‹ Manuel général de la peinture à l'huileChapitre 68 sur 85 · RESTAURATIOIV DE POTERIES ANTIQUES · texte numérisé non relu

RESTAURATIOIV DE POTERIES ANTIQUES

On façonne un bloc d’argile plastique, de cette argile dont se servent les modeleurs, de manière à lui donner autant que possible la forme qu’on suppose au vase qu’il s’agit de reconstituer. Puis sur cette forme on applique un à un les divers fragments, dont on étudie la juxtaposition, absolument comme par une sorte de jeu de patience, afin de les remettre aussi bien que possible à leur place respective ; en ayant soin d’entretenir suffisamment humide l’argile plastique, les morceaux adhèrent assez pour se maintenir dans la position qu’ils doivent avoir. Quand on a ainsi rapproché tous ces morceaux, on les revêt d’une ou plusieurs couches ou bandelettes de papier fort, imprégné de colle, de façon à former autour du vase une enveloppe assez résistante pour relier tous les fragments. Quand cette espèce de momification est effectuée, on peut extraire l’argile, encore molle, et le vase se maintient suffisamment. Alors, une fois l’argile convenablement enlevée, on remet à l’intérieur des bandelettes qu’on superpose avec de la colle, jusqu’à ce qu’on ait constitué une armature inté-

rieure assez ferme et assez résistante pour conserver aux fragments juxtaposés leur place et leurs formes. Le revêtement extérieur peut alors être retiré, en l’humectant avec précaution, et le vase apparaît enfin aussi complet qu’on a pu le faire par celte restauration. Il va sans dire que ce moyen ne serait applicable qu’à des vases dont l’orifice serait assez dégagé pour permettre d’appliquer à l’intérieur cette sorte d’ossature improvisée qui maintient les fragments et conserve la forme des vases.

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