‹ Manuel general de musique militaireChapitre 184 sur 229 · DES TIRAILLEURS · texte numérisé non relu

DES TIRAILLEURS

Halle .

A gauche .

A droite .

ripini-tnur .

Ralliement des tirailleurs

sur leur chef .

Au trot .

Au galop .

Pour faire commencer ou

cesser le feu .

Étant au trot ou au galop

pour faire passer au

pas .

;i la légère. Cependant, s’il est nécessaire d’observer dans les airs de danse un rhythme régulier, combien plus cette condition n’importe-t-elle pas dans le cas dont il s’agit. 11 faut le reconnaître, la danse a été infiniment mieux partagée sous ce rapport, et si l’on avait fait, pour une matière aussi importante, la moitié de ce que l’on a fait pour un art futile, nous n’aurions pas aujourd’hui une telle censure à exercer. Quant aux morceaux arrangés musicalement pour concorder avec les signaux d’ordonnance, que de fautes, que d’erreurs n’offrent-ils pas encore, eu égard à rharmonie, à la distribution des intervalles , à l’instrumentation, etc., etc. 11 est bien superflu de nous y appesantir; elles n’apparaîtront que trop clairement aux yeux du lecteur, dans les exemples donnés ci-après, exemples que nous avons transcrits fidèlement avec toutes leurs défectuosités de composition et d’impression, et cela pour montrer à quel point cet objet a toujours été négligé.

On remarquera facilement que les parties musicales des signaux d’ordonnance ne cadrent jamais parfaitement avec la forme rhythmique de ces derniers. Quant aux airs de fifre et de hautbois, dont on se servait jadis en Erance (principalement vers la tin du siècle dernier et même sous l’Empire) , et qui sont encore en usage chez quelques peuples, par exemple chez les Prussiens, on observera qu’ils consistent presque tous en vieilles chansons assez triviales. Il en est de même d’un assez grand nombre de sonneries. La minorité se recrute plus heureusement dans le répertoire lyrique; et, à ce propos, nous nous empresserons encore une fois, car c’est justice, de citer M. Buhl pour son excellente sonnerie empruntée à un motif (le la Caravane.

Les signaux ne s’emploient pas partout pour la même cause; tel pays en consacre à tel usage, tel autre n’en a point. Service, discipline ou manœuvre offrent de semblables lacunes et de pareilles dissemblances. Une chose digne de remarque, c’est que les nations dont l’armée est la moins nombreuse, la moins importante, ont généralement beaucoup plus de batteries et de sonneries que les autres. Elles en consacrent aux choses les plus minutieuses et de l’intérêt le plus minime.

En France, les signaux ne sont rien moins que multipliés dans les différentes armes. Seuls, les chasseurs d’Orléans possèdent un assez grand nombre de sonneries musicales. Mais, au lieu d’avoir été composées spécialement pour ce corps, ainsi que cela aurait du être, elles ont été en grande partie empruntées à celles de la cavalerie ou de l’infanterie. Or, l’ordonnance musicale et rhythmique de l'infanterie, principalement en ce qui touche les sonneries de clairon , est tout ce qu’on peut trouver de plus nul et de plus insignifiant sous le rapport artistique. La plus urgente amélioration porterait donc sur les signaux de l’infanterie et sur ceux des cha.sseurs d’Orléans, qui devraient posséder des sonneries spéciales. Cette mesure accomplie, on ne tarderait pas à la faire suivre de quelques changements ana-

APPKM)ICE.

logues partout où il serait urgent de réaliser une nouvelle amélioration dans les sonneries ou dans les batteries , et bientôt la France , sur ce point considérable, (“oinme sur la prééminence des musiques militaires, serait en état de disputer la palme aux autres nations et posséderait un recueil de signaux modèles.

Nous ne donnons ici que fort peu de signaux comparativement à la masse qui existe; mais, outre qu’un plus grand nombre fût peut-être devenu fastidieux et inutile, nous avons encore ce motif à faire valoir, qu’il est presque impossible de parvenir à les réunir tous. Pour ce qui regarde notre armée, nous avons été aussi complet que possible, et, pour ce qui est des armées étrangères, les batteries et les sonneries y subissent des modifications si fréquentes, qu’on doit perdra l’espoir de réaliser jamais , en ce qui les concerne, le même avantage. En tout cas, la collection de signaux que cet appendice renferme, suffira, nous l’espérons, pour éclairer le lecteur et le convaincre de la nécessité d’une réforme touchant cet objet.

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“ . il reinartjuer, dit 1(‘ Fore i\rers(‘niie, <jiie l’on use stuiK'iiu nl de si\,oii sept m.mière> de

uton> à la guerre: La preinière s^ippelle le Cavdhpiet^ dont on se sert quand rarnu'(‘, ou lun des «rt‘^iinents approche des Ailles, par où l’on passe en allant aux siè^a's, ou ,tu\ lieux des eoinhals, «alin d’avertir les hahitants, et de les faire participants de l’allégresse, et de l’esptù'anee qiit* «l’on a de remporter laXictoire; La seconde se nomme le H(mte-S('ll(\ dont on us(‘ (juand on «Ncut déloger: et puis on fait suivre La levée du honte-selle. En troisième lieu l’on sonn(‘ A «c/ier«/, et puis à Eestendart., vi la C/fr/r^e. On sonne encore'/e Mais toutes ces manièrc's

« de sonner ne sont le plus souvent distinctes que par la mesure du temps, etc...

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