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TABLEAU DE LA PRODUCTION DE L'ITALIE

AGRICOLE

Toute l'Italie.

Piémont, Lombardie.

Céréales

(100 millions

d'hectolitres;

8 millions

d'hectares).

Riz

(230,000 hectares; 3 mêlions 1/2 d'hectolitres).

Coton

(16,000,000 kil).

Lin et Chanvre

650,000 quintaux rnétriq).

Plantes

tinctoriales,

etc.

Garance.

Safran. ]

Sumac |sicile(palerme (50 millions de| et Catane).

kilog.)

Sicile.

Lombardie et

Emilie (Ferrare

et Bologne).

Italie méridionale.

Vignes

(25 cà 28 millions d'hectolitres de vin).

Tabacs

(15,000 quint, rnétriq.).

Arbres fruitiers

(en particulier :

orangers, grenadiers, citronniers, caroubiers, amandiers, figuiers,

châtaigniers, (val.45millions)

Oliviers

(1,600,000 hectolit. d'huile.).

Manne.

Forêts

(4,160,000 hectares).

Toute l'Italie.

Albano, Mar-

sala, Syracuse,

Catane.

Sicile.

Toute l'Italie

Malte (orang. et citr.)

Toute l'Italie.

(Sardaigne, Toscane, prov.

de Gênes, Sicile, prov. de Bari, Vénétie).

Sicile.

Piémont et Italie méridionale.

MINÉRALE

Houilles

(Production insuffisante :

119,000 tonn.).

Tourbes

(76,000 tonnes).

Fer

(143,000 tonn.).

Cuivre

(32,800 tonnes de minerai).

Plomb argentifère.

(16,000 tonnes).

Zinc.

Manganèse.

Nickel.

Cinabre.

Acide borique.

Sel gemme.

Alun.

Marais salants

(3.702,000 quint, rnétriq.).

Marbres.

(400,000 tonn.).

Albâtre.

Serpentines, agates, jaspes.

Pierre lithographique.

Pierre à

chaux et ci*

ment.

Aoste (Piémont), Sardaigne, Emilie, Toscane.

Toscane, Emilie, Lombardie.

Ile d'Elbe. Piémont, Lombardie, Sardaigne.

Toscane (Montecatini), Piémont (Ollomont), Vénétie (Agordo).

Toscane, Sardaigne, Piémont.

Bellune.

Aoste et Macerata.

Ivrée et Scopello(Piémont).

Santa-Fiore

(Toscane) et

Catane.

Toscane.

Sicile (Castrogiovanni), Calabre (Lungro).

États romains.

Vénétie, Toscane, Sicile, Sardaigne, Naples, etc.

Toute l'Italie

(Carrare, Luc-

ques)

Toscane.

Toscane.

Catane, Gênes, Padoue-

Bergame, Sicile, etc.

INDUSTRIELLE

Imprimerie et librairie

(2,900 presses).

Papeterie

(48 millions de kilog.).

Instruments de musique.

Instruments de précision.

Turin, Florence, Milan, Gênes, Venise, Naples, Rome.

Piémont et Vénétie.

Turin, Crémone, Padoue, Venise.

Turin, Milan,

Florence,

Rome.

Mosaïques et marqueterie.

Cristaux et verrerie.

Porcelaines et faïences.

Florence, Vo-

latorra, Pise,

Sienne, Venise,

Rome.

Pescia.Lucques, Florence Naples.

Milan.Lucques,

Florence, Te-

ramo, Sienne.

Fils et tissus de coton

(700,000 broch.; (350,000 ouv.).

» de lin et de chanvre

(50,000 broches de filature).

» de laine.

( Valeur de 130 millions).

» de soie.

(4,400 dévidoirs

1,120,000 kil.

de soie grége ;

20,000 métiers).

Chapellerie

(Paille ; 60 fabriques en Toscane).

Milan, Gênes,

Udine, Vo-

ghera,Pise,Sa.

lerne.

Gênes, Bologne.

Crème.

Bergame, Milan, Terni.

Milan, Corne, Turin, Cuneo, Bergame, Brescia, Venise, Bologne, Florence, Sienne, Naples, Païenne.

Florence, Sienne, Pisto'fa,

Modène, Parme, Milan.

TABLEAU DE LA PRODUCTION DE L'ITALIE (Suite).

AGRICOLE

Bestiaux

(4 millions de têtes).

Moutons

(9 millions de têtes).

Chèvres

(3 millions).

Porcs

Chevaux

Mulets.

Vers à soie

(2 millions de kilogr. de soie.

Abeilles

(1,523,000 kil.

de miel; 330,820 kilog.

de cire).

Pêcheries

(thon, anchois, sardines).

Italie du Nord Pouille et Abruzzes.

Etats romains,

Italie du Nord,

provinces

napolitaines.

Sardaigne , Sicile, Italie du Sud.

Romagne et Italie du Sud.

Italie du Nord.

Toute l'Italie.

Côtes de Sicile et Adriatique.

MINÉRALE

Pouzzolane I Toscane, Naet pierres /pies, Sicile, îles ponces.

Lipari.

Terres colorantes.

Pétroles et bitumes.

Soufres

(250,000 tonnes).

Corail

(30,000 kilog.)

Sienne.

Toscane, Modène, Brescia.

Sicile (Girgenti), Etats romains , Romagne.

Côtes de Sardaigne et Sicile.

INDUSTRIELLE

Bijouterie, joaillerie.

Ganterie.

Naples, Turin, Rome.

Turin, Naples, Venise.

Métallurgie

(100,000 tonnes

de fer et de

fonte).

Industries chimiques.

Cuirs et peaux

(90 millions de valeur).

Aoste, Brescia,

Côme, Gênes, Livourne, Volaterra (forges et fonderies), Milan, Gênes, Livourne, Turin

(machines et

armes).

Gênes, Catane,

Florence, Naples, Livourne,

Milan, Turin.

Milan, Turin,

Gênes, Naples,

etc.

Pâtes alimentaires.

Fromages

(150 millions de kilog.).

Charcuterie.

Liqueurs

(Vermouth, rosolio, etc.

Turin, Gênes, Naples, Ancône, Reggio,

Parme, Ferrare, Plaisance.

Bologne, Florence, Ancône.

Turin, Modène, Florence.

Voies de communication. — Les communications intérieures laissent beaucoup à désirer en Italie; les cours d'eau navigables sont en petit nombre :1e Pô et YAdige dans le Nord, YArno et le Tibre dans le Centre, sont les seuls où la navigation présente quelque activité. Les routes de terre, excellentes en Piémont, en Lombardie et en Toscane, sont mal entretenues et insuffisantes dans le sud de la péninsule et en Sicile (143,000 kil. de longueur totale) ; mais les chemins de fer se sont rapidement développés: ils comptent aujourd'hui près de 9,000 kilomètres exploités, sillonnent en tous sens la Lombardie, la Vénétie, et longent le littoral de l'Adriatique et de la mer Tyrrhénienne jusqu'à Reggio d'un côté, jusqu'à Brindes de l'autre. Les lignes italiennes se rattachent aux lignes françaises par le chemin de la Corniche (Nice à Gênes) et par le tunnel de 43 kilomètres, dit du Mont-Cenis. La traversée du Saint-Gothard dont les travaux sont depuis longtemps en voie d'exécution, les rattachera aux lignes suisses; enfin l'ouverture de la ligne d'Inspruck à Vérone, par Botzen, a supprimé la dernière solution de continuité entre le réseau italien et le réseau austro-allemand, déjà

unis par la ligne de Venise à Trieste et à Vienne. Les magnifiques route9 du col de Tende, du mont Genèvre , du Mont-Cenis (France), du Simplon et du Saint,-Gothard (Suisse), du Splugen (Autriche), ont du reste abaissé depuis i longtemps la barrière des Alpes, que les voies ferrées achèveront de supprimer, i

Principaux ports. — Mais la forme allongée de l'Italie et son admirable situation maritime entre l'Occident et l'Orient, au cœur de la Méditerranée, assurent à la navigation maritime une incontestable supériorité sur les routes de terre.

Les principaux ports et ceux qui entretiennent le plus de relations avec la France sont :

4° Sur le golfe de Gênes :

Port-Maurice, l'un des entrepôts pour l'exportation des huiles ;

Gênes (130,000 hab.), accessible à des navires de tout tonnage, point de départ des lignes italiennes qui desservent tout le littoral italien, les Indes, le Brésil ; le principal marché pour les céréales , les huiles, les tabacs, les peaux brutes, les cotons, les soies, les laines, les métaux, les matières tinctoriales, les cafés, les sucres, les vins, etc. (mouvement de 3,200,000 tonneaux);

2° Sur la mer Tyrrhénienne;

Livoume (81,000 hab.), l'entrepôt du commerce de la Toscane et le débouché de Florence (1,250,000 tonneaux);

Givita-Vecchîa , le seul débouché maritime de la province de Rome (620,000 tonneaux);

Naples (420,000 hab.), l'un des ports les mieux situés, sinon les plus actifs de la péninsule (1,950,000 tonneaux);

3° Dans les îles de la Méditerranée :

Porto-Ferrajo, Porto- Long one et Rio, débouchés des minerais de l'île d'Elbe;

Cagliari, Porto-Torre, Maddalena, etc., en Sardaigne.

Palerme (190,000 hab.); Messine (75,000 hab.), l'une des grandes stations de la route du Levant; Catane, Trapani et Girgenti, entrepôt des soufres, se partagent le commerce de la Sicile;

4° Sur la mer Adriatique :

Brindes, à trois jours d'Alexandrie et du canal de Suez;

Ancône, débouché du commerce de la Romagne (750,000 tonneaux) ; Rimini et Venise (130,000 hab.), la reine déchue de l'Adriatique, dont le commerce, menacé par Trieste et par Ancône, s'élève encore à 140 ou 150 millions.

Le mouvement total de la navigation dépasse 26 millions de tonneaux, dont plus de 17 millions pour le cabotage (entrée et sortie), et l'effectif maritime à plus de 1,000,000 tonneaux (832,263 en 1867), dont 60,000 pour les navires à vapeur.

Commerce. — Le commerce extérieur de l'Italie varie entre 2,200 et 2,500 millions, dont 1,200 à 1,300 millions pour l'importation. La France, suivie de loin par l'Angleterre, la Suisse, l'Autriche, le Zollverein, la Russie, les États- Unis, figure seule dans ce chiffre pour 780 millions (statistiques italiennes).

Les principales marchandises que nous tirons d'Italie ( 380 millions d'après les tableaux des douanes italiennes) sont les soies, les huiles d'olive, les bestiaux, les chapeaux, nattes ou tresses de paille , les céréales, pour des sommes supérieures à 10 millions; des graines à ensemencer, des peaux, du riz, du soufre, des vins, des bois communs, des cendres, du corail brut ou taillé, des fruits de table, des minerais de fer et de plomb, des chanvres, des œufs de volaille et de gibier, des laines en masse, des marbres, etc., pour des sommes

supérieures à un million. Nous expédions en échange (380 millions en moyenne d'après les douanes italiennes) des tissus de laine, de soie et de coton, des sucres raffinés, des vins, de la mercerie, de la poterie et de la verrerie, des peaux préparées, des fils de toute sorte, des outils et ouvrages en métaux, de la lingerie, de l'orfévreiie et de la bijouterie, des articles de Paris , du papier, des livres et des gravures, de l'horlogerie, des huiles minérales, des ouvrages en peau et en cuir, des modes, des produits chimiques-, etc.

La commi nauté d'origine, la sympathie naturelle des deux nations dont tous les intérêts sont communs, la ressemblance des institutions, l'identité des monnaies et du syslème des poids et mesures, les avantages réciproques et la liberté de commerce stipulés par les traités, sont autant de points de rapprochement entre l'Italie et la France, et les relations, déjà si actives, ne pourront que se multiplier quand la paix, le développement des ressources naturelles du pays et des voies de communication auront relevé le crédit et replacé l'Italie au rang qu'elle doit occuper parmi les nations commerçantes.

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