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PRINCIPES GÉNÉRAUX DE TOUTE APPLICATION ORNEMENTALE

On doit considérer d'abord :

V La forme totale extérieure, découpure ou silhouette de l'objet ; voir s'il remplit les conditions de :

2° La solidité apparente , — l'équilibre, la pondération , s'il possède suffisamment :

S"" La variété dans le détail , en harmonie avec l'ensemble, se rendre compte de :

4° La vue distincte de l'ensemble, où doivent se trouver réunies toutes les conditions de :

5*^ L'harmonie parfaite et générale du tout avec les parties, jointe à :

6° La convenance de l'objet avec son but.

L'application bien entendue de ces principes devra nécessairement concourir à la production d'un tout agréable. ^ L'unité d'un tout dépend de l'harmonie générale des parties. —

Signification et expression. — Pour composer uu ensemble ou un tout ornemental, simple ou riche, léger, élancé, svelte ou pesant, massif, ou triste, ou gai, ou simplement gracieux, nous devons penser à tous les objets naturels qui réunissent, au plus haut degré, les qualités que nous venons de citer, et en appliquer les formes à nos inventions. C'est ce qu'on nomme caractère.

Pour créer du simple, songeons aux types simples, pensons aux formes de la géométrie : le cercle, le triangle, le carré, la boule, Fœuf, le cylindre, le cône, la pyramide etc., aux couleurs simples, à la beauté nue ou primitive.

Pour créer du léger.

Songeons au lévrier, au cerf, à la biche, aux oiseaux aériens, aux plantes grimpantes, aux nuages.

Pour créer du riche, songeons aux formes rayonnantes.

Songeons au paon, le plus beau des oiseaux, et aux palais des rois.

Pour créer du pesant, du massif, du solide, songeons à la montagne, aux pyramides, à l'éléphant.

Pour créer du triste , songeons aux formes tombantes.

Oublions tout ce qui est gai, songeons à la douleur et à toutes les causes qui la font naître, aux tombeaux, aux arbres qui pleurent à la nuit et à ses ombres, aux paysages déserts.

La tristesse , la mélancolie, empreinte dans la création d'art, est un sent ment facile à réveiller.

La mélancolie est la tristesse mêlée d'espérance; elle a un charme particulier dans les œuvres d'art.

La joie, la gaieté sont également faciles à naître par l'aspect des fleurs aux vives couleurs et aux formes variées.

L'étude des moyens par lesquels on suscite dans l'àme les divers sentiments de la vie, est ce qu'on appelle la science esthétique. Quiconque s'adonne à l'art, pratique plus ou moins l'esthétiiiue, en produisant un ouvrage quelconque, comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir.

Quantité. — La grandeur des masses et la simplicité dans les détails excitent eu nous de fortes impressions ; mais, il faut un grand choix dans les analogies : celte «luestion de choix doit être guidée par la plus judicieuse conveiiance.

L'œil se forme à l'étude du caractère des X)roportions, par la considéra:tion des créatures animées ou inanimées les plus parfaites.

Chaque type créé a son genre de béantes et de proportions individuelles, particulières à l'âge, au tempérament et au but pour lequel il a été créé.

Chez l'homme de dix-huit ans, les formes physiques ne sont pa? les mêmes que chez celui de quatre-vingts; il en est de même pour les animaux. Le cheval de labour et le cheval de course sont des types animés , dont les beautés varient avec leur but. Il en est de même pour les végétaux.

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