‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 239 sur 1459 · COLOMBIE ET GUYANES · texte numérisé non relu

COLOMBIE ET GUYANES

Le prix du transport est de 425 francs par personne. Les marchandises de première classe (tissus, objets d'habillement, cigares, médicaments) payent 50 centimes par pied cube; les marchandises de deuxième classe (fruits, denrées coloniales, indigo et cochenille, huiles, cotons bruts, vaisselle et verrerie, meubles, armes, provisions de bouche, marchandises en balles) payent 4 5 centimes la livre anglaise; les marchandises de troisième classe (harengs, beurre, fromage, sucre, mélasse, acier en barre, cuivre, fer forgé, viandes salées en tonneaux, glaces, porcelaines) payent 5 centimes la livre, le tout sur le poids brut. Les métaux précieux, les vins, les résines, les matériaux de construction, le charbon, les nitrates, les animaux vivants, le quinquina, sont soumis à des tarifs spéciaux.

Le transit était, en 1867, de 4 07,000 tonnes et de 33,000 voyageurs : il n'a pas augmenté depuis.

Les auties ports sont: sur l'océan Pacifique, Buenaventura et Tumaco; sur la mer des Antilles, Sainte- Marthe, Carthagène, Savanilla et Barranquilla , à l'embouchure de la Magdalena, principal débouché des grandes places de commerce de l'intérieur, Bogota et Antioquia.

Les communications intérieures sont des plus difficiles; la navigation de la Magdalena (mer des Antilles) et celle de YOrënoque est lente et dangereuse, et les routes, surtout celles qui traversent les Cordillères, ne sont que des sentiers de mulets. Les fleuves sont ouverts à tous les pavillons.

Le commerce, souvent troublé par les agitations politiques, ne dépasse pas 90 à 100 millions, sans y comprendre le transit de Panama. La France y figure pour une trentaine de millions, dont 8 à 9 millions à l'exportation en France (quinquina, coton, café, peaux brutes, nacre de perles, cacao, etc.), et plus de 20 millions à l'importation (tissus, vins, etc.).

Page 1