Lignites avec les mêmes caractères qu’au n° 13. Lun et
l’autre sont exploités. /
Le parallélisme de ces couches entre elles, la régularité de leurs
alternances et leur peu d’inclinaison, annoncent assez que leur dépôt s’est opéré tranquillement et successivement, malgré le mélange des coquilles marines et fluviatiles qu’on y observe .
M, Basterot est, je crois, le premier qui ait remarqué que les débris organiques des roches supracrétacées du midi de la France, de l’Italie, de la Hongrie et de h Autriche, avaient enhe eux une «rande’ ressemblance, ce qui semblerait indiquer qu’il y a eu dans la formation de ces terrains des circonstances communes, lesquelles n’ont pas existé dans les bassins supracrétacés du nord de la France, de l’Angleterre et des Pays-Bas. Cette remarque s’applique peutêtre plus particulièrement à certaines parties des divers dépôts de chacune de ces contrées. D’après la liste des débris organiques des marnes bleues du midi de la France, donnée par M. Marcel de Serres on doit reconnaître que, bien que les espèces soient excessivement abondantes, les caractères zoologiques de l’ensemble de ces terrains correspondent exactement à ceux des depots semblables de l’Italie; au contraire, les terrains des environs de Bordeaux n’ont pas autant de rapports, par leurs fossiles, avec les teirains des parties de la France qui bordent la Méditerranée; et
i Marcel de Serres, Geogn
. des terr. Lerl., etc., p. 184.
parmi ces fossiles, il n’y a qu’un petit nombre d’espèces, dont quelques-unes même sont douteuses, qui puissent se rapporter à des espèces trouvées dans le nord de la France ou en Angleterre.
Plusieurs espèces sont analogues à celles qui existent maintenant dans la Méditerranée, ce qui indique une sorte de connexion entre 1 ancien état de cette mer et son état actuel. Nous sommes donc conduit à regarder comme probable que les marnes bleues se sont déposées au fond d’une mer qui pouvait être jusqu’à un certain point analogue à la Méditerranée, mais qui présentait plus de surface qu’elle.
M. de la Marmora a fait voir que les dépôts supracrétacés de la Sardaigne correspondent à ceux du midi de la France et d’une grande partie de l’Italie, Voici, d’après ce géologue, quel est le mode de superposition en allant du haut vers le bas.