du 31 août
Les suivants m'ont payé leurs billets ci-après, échus ce jour.
Ménard, son billet à mon ordre 763 fr.
Beaufond, son billet à mon ordre 607 fr. 1370 fr.
[Je reçois de l'argent; donc la Caisse doit être débitée (36). Je donne ou rends contre cet argent les billets de Ménard et de Beaufond; donc le compte d'Effets à recevoir doit être crédité (37).] J'écris au Journal, art. 26.
Dans cet article composé, Ménard et Beaufond ne peuvent pas être crédités pour l'argent qu'ils donnent, puisqu'ils reçoivent en échange leurs billets.
69. Ainsi l'encaissement d'un billet à recevoir, ou le payement d'un billet à payer, qui n'est qu'un échange d'espèces contre un effet, donne lieu à un article au Journal dans lequel figurent seulement les comptes généraux de Caisse et d'Effets à recevoir ou à payer,, sans que la personne qui reçoit ou paye doive être débitée ou créditée..
J'ai vendu aux suivants 28 tonneaux de vin rouge de Bordeaux, payables comme suit :
A Darnay, 17 tonneaux à 600 fr., payables en son billet à mon ordre à 5 mois . 10200 fr.
A Ménard, 11 tonneaux à 580 fr., payables à h mois ou à l'escompte de 3 p. 0/0 6380 fr. 16580 fr.
[J'ai vendu des marchandises; donc Marchandises générales doivent être créditées. Darnay et Ménard, qui les ont reçues sans les payer ou régler immédiatement, doivent être débités.] J'écris au Journal, art. 27.
Darnay m'a fourni son billet à mon ordre au 31 janvier prochain, en payement des vins que je lui ai vendus le 2 courant. . . . 10200 fr.
[Je reçois un effet; donc le compte d'Effets à recevoir doit être débité. Darnay, qui me donne cet effet, doit être crédité.] J'écris au Journal, art. 28.
J'ai payé mon billet, ordre Paul, échu ce jour 9/*5 fr.
[Je reçois ou il me rentre un billet à payer; donc le compte à' Effets a payer doit être débité (36). Je donne de l'argent; donc la Caisse doit -être créditée (37).] J'écris au Journal, art. 29.
Ici Paul ne doit être ni débité ni crédité, car le payement d'un billet n'est que l'échange de ce billet contre de l'argent (65).
Ménard m'a payé comptant sous l'escompte de 3 p. 0/0, les vins à lui vendus le 2 courant, s'élevant à. 6380 fr.
En espèces . . . 6188 fr. 60 c.
Escompte qu'il a retenu 191 fr. ZjO c. 6380 fr.
De l'escompto.
ll\. L'escompte est une bonification accordée à celui qui paye comptant au lieu de payer à terme. L'escompte est un bénéfice pour celui qui paye et le retient; c'est une perte pour celui qui reçoit et à qui l'escompte est retenu. Ainsi, dans tous les cas, l'escompte doit êtro porté au compte des Pertes et Profits.
[Dans cet exemple, qu'est-ce que je reçois? De l'argent; donc la Caisse doit être débitée, mais seulement de la somme de 6188 fr. 60 c. qui y entre effectivement en numéraire. Qui est-ce qui donne? C'est Ménard; donc il faut le créditer, mais de la somme totale de 6380 fr., quoique Ménard ne compte effectivement que 6188 fr. 60 c, par la raison qu'il éteint réellement, avec cette somme, diminuée de l'escompte, une dette de 6380 fr., et que son compte ayant été débité, dès le 2 courant, de la somme intégrale de 6380 fr., il devient nécessaire de le créditer d'une somme égale pour balancer ce compte.
Quant à l'escompte de 191 fr. 40 c. retenu par Ménard sur les espèces, pour prompt payement, il faut en débiter le compte de Pertes et Profits; car cette retenue est bien réellement une perte pour moi (36).] J'écris au Journal, art. 30.
J'ai vendu à Bulton pour 1000 fr. d'indigos avariés, payables à 6 mois de terme. Cependant il a préféré me les payer compiant sous l'escompte de 3 pour 0/0, s'élevant à 30 fr.; reçu net : 970 îr.
[Je reçois de l'argent : la Caisse doit être débitée, mais seulement de la somme de 970 fr. qui y entre en espèces. Je donne des marchandises; les Marchandises générales doivent être créditées seulement aussi de 970 fr., parce que je dois considérer l'escompte retenu comme une diminution du prix de vente.
On pourrait débiter Pertes et Profits de cet escompte perdu, et créditer alors Marchandises générales de 1000 fr.; mais ce sont des écritures inutiles qu'il convient toujours d'abréger.] J'écris au Journal, art. 31.
76. Règle générale : On ne débite ou cr édile le compte de Marchandises générales que du montant net reçu ou payé pour leur vente ou leur achat. On ne passe nulle écriture ni du bénéfice partiel fait dans chaque opération, ni de F escompte gagné ou perdu sur une facture, ni des faux frais divers, qu'il faut toujours considérer comme augmentation ou diminution du prix d'achat ou de vente.
J'ai vendu aux suivants ce qui suit, payable en leur billet à mon ordre à 4 mois :
A Nanieuil, 80 caisses de prunes d'Ante pour. 1029 fr. A Boyer, 100 caisses de prunes d'Ante pour. . 1024 fr. A Villeneuve, 70 caisses de prunes d'Ante pour. 540 fr. 2593 fr.
[J'ai vendu des marchandises ; donc Marchandises générales doivent être créditées. Nanteuil, Boyer et Villeneuve, qui ont reçu ces marchandises, doivent être débités.] J'écris au Journal, art. 32.