Î.\I PRESSION MURALE
Donnez d’abord une impression au plâtre, à l’huile, avec du brun rouge ou de l’ocre jaune, laquelle s’emboit dans le plâtre sec, et donnez-en une seconde d’une teinte gris rosâtre pardessus, ou d’ocre et de blanc, si vous préférez.
On peut, si la muraille est bien sèche, y donner à plusieurs reprises deux ou trois couches d’huile bouillante, jusqu’à ce que l’on voie que l’enduit demeure gras et ne s’emboit plus. On l’imprime ensuite avec le blanc de craie et de l’ocre jaune ou rouge, ou autres terres qu’on broie un peu ferme et dont on fait une couche sur le mur.
D’autres personnes font un enduit préalable avec de la chaux et de la poudre de marbre ou du ciment fait de tuiles pilées et broyées finement, qu’on applique à la truelle pour le bien unir; ils l’imbibent ensuite de plusieurs couches d’huile de lin avec une grosse brosse. Ensuite, on fait une composition de poix grecque, de mastic et de gros vernis, bouillis ensemble dans un pot de terre, on l’applique à la brosse et on unit à la truelle cliaude. On imprime ensuite la couleur à l’huile sur laquelle on viendra peindre son tableau.
C’est un mélange d’huile cuite avec un peu de litharge qu’on délaye avec de la cire fondue. On chautîe la pierre, le plâtre ou la toile qu’on veut enduire, et l’on passe dessus, avec des pinceaux, la préparation liquide.
On peut remplacer la cire par certaines résines, telles que l’élemi, le copal et l’huile par une essence telle que l’aspic; cela est môme nécessaire quand les peintures qu’on doit y exécuter sont placées dans des rez-de-chaussées ou lieux bas et humides.
On enduit les statues de pierre tendre, les vases, les basreliefs ou plâtre et médaillons, d’un encaustique à la cire et à l’huile lithargirée. Les enduits à l’encaustique conviennent également à l'impression des panneaux de métal de cuivre.