‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 146 sur 1459 · EUROPE. — PAYS-BAS · texte numérisé non relu

EUROPE. — PAYS-BAS

ques à Amsterdam, Utrecht, etc.; les bougies à Gouda et Amsterdam; les industries métallurgiques à Utrecht, La Haye, Amsterdam et Maëstricht ; la préparation du beurre et du fromage à Edam, Alkmaar, Gouda, Harlem, etc.; les conserves alimentaires à Amsterdam, les raffineries de sucre à Amsterdam, les distilleries de genièvre à Schiedam et à Delft ; les brasseries sont répandues dans toute la Hollande.

Les constructions maritimes, qui ont conservé une grande importance, comptent plus de 600 chantiers.

Voies de communication. Principaux ports. — Cependant la véritable source de la prospérité de la Hollande n'est ni son industrie ni son agriculture : c'est son commerce favorisé par une admirable situation maritime, par la navigation de l'Escaut, de la Meuse, du Rhin, dont les bouches appartiennent aux Pays-Bas, et qui y attirent le transit entre l'Angleterre et l'Allemagne occidentale et méridionale; enfin par un système de canaux sans rival en Europe et que complète aujourd'hui un réseau de voies ferrées dont le développement atteint 1,800 kilomètres.

Les principaux débouchés maritimes de la Hollande sont : Amsterdam (290,000 hab.), sa capitale commerciale et industrielle, sur le Zuyderzée et sur un double canal qui la rattache à la mer du Nord, l'un des grands marchés européens pour les sucres, les cafés, les thés, la droguerie, les matières tinctoriales, les épices, les tabacs, le riz, les céréales, les peaux brutes, les suifs, les laines, les huiles de poisson, les poissons salés, les lins, les chanvres, les résines, la potasse, Tétain de Banca, les cuivres du Nord, etc., et le point de départ des services réguliers de la Compagnie royale hollandaise pour l'Angleterre, la Norwége, la Russie, l'Allemagne du Nord, la France et la Méditerranée :

Rotterdam, débouché de la navigation de la Meuse, du Wahl et du Leck (434,000 hab.), sur la Meuse et sur le canal de Gorée, dont le commerce s'exerce sur les mêmes objets que celui d'Amsterdam, et jouit des mômes moyens de communication ;

Flessingue et Middelbourg, à l'embouchure de l'Escaut occidental, dans l'île de Walcheren ;

Sckevening en, port de La Haye, la capitale politique des Pays-Bas; Harlingen, sur le Zuyderzée* Groningue, à la jonction des canaux du Damsterdiep et du Reidiep.

Le mouvement de la navigation internationale s'élève à 4,550,000 tonneaux chargés, et l'effectif maritime à 518,000 tonneaux (80,000 pour les vapeurs).

Le commerce spécial dépasse 2,500 millions : la Grande-Bretagne, les possessions hollandaises, le Zollverein, la Belgique, y occupent les premiers rangs ; la France y figure pour 70 à 90 millions, dont plus d'un tiers par voie de terre ou par la navigation intérieure. Les fromages, les cafés, les laines, les peaux brutes, les minerais d'étain, le zinc, le tabac, les cendres et potasses, les huiles de poisson et de graines, sont les principales marchandises que nous tirons de Hollande. Nous y renvoyons des vins, des céréales, des cotons en laine, des tissus, des résines, et un grand nombre de marchandises étrangères en transit par nos ports et nos chemins de fer, mais peu d'articles de luxe. Il serait cependant facile, surtout à nos industries de luxe, de se créer en Hollande un débouché avantageux ; car les habitudes de simplicité de l'ancienne société hollandaise n'ont pas résisté aux progrès toujours croissants de la richesse, et à l'exemple des nations voisines. Le traité de commerce signé avec les Pays-Bas en 1865, les conventions postales et

télégraphiques, l'adoption de notre système métrique, de notre code de commerce, la suppression des passe-ports, sont autant de motifs do rapprochement qui ne peuvent que multiplier les échanges.

Colonies hollandaises. — Amérique : Antilles hollandaises e Guyane, — Océanâe : Indes néerlandaises (26 millions d'habitants.)

Régime douanier. — Les tarifs des Pays-Bas n'admettent de prohibitions ni à l'entrée ni à la sortie. Les droits de transit n'existent plus. Les droits de sortie sont supprimés depuis le 1er janvier 1877. La loi-tarif du 16 avril 1877 a aboli un grand nombre de droits sur les matières premières.

Les tares de la douane sont de 15 % pour les marchandises en caisses et futailles, de 8 °/0 pour les surons, nattes, paniers, canastres, toiles, etc. On a le droit de réclamer le poids net. La réfaction pour coulage pour les liquides est de 6 % venant de l'Europe sur l'Atlantique; de 12 % venant d'ailleurs. La tare du thé en caisses est de 25 et 18 %

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