‹ Manuel grammatical à l'usage des compositeurs typographes, ou LesChapitre 13 sur 44 · S IV · texte numérisé non relu

S IV

Le pronom est un mot qu'on met à la place du substantif on nom , pour en éviter la répétition. Ainsi y au lieu de dire : Adolphe est un ouvrier intelligent ; Adolphe est estimé de son maître , qui témoigne à Adolphe sa satisfaction^ parce qu'Adolphe travaille avec régularité et constance; on doit dire , en employant les pronoms t7^ lui .* Adolphe est un ouvrier intelligent; il est estimé de son maître, qui LDI témoigne sa satisfaction, parce qu'n. travaille avec régularité et constance.

Il y a plusieurs espèces de pronoms :

1» Les pronoms personnels, qui sont : je, me, moi, nous; tu, te, toi, VOUS; il, ils, elle, elles;, lui, eux; le, la, les; leur; se, soi.

Remarque. — Il ne faut pas confondre les pronoms personnels le, la, les, avec les articles le, la, /e«. Il suffit, pour les distinguer, de savoir que les pronoms accompagnent toujours un verbe , tandis que les articles précèdent toujours un nom :

Dteu tuppoM Li Momie , el li monde u pronoe.

h est répété trois fois dans cette phrase : dans le premier et le second cas , il est article , car il précède moncfe , qui est un substantif; dans le troisième cas, il est pronom, attendu qu'il précède prouve, qui est un verbe,

2» Les pronoms démonstratifs, qui sont : ce, celui, celle; celui-ci, celle-ci; celui-là, celle-là; ces, ceux-ci, celles-ci; ceux-là, celles-là; ceci, cela; ceux, celles;

3" Les pronoms possessifs, qui marquent la possession, la propriété : le mien, la mienne; le tien, la tienne; le sien, la sienne; le nôtre, la nôtre; le vôtre, la vôtre; le leur, la leur; les miens, les miennes; les tiens, les tiennes; les siens, les siennes; les nôtres, les vôtres; les leurs.

Remarque. — Les mots vôtre , nôtre , prennent un ô circonflexe quand ils sont précédés d'un des articles le,la , les , des; dans le cas contraire, ils n'en prennent pas : Yoras maison est plus haute que LA nÔTHs.

4" Les pronoms relatifs : qui, que, quoi, dont; lequel, laquelle ; lesquels, lesquelles; en, y. Ces pronoms sont appelés relatifs parce quMls sont en relation avec un substantif dont ils tiennent la place : Le soleil qui nous éclaire. Dans cette phrase , le pronom relatif est mis à la place du substantif «o/et7. C'est comme si Ton disait : Le soleil, lequel soleil nous éclaire;

5" Les pronoms indéfinis : on, quiconque; quelqu'un, quelqu'une; chacun, chacune; l'un, l'autre; personne.

Remarque. — Les pronoms le, la, les, s'accordent avec les substantifs qu'ils remplacent : Madame, êtes-vous la propriétaire de cette maison ? — oui , J9 LÀ suis. Messieurs, êtes-vous les doutés? — Oui, nous lks sommes. Mais quand le pronom se rapporte à un adjectif, il reste invariable : Madame , êles-vous malade ? — Oui , je lb suis. Messieurs , êtes-vous contents '! -^ Oui, nous LB sommes.

DU VERBE

y. ~ BV WEM

Le verbe est un mot qui indique que Ton fait quelque chose ou que Ton se trouve dans tel ou tel état, c*est-à-dire quMl exprime l'état ou l'action d'une chose ou d'une personne : Cette pierre toxbe] cet homme lit: l'homme existe; le fruit est mûr. Dans le premier exemple, le yeroe tombe marque Paclion de tomber faite par la pierre; dans le deuxième, faction de lire faite par Thomme ; dans le troisième, le verbe existe indique Pétat d'existence de Thomme , et dans le quatrième, le verbe être marque é{;alement l'existence ou l'état dans lequel se trouve le fruit.

On connaît qu'un mot est verbe lorsqu'on peut le faire précéder de je; ainsi tombe, lit, existe, est, sont des verbes, puisqu'on peut dire Je tombe, je lis, j'existe, je suis.

Il y a quatre espèces différentes de verbes que l'on distingue par la terminaison de l'infinitif, c'est-à-dire par les dernières lettres de ce temps. Pour la 1" espèce, l'infmitif finit toujours par la terminaison £R, comme atmEa, prtER; la 2"« par IR, coimne /îniB, gémiB, chériB; la S"* par OIR , comme recevoiR , devom ; la 4"* et dernière espèce , par RE , comme rendRE , instruinE, plaiRE.

Le verbe se divise en plusieurs temps qui indiquent à quelle époque se rapporte l'action ou l'état.

Les principaux temps sont le présent, qui marque que la chose est ou se fait actuellement, comme je lis; le futur, qui marque que la chose sera ou se fera . comme je lirai demain ; le passé, ou prétérit , qui marque que la cnose a été faite , comme je lus hier , j'ai lu.

Chaque temps se divise aussi en trois personnes, qui sontje^ tu, il, pour le singulier, et nous, vous, ils, pour le pluriel.

Chaque personne a sa terminaison propre. C'est de cette terminaison que nous allons nous occuper spécialement dans les modèles de verbes qui vont suivre.

Remarqtie. — Gomme les temps composés, tels que : J'ai composé, f avais comjMsé , etc. , ne sont que ta répétition des temps simples , nous avons cru inutile de les comprendre dans les modèles de verbes qui vont suivre. Nous aurions pu éffalement omettre, sans grand inconvénient, la conjugaison des deux veroes auxiliaires avoir et être, par la raison qu'ils ne peuvent servir de modèle pour aucun autre verbe. Toutefois , comme on pourrait avoir des doutes sur la manière d'orthographier quelques-uns de leurs temps , nous les donnerons un peu plus loin , afin qu'on puisse les consulter au besoin.

Si

DU VERBE

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