x = fr
Moins un courtage, au comptant 1/8 % '144
Prix de vente fr. 115056
Que le marché soit résilié d'un commun accord, ou non, ma perte sera de 1/16380 — 115056 = fr. 4 324.
Comme j'ai foi à la hausse, je vais reporter mon opération à la liquidation suivante. Pour cela, je vends au comptant mes 6000 fr. de rente et je les rachète en même temps à la même personne, livrables fin prochain ou avant, à ma volonté, au cours de 58.4 0.
La différence 58.10 — 57.60= 0.50 par 3 fr. de rente est le prix du report. Le report est la rémunération du capitaliste, qui place ainsi temporairement son argent pendant trente jours au taux de :
sans aucune chance de perte et même à un taux supérieur si je prends livraison des titres avant la liquidation.
A la liquidation suivante, je rentre dans mes titres
moyennant 3 : 58.10 :: 6000 : x = fr. 146200 Plus un courtage : 20f X 4 . . . . 80
Prix des 6000 fr. de rente fr. 116280
Je les avais vendus 415056
Cette V perte 4 224
Jointe à la précédente 1324
Donne une perte totale de fr. 2548
Mais, selon mon espoir, à la 3e liquidation, le cours du 3 % est remonté à 64 .25. Vendant mes 6000 fr. de rente à ce cours, j'ai :
3 : 61.25 :: 6000 : x = fr. 122500 Moins un courtage, 1/8 % 453.15
J'en retire net fr. 4 22346.85
Ils m'avaient coûté. . . . 4 4 6380. »
Et je gagnerais fr. 5966.85
S'il ne me fallait déduire. 2548. »
Bénéfice final fr. 3418.85
L'agent de change chargé d'un achat et d'une vente simultanés ne prend ordinairement qu'un courtage.
59. Déport. Le déport est l'inverse Ju report. Le prêteur, au lieu d'être nanti d'un titre, se trouve nanti d'une somme d'argent.
J'ai vendu fin courant 4 0000 fr. de rente 5 % au cours de 83. Arrive la liquidation; au lieu d'accepter la différence, mon acheteur déclare prendre livraison des titres. Au lieu de les acheter à la Bourse, je les achète au comptant à
84 fr. à une personne et je les lui revends immédiatement à 83.50. Le déport est ici de 50 centimes.
60. Actions, obligations. Les actions et les obligations des sociétés industrielles et commerciales sont l'objet d'opérations absolument semblables à celles que nous venons de développer sur les rentes. Au comptant, elles se négocient en quantité quelconque; à terme, elles ne sont demandées ou offertes que par groupe de 25 ou par multiple de 25. Une action est un titre transmissible qui donne droit à une part ou dividende dans les bénéfices d'une entreprise, d'où il s'ensuit que la valeur d'une action dépend surtout des variations du dividende. Les obligations sont des titres qui représentent des capitaux prêtés, soit aux administrations publiques, soit à des compagnies de commerce, d'industrie, de chemins de fer: elles sont productives d'intérêts et remboursables dans un temps limité. Ces obligations offrent un placement sérieux de capitaux. Leur cours ne prend guère d'élasticité que quand leur remboursement doit être effectué en plusieurs tirages au sort avec lots ou primes pour le premier ou les premiers numéros sortants-
61, Impôts. La rente française est affranchie de tout impôt. Les valeurs mobilières françaises sont soumises à trois impôts :
4° Le droit de timbre. Il est fixé à 4 % du capital nominal, plus le double décime pour les sociétés ayant une durée de plus de dix ans.
Ce droit étant payé par les compagnies, sous forme d'abonnement annuel, les porteurs n'ont pas à s'en occuper;
2° Le droit de transmission. Pour les titres au porteur : 8.20 % sur le capital versé, droit annuel payable par semestre. Pour les titres nominatifs: 0.50% du prix du jour, déduction faite des versements non effectués. Les titres au porteur sont estimés d'après le cours moyen de l'année précédente ;
3° L'impôt sur le revenu. Il est fixé à 3 % sur le revenu des valeurs mobilières, c'est-à-dire pour le montant de leurs intérêts et dividendes.
4 27. Soit une obligation de 300 fr. rapportant 4 5 francs d'intérêt.
4° Si elle est au porteur, elle payera annuellement :
4° Droit de timbre payé par la compagnie. . 0,00 2° Droit de transmission, 0.20 % sur 300 fr. 0.60 3° Impôt sur le revenu, 3% sur 4 5 fr. . . 45
Total fr. 4.05
soit 52 centimes 4/2 par semestre.
2° Si l'obligation est nominative, elle aura payé, au moment du transfert ou delà conversion, le droit fixe de 0.50 pour 4 00 francs de capital nominal. La retenue qu'elle aura à subir ne sera plus pour elle que celle de l'impôt de 3 % sur le revenu, soit 45 centimes ou 0.22 4/2 par coupon semestriel.
Il y a donc avantage, au point de vue de l'impôt, à prendre des titres nominatifs, si on doit les conserver plus de deux ans et demi.
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