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PLANCHE DE LA MAIN

Tirez l’horizontale A B ; sur le point M, milieu de A B, élevez avec l’équerre M C, verticale ou perpendiculaire sur A B. Pour simplifier le travail, placez des petites croix sur votre modèle aux endroits saillants et précis où se trouvent les têtes d’os qui

forment les éminences des articulations, reliez entre elles ses petites croix par des lignes, et vous aurez une sorte de réseau rectiligne que vous copierez d’abord sur votre feuille de papier sur laquelle vous aurez tracé vos lignes A B et M B. Toute la perfection du travail dépendra de la manière exacte dont vous placerez les croix considérées dans leurs justes rapports de situation relativement à la ligne verticale et à la ligne horizontale.

Imaginez-vous que vous avez à copier d’abord une simple armature de fds de fer qui servirait de noyau à la main proposée pour modèle.

Ces lignes auxiliaires, qui forment entre elles des sortes de trapèzes dont le plus grand forme le dessus de la main, vous serviront de guides pour déterminer les lignes réelles qui forment les contours extérieurs et intérieurs. Les lignes horizontales du livre seront très-commodes pour placer les bouts des trois doigts qui posent sur le côté. On voit, par les petites flèches du modèle, la direction oblique et l’angle que formerait la ligne perspective du livre si elle était prolongée jusqu’à la ligne A B. Il est toujours important de tirer, par exemple, par la croix qui est sur la manche du poignet, un aplomb sur A B pour voir à quelle distance des angles du livre il faut tracer la courbe enveloppante de la chemise. N’oublions pas de dire qu’avant de pousser plus loin la recherche des formes de détail, il faut d’abord avoir bien déterminé le trait du livre. Si, au lieu de copier notre modèle dessiné, vous vous proposiez de copier une main de plâtre ou vivante d’après nature ; il serait bon, pour vous guider, de la placer dans la situation de la planche, et, pour représenter la ligne A B, vous disposeriez une règle dans la môme situation horizontale que A B; vous pourriez ensuite, pour vous figurer la ligne verticale M C, planter, dans une boulette de cire adhérente à la table, une aiguille à tricoter, dont vous auriez préalablement assuré la verticalité au moyen de l’équerre de bois. Il faudrait vous placer devant le modèle à une distance d’au moins trois fois et demie sa longueur pour en saisir l’ensemble d’une seule œillade.

Point important. — Il faut regarder le modèle, d’un point fixe et invariable; pour s’y accoutumer, il est facile de placer sur un petit pied de liois un bâton vertical muni d’un trou rond en carton, suffisant pour y observer le modèle. De tout autre point plus haut, plus bas, à droite ou à gauche de ce point de vue, les formes seraient modifiées; ce qui prouve suffisamment qu’on commet souvent des incorrections de dessin d’après nature en commençant à copier le modèle vu d’un point de vue certain, et en l’achevant, vu d’un autre.

PLAIVCIIE REPRÉSEATAIVT LE PIED.

Tirez toujours A M horizontale et M C verticale sur le point

M, milieu AB. Abaissez du talon laligne d’aplomb au pointX, et du bout de la sandale abaissez l’aplomb en B. Placez ensuite les petites croix sur les têtes des os de la cheville, des orteils; prenez sur GF la hauteur du coude-pied en G, tracez la courbure de la semelle, qui est la ligne la plus voisine de la ligne A B ; charpentez en lignes droites et brisées la silhouette ou contenant du pied P OR GH X, et procédez, en raisonnant de la même manière que pour le tracé de la main, à la recherche successive des. formes, marchand ainsi du simple au composé, du connu invariable de la ligne droite à l’inconnu de plus en plus approché des lignes courbes. Pénétrez-vous bien du caractère de chaque forme, trouvez des similitudes et des analogies. L’aspect général du pied, la forme la plus abréviative serait une sorte de trapèze dont le talon serait un angle presque droit, la grande base inférieure serait de P en X, et la base supérieure de G en H, et les côtés de G en P, de H en X. Remarquez que la talonnière de cuir ressemble à une sorte d’oreille de cheval.

L’élève intelligent n’a pas besoin que nous poussions plus loin le travail, nous nous bornons à le mettre sur la voie.

On ferait un pied d’après nature tout aussi facilement et en appliquant la leçon précédente sur la main.

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