‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 213 sur 1459 · COLONIES HOLLANDAISES. — MALAISIE · texte numérisé non relu

COLONIES HOLLANDAISES. — MALAISIE

(1,900,000 kilom. car., 25 millions d'hab., dont 310,000 émigrants chinois et 40,000 Européens.)

Les colonies hollandaises d'Océanie comprennent : 4° le groupe des Iles de la Sonde : Sumatra, avec les ports de Bencoulen, Padang et Palembang, entrepôts des poivres, des cafés et autres productions de l'île; Java (18,125,000 h.), avec les ports de Batavia, chef-lieu des Indes néerlandaises, de Sourabaya, de Chéribon, de Samarang (mouvement de 1,650,000 tonneaux en bloc); Banca et Billiton, avec leurs inépuisables raines d'étain ; Sumhava, Florès et Timor, où les Portugais possèdent un comptoir à Dillé;

2° L'archipel des Moluques, Gilolo, Amboine, Ternate, Banda (ports j francs) ;

3° L'île Célèbes avec les ports de Macassar (port franc) et de Menado; 4° Une partie de la grande île de Borcéo (750,000 kilom. carrés), avec les ports de Benjermassing, Pontianak et Sambas.

Ces îles au climat brûlant, au sol volcanique, à la végétation puissante, souvent malsaines sur la côte, mais presque toujours salubres dans l'intérieur, réunissent toutes les variétés des productions tropicales : le riz, qui forme la base de la nourriture des indigènes; le café (68 à 80 millions de kilogr.), la canne à sucre (200 millions de kilogr.), le cacao, le thé cultivé à Java, les épices : poivres de Bornéo, Sumatra, Java, etc., muscade et girofle des Moluques et de Célèbes, cannelle de Java, etc.; le tabac, l'indigo, le coton, le caoutchouc et la gutta-percha, le camphre, les bois de teinture, les bois d'ébène, de sandal, de rose, les rotins etc.; les plantes médicinales, les fruits des tropiques, etc. Le bétail, les moutons, les chèvres, les chevaux, la volaille, y abondent; les métaux usuels et surtout l'étain (6,000 tonnes), le sel gemme, le soufre, les diamants, l'or et l'argent, la houille s'y rencontrent dans les montagnes de l'intérieur; la pêche des tortues, des huîtres à perles, des tripangs, la récolte des nids d'hirondelles destinés à la Chine, fournissent au commerce des ressources importantes.

Le commerce total s'élève annuellement à plus de 700 millions (Pays-Bas, Angleterre et colonies anglaises, États-Unis, Chine, etc.). La France n'y figure que pour quelques millions à l'exportation directe (sucre, cannelle, poivres, gomme-copal, étain, joncs et roseaux, cafés, chapeaux de paille, etc.), et pour une somme inférieure à l'importation (vins, tissus et passementerie de laine et de soie, bijouterie d'or, chaussures, mercerie, poterie et verrerie, fruits de table, poissons marines, ouvrages en métaux).

Une grande partie des transports entre les Indes néerlandaises et l'Europe s'opère par l'entremise de la Société de commerce des Pays-Bas, à qui le gou-

vernement afferme le produit des impôts en nature perçus dans les colonies d'Océanie, et dont les ventes publiques à Amsterdam et à Rotterdam règlent les cours des cafés, des poivres et des épices.

La population indigène appartient à la race malaise, dont la langue, concurremment avec le hollandais, est celle du commerce dans toute l'Océanie septentrionale et occidentale.

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