gênaient la liberté de l'industrie et du commerce, enfin l'adhésion aux principes de la liberté commerciale par les traités signés depuis 1 864 avec la France, la Suisse, l'Angleterre, la Belgique, l'Italie, l'Autriche, etc., la suppression des visas et autres formalités pour les passe-ports, sont autant de garanties de progrès et, nous devons l'espérer, autant de motifs de rapprochement entre l'Allemagne et ses voisins.
RÉGIME DOUANIER
Les droits de transit sont supprimés; il n'existe plus de prohibitions à l'entrée ni à la sortie. Il n'est pas perçu de droits à l'exportation. Les droits se liquident d'après le poids brut sur les marchandises dont le droit n'excède pas 7 fr. 50 par 100 kilogrammes <3 marcs par quintal), ou sur celles dont la tare n'est pas indiquée au tableau des Tares.
Les tares allouées aux marchandises emballées en fûts, caisses et boucauts, varient de 41 à 24 % ; en paniers, de 7 à 16 %; en balles, de 2 à 9 %. Le quintal de douane est de 50 kilogrammes.
GÉOGRAPHIE ET STATISTIQUE COMMERCIALES. COMMUNICATIONS ENTRE LA FRANCE ET LE ZOLLVEREIN.