LES LAQUES ET LES CARMINS
La préparation du carmin fut inventée à Pise, en 1656, par un moine chimiste franciscain, du nom de Homberg. Les laques se préparent en précipitant les matières colorantes au moyen de l’alumine. On place dans le bain dont on veut obtenir la couleur, une dissolution d’alun et une autre de carbonate de soude; on ajoute parfois une petite quantité de sel d’étain qui modifie les nuances ; par ce moyen l’oxyde d’étain ajouté à un bain de cochenille donne une belle laque cramoisie.
La matière colorante qui est la partie principale du carmin se compose de la matière particulière de la cochenille et des éléments du sel qu’on emploie pour la précipitation. Les procédés de cette fabrication sont délicats et difficiles. La cochenille (insecte) est aujourd’hui fournie en abondance par l’Algérie.
On la fait ordinairement bouillir avec du carbonate de potasse, on y ajoute ensuite de l’alun pulvérisé qui transforme la liqueur cerise foncée en un rouge vif carmin, on ajoute enfin la colle de poisson qui détermine la précipitation du carmin. Cette liqueur encore fortement colorée sert à la préparation des laques.