OBSERVATIONS
Trames :
France, filature et ouvraison.
qualités inférieures,
et celui des qualités supérieures, est d'environ 20 francs.
Chine, ouv. française, 2e ordre.
Grèges :
Italie, bouts noués, 2me ordre.
Japon, grappes n° 2
Tsattlée (Chine), n° 4
Les grèges se classent en bouts noués 1er et 2e ordres, et ordinaires le", 2e et 3e ordres.
Tissus de soie *. — Les principales variétés de tissus de soie sont les velours; les étoffes unies ou façonnées pour robes et ameublements (taffetas, satins, moires, damas, brocarts); les florences, lustrines et serges pour doublures; les foulards unis ou imprimés pour robes et mouchoirs; les châles, fichus et cravates; les crêpes, les gazes et les tulles; les tissus pour chapeaux d'hommes et de femmes ; les tissus pour bluter ; les peluches provenant des douppions et bourres de soie (Lyon, Paris, Nîmes, Tours); les rubans unis et façonnés: les galons, les lacets et les passementeries pour garnitures de robes et de chapeaux (Saint-Etienne, Saint-Chamond).
Graines de vers à soie. — Le commerce des graines ou œufs de vers à soie a pris une haute importance depuis l'épidémie qui désole les pays séricicoles d'Europe et môme du Levant, et qui jusqu'à présent n'a pu être combattue que par la régénération de la race et la substitution des graines étrangères saines aux graines indigènes pour la plupart infectées. On a même essayé d'acclimater soit les espèces sauvages de l'Indo-Chine, qui produisent la soie grossière et grisâtre connue sous le nom de tussah, et qui vivent sur le ricin, ou autres arbustes semblables, soit les espèces domestiques du Japon, le Bombyx Ya-mai, qui se nourrit des feuilles de diverses variétés de chênes et de châtaigniers, en particulier de celles du qiiercas serrata, et le ver à soie de Yailanlhe ou faux vernis du Japon dont la propagation en Europe a donné de bons résultats. Les graines les plus recherchées sont cependant celles du bombyx, du mûrier, et le seul pays dont les produits offrent jusqu'à présent des garanties sérieuses est le Japon. Ces graines nous arrivent sur des cartons qui doivent porter la marque de l'expéditeur et le timbre du consulat fiançais. Les fraudes sont du reste très-fréquentes; une fois les graines écloses, si l'éleveur n'a pas la précaution de détruire les cartons, on les voit souvent reparaître dans le commerce couverts de graines malsaines dont il devient impossible de constater l'origine. On a reconnu récemment qu'on importait du Japon en Chine des cartons vides destinés à être recouverts de graines chinoises et réexpédiés au Japon pour y recevoir le timbre des consulats européens. Ces fraudes ne peuvent être déjouées que par des mesures de police et par une grande prudence de la part du commerçant.
La graine de Boukara paraît être de qualité supérieure, et ne reviendrait pas en France à plus de 1 00 à 4 20 fr. le kilogramme, soit 2 fr. 50 à 3 fr. l'once