PRINCIPAUX CENTRES
Greenock (Glasgow), Sunderland, Liverpool,
Newcastle, Londres,-
Cork, Waterford, Ply-
mouth, Porstmouth.
Produits chimiques.
Couleurs et teintures, vernis, etc.
Savonneries.
Acide stéarique.
Londres, Sherfield,
Newcastle, Glasgow,
Leeds, Oldbury, Ga-
leshead , Manchester,
Liverpool, Derby.
Londres, Stoke, Hanley, Derby, Huddersfield, Hull, Wolverhampton, Edimbourg.
Liverpool, Warrington,
Londres, Bristol.
Londres, Leith, Bathgate (Ecosse), Belfast.
Conserves alimentaires.
Beurres salés.
Fromages.
Viandes salées et charcuterie.
Raffineries de
sucres 0,500,000 quiutaux
bruts).
Distilleries et liqueurs
(2 millions d'hectolitres)
Brasseries.
33,000 brasseries
21 millions d'hectolitres
de malt.
Londres, Liverpool, Merton (Surrey), Edimbourg.
Cork et presque toute l'Irlande.
Chester, Derby.
York, Belfast, Cork.
Londres, Dublin, Liverpool, Glasgow, Bristol.
Londres, Liverpool, Dublin, Belfast, Edimbourg, Norwich.
Toutes les grandes
villes, surtout Londres,
Burton, Banbury,
Romford, Sandwich.
Voies de communication. — - L'immense production de la Grande- Bretagne suppose une immense circulation favorisée par des moyens de communication de toute espèce, de nombreux cours d'eau navigables, la Tamise, YHumber, le Forth, dans la mer du Nord; la Clyde, la Mersey, la Severn, dans l'Atlantique et la mer d'Irlande; 4,800 kilomètres de canaux, 60,000 kilomètres de routes royales, 29,000 kilomètres de chemins de fer qui avaient transporté, en 1872, 423 millions de voyageurs et 480 millions de tonnes de marchandises, enfin des lignes télégraphiques qui sillonnent toute la Grande-Bretagne se rattachent au continent par Calais, Boulogne, Dieppe, etc. en France, Ostende en Belgique, la Haye en Hollande, Tonningen dans les États prussiens, et se prolongent à travers l'Atlantique jusqu'aux États-Unis.
Principaux ports. — Mais la principale source de l'activité commerciale de l'Angleterre, c'est son admirable situation maritime. Touchant au sud à la France par la Manche et le Pas-de-Calais, dominant à l'ouest l'Atlantique, à l'est la mer du Nord et les routes de l'Europe septentrionale , la Grande-Bretagne reçoit ou expédie chaque année pour l'étranger 128,000 navires (40 millions de tonneaux chargés) sans compter 183,000 caboteurs (23 millions de tonneaux chargés), et possède un effectif maritime de 21,000 voiliers (4,200,000 tonneaux) et de 4,500 vapeurs (2,500,000 tonneaux).
Elle ouvre de toutes parts à la navigation des ports sûrs et profonds :
1° Sur la mer du Nord :
Londres, sur la Tamise, à 73 kilom. de la mer, la capitale du Royaume-Uni la ville la plus peuplée (3,500,000 hab.) et le premier port du monde, avec ses 22 Compagnies de navigation qui la rattachent à tous les points du globe, et ses docks où s'entassent les marchandises de toute espèce, cafés, thés, épices, sucres, spiritueux, céréales, tabac, indigos, laines, soies, jutes, peaux brutes, etc. (mouvement maritime de 8,000,000 de tonneaux pour la navigation internationale).
Hull (130,000 hab.), à l'embouchure del'Humber, le débouché du commerce avec l'Europe du Nord, l'entrepôt des chanvres, des lins, des grains, des bois de la Baltique et des fers de la Suède, le point de départ des lignes de navigation à vapeur qui desservent la Baltique.
Newcastle, Sunderland (108,000 hab.), Stockton, Blyth, Seaham, HartlepooL entrepôts des houilles du Northumberland et du comté de Durham.
Leith, sur le Forth, le port d'Edimbourg ; Dundee et Aberdeen, les deux plus grands marchés de l'Ecosse pour les lins et les laines; Inverness, etc.
2° Sur l'Atlantique et la mer d'Irlande :
Glasgow (545,000 hab.), la troisième ville et le quatrième port de laGrande Bretagne, l'un des débouchés du commerce avec l'Amérique du Nord; Whitehaven, débouché des houillères du Cumberland.
Liverpool (530,000 hab.), à l'embouchure de la Mersey, le second port du monde, le point des départs de lignes régulières qui desservent l'Europe entière, l'Afrique occidentale, l'Amérique, l'Australie, et le premier marché européen pour les cotons (6 millions de quintaux importés en moyenne), les céréales, les bois de teinture et d'ébénisterie, les peaux brutes, les graisses, etc. (mouvement maritime de 8 millions et demi de tonneaux pour la grande navigation).
Swansea, Cardiff et Llanelly, débouchés des houillères du pays de Galles.
Enfin Bristol, au confluent de l'Avon et de la Severn, qui a conservé des relations actives avec la France et l'Espagne.
Sur les côtes d'Irlande :
Sont échelonnés, à l'ouest : Limericfc, sur le Shannon ; au sud : Cork etlVaterford; à l'est : Dublin (318,000 hab.); au nord : Belfast, le grand marché des toiles et des lins. (175,000 hab.).
3° Sur la Manche
Outre les deux grands ports à la fois commerçants et militaires de Plymouth et de Portsmouth et le port de Southampton, point de départ des services postaux pour l'Amérique centrale et méridionale, l'Australie, la Méditerranée, les Indes et l'extrême Orient (mouvement de 1,400,000 tonneaux) sont situés un grand nombre de petits ports qui doivent leur importance à des communications régulières et presque quotidiennes avec la France : Douvres, Brightont. Folkestone, New-Haven, Lynn Régis, Falmouth, Exeter, etc
Commerce. — Le commerce de l'Angleterre, favorisé par le prodigieux développement de sa marine, de ses colonies qui observent toutes les routes commerciales du monde, et par les principes de liberté que la Grande-Bretagne a eu l'honneur de proclamer la première, atteint aujourd'hui le chiffre énorme de 15 milliards et demi, sans compter les marchandises en transit, et la France y figure pour 2 milliards, précédée seulement par les colonies anglaises (3 milliards 750 millions) , et suivie par les États-Unis, le Zollverein, la Russie, la Belgique, la Hollande, la Turquie et l'Egypte, la Chine et le Japon, le Brésil, l'Espagne, etc. Le commerce spécial de la France représente, sur ces 2 milliards, une valeur de 1,700 millions, dont 600 millions à l'importation en France.
Les marchandises que nous empruntons, surtout à l'Angleterre, sont les soies (50 millions), les cotons (30 à 40 millions), les laines (100 millions), la houille (60 millions), les cuivres (20 à 30 millions) , les autres métaux bruts, les peaux, les teintures, le jute, les cafés, parfois même les céréales, etc.
Ces marchandises sont, comme il est facile de s'en convaincre par la simple énumération, des matières premières qui, pour la plupart, ne sont pas des produits du sol anglais, et que nous recevons ainsi de seconde main, au lieu de les tirer directement des lieux de production.
Les objets manufacturés figurent dans l'ensemble des opérations pour une somme qui ne dépasse pas 280 millions}. Les principaux sont les tissus et ouvrages en laine (60 à 65 millions), les ouvrages en métaux, outils, machines, etc. (20 à 25 millions), les navires en fer ou en bois (9 millions), les fils de coton, de lin et de laine (38 millions), les cigares, etc.
A l'exportation (plus de 1,050,000, 000) nos soieries figurent à elles seules pour 160 millions, nos lainages pour 90, notre mercerie pour 50, nos peaux préparées et nos ouvrages en peaux et en cuir pour 80; nos vêtements confectionnés, nos modes, nos produits chimiques, nos cristaux et nos porcelaines, notre librairie, représentent également des sommes considérables ; mais nous ne devons pas nous dissimuler qu'une partie de ces produits n'est pas destinée à la consommation anglaise, et se répand par l'intermédiaire et au bénéfice de la Grande-Bretagne dans tous les pays du monde, où nous aurions avantage à les transporter nous-mêmes. Les denrées alimentaires, farines et céréales, vins et spiritueux, œufs et beurre, fruits de table, légumes, sucres bruts et raffinés, entrent au contraire dans la consommation anglaise, et nos vins seuls, qui ne représentent qu'une valeur de 40 à 50 millions, verront tripler leur exportation quand le consommateur anglais s'y sera peu à peu habitué et quand les commerçants français auront complètement renoncé à ces fraudes qui compromettent, au bénéfice d'un petit nombre, l'honneur et le profit de tous.
Il n'entre pas dans notre plan d'énumérer les nombreuses sociétés d'exploitation commerciale ou industrielle, de transports, d'assurances, les sociétés coopératives, les institutions de crédit que l'esprit d'association, l'instinct du commerce et l'habitude du self-government ont multipliées en Angleterre. Dans tous les progrès qui intéressent le commerce et le crédit, la Grande-Bretagne a devancé le reste du monde et conserve encore sa féconde initiative.
Les docks de Londres ont servi de modèle à toutes ces compagnies de docks, de magasins généraux, etc., qui épargnent au grand commerce tant de frais et d'embarras, et qui multiplient les ressources du crédit. Le Lloyd anglais est resté
4. D'après les documents anglais cette somme ne s'élèverait qu'à i,500 million* environ (moyenne de 1873-77).
EUROPE
GflANDE-BRETAGNE.
Je type le plus complet des agences de renseignements et d'assurances maritimes. La Banque d'Angleterre est la première qui ait fourni au commerce ce précieux instrument de crédit que l'on appelle le billet de banque, et aujourd'hui encore, grâce à l'usage des chèques, des virements de comptes, et à l'entremise des maisons de liquidation, la Grande-Bretagne suffit à un immense mouvement d'affaires avec une circulation de numéraire qui ne dépasse pas 7 à 8 milliards et une circulation de billets inférieure à 1,400 millions.
Sans doute cette activité et cet esprit d'entreprise ont leurs dangers et le commerce anglais a traversé depuis un siècle plus d'une crise redoutable; mais nulle part les désastres n'ont été plus vite et plus facilement réparés parce que nulle part l'esprit d'initiative et le sentiment de la responsabilité personnelle ne sont plus puissants et plus répandus dans toutes les classes de la nation.
Possessions anglaises. — Europe : Heligoland, Gibraltar, Malte.
Colonies anglaises. —Afrique : Sénégal, Guinée, le Cap, Natal, Maurice, etc. M, 426,000 kilomètres carrés, 2^700,000 hab.). —Asie : Aden (Arabie), Indes et Indo-Chine angl., Hong-kong (2,450,000 kil. carr., 195 millions d'hab.).
— Océanie : Australie, Nouvelle-Zélande (7,989,000 kil. carr., 2,560,000 hab.).
— Amérique : Nouvelle-Bretagne, Bermudes, Lucayes, Jamaïque, petites Antilles, Honduras, Guyane, îles Falkand (9,220,000 kil. carrés, 5,200,000 hab.).