‹ Manuel grammatical à l'usage des compositeurs typographes, ou LesChapitre 23 sur 44 · DU PARTICIPE PASSE · texte numérisé non relu

DU PARTICIPE PASSE

Le participe passé est un temps du verbe, et peut être considéré comme un adjectif.

Le participe passé se termine de différentes manières, c'est-à-dire qu'il finit tantôt par une voyelle et tantôt par une consonne, comme les participes suivants : compost, fini, reçu, répandu , mis , ouverr, ecriT, teinjj exclu, etc.

DES PARTICIPES. 41

Quelquefois le participe est variable et quelquefois il ne Test pas : c^est celte variabilité et cette invariabilité que nous allons expliquer dans les rè^^les suivantes :

Première règle. — Tout participe passé joint à un substantif sans le secours d'un verbe s'accorde toujours, comme Tadjectif, avec ce substantif. Exemples :

(Les participes sont mis en petites capitales et les substantifs en italique.)

Un ouvrage àchbvë ; Une maison kCBMxàE ; Des ouvrages icHsTiS ; Des maisons icHiTiES ;

La vertu flïtbiE , h^pris^E et acga.blbE par le vice se réfugie dans le ciel.

Dans le 1^ exemple, le participe àcbby^ est mis au masculin singulier, parce cjue le substantif ouvrage auquel ce participe se rapporte est masculin et au singulier;

Dans le â°^, le participe acsby^b est mis au féminin singulier, parce que le substantif maùon est féminin et au singulier;

Dans le 5°*^, le participe àchbvAs est mis au masculin pluriel , parce que le substantif ouvrages est masculin et au pluriel;

Dans le 4'™', le participe icHBvtiBs est mis au féminin pluriel , parce que le substantif maisons est féminin et au pluriel ;

Enfin, dans la dernière phrase, les participes fl^tbib, mïpbis<b et àccabl^b sont mis au féminin singulier, parce que le substantif vertu , auquel ils se rapportent , est féminin et au singulier.

Dans les exemples qui précèdent, le participe est placé après le substantif; quelquefois, cependant, le participe se trouve avant le substantif, comme dans les exemples qui suivent ; mais cela ne change rien à l'accord :

JouiE par le vice , tbowiSE par T intrigue , la candeur naquit pour la pauvreté ;

BiTTcS , DisPBRséS et AnâinTiS , le» ennemis fuirent de tous côtés ;

Nés d'une femme perdue de réputation, allait^S par une louve , <lbvéS par un berger, et , depuis, dbvbnuS chefs de brigands , Homulus et Rémus jetèrent les premiers fondements de la ville de Rome.

Ainsi le participe soumis à la 1" règle, qu'il soit placé avant ou après le substantif, s'accorde toujours, à l'exception toutefois des participes ATTEIfDV, TU, EXCEPTÉ, SUPPOSÉ, OUÏ, PASSÉ, Y COMPRIS, NON

COMPRIS, qui restent invariables quand ils précèdent le substantif: Attendu ces motifs; vu les règlements; excepté les ministres; SUPPOSÉ ces faits; ouï les conclusions du rapporteur; passé cette époque; y compris, non compris cette somme. Mais si ces participes étaient mis après les substantifs , ils seraient soumis à la règle générale, et alors on devrait écrire avec l'accord : Ces motifs attendus ; les règlements vuS; les ministres exceptés, etc. (Voir, page 18, les mots ci-inclus, ci-joint.)

42 DES PARTICIPES

Deuxième règle. — Tout participe passé précédé d'un verbe quelconque, à Vexception toutefois du verbe avoir ('), s'accorde, comme dans la première règle , avec le mot qu'il qualifie, c'est-à-dire avec le substantif ou avec le pronom mis à la place du substantif. Exemples :

(Dans le* exemples suivants, les verbes sont indiqués par un astérisque.)

V homme de bien est* bstikÉ;

La flotte est* sobtiE ;

Elle (pronom mis pour Cette femme) se montra* todchbË et AFFLIGEE de ce récit;

Tous les maux sortie tbnuS de la triste Pandore ;

Ceux (pronom mis pour Les hommes) qui sont* ^lev^S bien haut par leur richesse ne remarquent pas qu't7« (les hommes) sont* souvent HépRisiiS du public;

Les gens qui se montrent* satisfiitS et BNCHÀNTtô du malheur de leurs semblables sont des monstres;

Les méchants sont* souvent contràihtS de retarder l'exécution de leurs perfides desseins ;

Les méchants ont bien de la peine à demeurer* uniS ;

La vertu obscure est souvent néPRisiE;

C'est dans le monde que l'âme de la jeunesse, frappée d'images séduisantes , se trouve* livrée , comme malgré elle , à d'importants souvenirs ; c'est là que la vertu la plus pure se sent* BNTRÀÎiiâE par le torrent ;

Étant* jtojuKÉS deux problèmes....

Dans le i«' exemple, le participe bstihé s'accorde avec le substantif homme; dans le 3°>«, le participe sortib s'accorde avec le substantif flotte; dans le ^^, les participes TOucHiB, ifflig^b, s'accordent avec le pronom Elle; et ainsi de suite.

Troisième règle. — Le participe accompagné d'un des temps du verbe avoir ne s'accorde que quand le substantif auquel il se rapporte est mis devant ce participe, et que ce même substantif se trouve remplacé par un des pronoms ms, te^ se, nous, vous, le, la, les, que. Exemple :

La lettre qub j'ai ïcritE, je h' ai luE.

Dans cette phrase, les deux participes écrite et lue, quoique précédés du verbe avoir (ai) , s'accordent avec le substantif lettre, parce que ce substantif se trouve devant les participes, et qu'il est remplacé, dans le premier membre de phrase , par le pronom relatif que, mis pour laquelle lettre, et, dans le second membre, par le pronom relatif la, mis pour la lettre.

Mais le participe ne prendrait pas l'accord , si le substantif auquel il se rapporte était mis soit après, soit devant lui, et qu'il ne fût pas remplacé par un des pronoms indiqués ci- dessus. Exemple :

L'armée a combattu ;

On a tfoiRtf plusieurs lettres de change;

On a COMBATTU Varmée,

Conmie on le voit, ici les substantifs armée et lettres, n'étant rem-

(*) Il importe de ne pas perdre de voe cette exception ; cor lorsque le verbe ttvuir accompagne le participe, celui-ci est tantôt variable et Unt6t invariable, selon le cas, comme Il sera expliqué pins loin.

DES PARTICIPES

placés par aucun pronom , les participes combattu et égaré ne sauraient prendre l'accord.

Pour mieux faire coipprendre la règle qui précède , nous donnerons

icore quelques exemples, où Ton écrira :

encore

sans accord:

L'armée a combattu ;

Ils ont perdu leurs livres ;

On a récompensé mon frère et moi ;

J'ai encouragé ma fille ; Tuas lu ma lettre; On a donné des récompenses aux braves et l'on a flétri les lâches.

avec accord :

L'armée qu'on a combattue;

Les livres qu'ils ont perdus ;

Mon frère et moi on nous a récompensés;

Ma fille je Tai encouragée ;

Voici ma lettre : tu Tas lue;

Vos nièces sont sorties; je les ai vues au Parc; je les ai admirées. Jamais je ne les ai vues aussi belles.

Quelquefois le substantif n'est pas exprimé; mais, dans ce cas, il suffit (fae le pronom qui le remplace précède le participe pour que celui-ci prenne Taccord , comme dans ces exemples :

II nous a blâmés ;

Je /'ai vus;

Je l' Al saluée;

On nous a conduites ;

Nous les avons reconnues.

C'est comme si l'on disait : Ma sceur et moi il nous a blâmés; celte dame je l'ai vue,' cette demoiselle je l'ai saluée; votre sœur et moi on nous a conduites ; ces filles nous les avons reconnu£8.

Quatrième règle, — Le participe accompagné d'un des temps du verbe être employé pour avoir (*) et précédé d'un des pronoms nous, vousj se, signifiant à nous, à vous, à soi ou à eux, est invariable. Ex. :

Vos cousins se sont nomi des marques d'estime ; c'est-à-dire Vos cousins ont donné à eux des marques d'estime.

Dans cet exemple, le participe donné ne s'accorde pas, parce que le verbe être est mis pour le verbe avoir; que le pronom se ne signifie pas soi, mais à soi; et, enfin , parce que le substantif marque d'estime, auquel se rapporte le participe donné, est placé après ce participe.

Mais si ces pronoms signifiaient simplement nous, vous, se, sans à devant, le participe prendrait l'accord, comme dans cette phrase : Les troupes se sont mutinéES^ c'est-à-dire les troupes ont mutiné elles. Ici on fait accorder le participe, puisque se, signifiant soi ou elles, et non à soi, à elles, est le pronom qui remplace le substantif, et qu'il est placé devant le participe.

J*) Le verbe être est emplovë pour avet'r dans tous les temps composés des Terbcs prononaax» qui sont appelés ainsi parce qu'ils se conjuguent aveiAdeux pronoms, comme se conduire, «e battre, etc. : lu si soitf conduits; roos nous sommes battus.

DES PARTICIPES

Cinquième règle. — Le participe accompagné d'un des temps du verbe avoir , et suivi d'un infinitif, s'accorde quand le sens permet de placer le substantif auquel se rapporte le participe, entre le participe et rinfinitif. Exemples :

Les ouvriers que vous avez vua travailler ; La cloche que j'ai entendue sonner; Les typographes que vous avez vus imprimer; JLes personnes qu'on a vues venir.

Dans ces phrases, les participes s'accordent, parce qu'on peut mettre le substantif entre le participe et l'infinitif, et qu'on peut dire, sans que cela forme un contre-sens :

Vous avez vu les ouvriers travailler; J'ai entendu là cloche sonner.

Mais si ce déplacement ne pouvait se faire sans former un sens ridicule, le participe ne s'accorderait pas. Exemples :

Les livres que j'ot vn imprimer; La maison que j'ai vu bâtir; Les comédies que j'at \v jouer.

Ici pas d'accord ^ parce que le déplacement du substantif rendrait la phrase inintelligible. On ne pourrait pas dire :

J'ai vu LES LIVRES imprimer; J'ai vit LA HAisoif bâtir; J'ai vu LES COMÉDIES jouer,

par la raison que les livres n'impriment pas, que la maison ne bâtit pas , et que les comédies ne jouent pas.

Dans les exemples suivants, on écrira encore :

avec accord :

Les livres qu'on a laissés tomber :

La demoiselle que j'ai entendue

chanter; Les actrires que j'ai vues danser,

parce qu'on pcat dire : On a laisgi tomber des livre»; j'oi entendu la demoiselle chanter; j'ai vu les actrices danser, et parce que les livres peuvent tomber, la demoiselle chanter, les actrices danser.

sans accord :

Les livres qu'on a laissé lire; La chanson que j'ai entendu chanter; Les valses que j'ai vu danser ,

parce qu'on ne peut pas dire : On a laissé les livres lire; fai entendu la chanson chanter:

j'ai vu les valses danser, et parce que les livres ne peuvent pas lire, ni les chansons chanter, ni les valses danser.

Cette règle et les Skplications qui l'accompagnent s'appliquent éga-

DES PARTICIPES

lemeni aux participes suivis d'un infinitif précédé d'une préposition, c'est-à-dire d'un des mots à, de, pour, etc. :

Avec accord :

Étudiez la leçon qu'on vous a donné*

à apprendre; Les soldats qu'on a contrainta de

marcher ; Les livres que je vous ai donnée à

lire; La résolution que vous avez prin

d* aller à la campagne ; Les devoirs qu'il a eus à remplir»

On peut dire en transposant le sobstantif:

O» t>oMJ a donné la leçon à apprendre; on a contraint le» soldats de marener; je vous ai donné des livres à lire ; vous avez pris la résolution d'aller à la ean^jtagne; il a eu des devoir» à remplir.

Sam aoe&rd :

Étudiez la leçon que vous avez oublié d'apprendre ;

Les mesures que vous m'avez conseillé de prendre ;

Les fortifications que nos généraux ont ordonné de construire ;

La règle que j'ai commencé à expliquer.

Et non pas oubliés, eonseilléts, ordonnéti, commeMctfs. On ue peut pas dire : Vous avez oublié la leçon à apprendre; vous nt'aoez conseillé les mesures de prendre; nos généraux ont ordonné les fortifications de construire; j'ai commencé la règle à expliquer.

Bemarqaes partlenllères

sur Vortlwgraphe de plusieurs participes qui, quoique soumis aux cinq règles précédentes , pourraient présenter quelque embarras.

1 . -Le participe précédé de que, quel, quelle, combien, et non suivi d'un infinitif, prend toujours l'accord. Exemples :

Quels maux il nous a faits !

Que de peines il nous a donnézs !

Quelle affaire avez- vous entrepris* !

Combien d'ennemis n'a-t-il pas vaincus /

Quelquefois le participe précédé de que, quel, combien, est suivi d'un infinitif, alors, pour savoir s'il faut l'accord , on procède comme il est dit à la règle 5™".

2. Le participe placé entre deux que est toujours invariable. Exemple :

La lettre qub j'ai présumé qui vous recevriez est enfin arrivée.

3. Le participe est également invariable dans la phrase suivante, ainsi que dans toutes les phrases analogues :

Les heures que vous avez dormi, je les ai passées à étudier,

En effet le mot que signifie ici du temps que, c'est donc avec le mot temps que le participe doit s'accorder, et non avec le mot heures. C'est comme s'il y avait : Les heures du temps que vous avez dormi.

DES PARTICIPES

4. Le participe est eneore inrariable quand il est accompagné du mot il, et que ce mot ne remplace pas un nom de personne. Exemples :

Les pluies qu'il y a eu; Les chaleurs qu't7 a fait.

Dans ces exemples , le mot il ne peut être remplacé par aucun nom d*îndividu ou de personne ; on ne pourrait pas dire : Les pluies que Jean a euEs. Ce n^est qu*en parlant de Dieu qu^on pourrait dire : La pluie qu'il a faitK , parce qu^alors le mot il tiendrait la place d*un nom de personne , Dieu.

On écrira encore sans faire varier le participe :

// est amW de grands malheurs; il s'est glissé une faute; Le mauvais temps au't/ y a eu ; Les mille francs qu t7 ma fallu ; Les sommes qu'tt lui a fallu,

5. Le participe placé après plusieurs pronoms s^accorde toujours avec le premier de ces pronoms. Exemple :

Les lettres que vous nous avez odresséu.

6. Le participe précédé des mots le peu s^accorde tantôt avec ces mots et tantôt avec le substantif qui les suit. Dans le premier cas, les mots le peu signifient le^ manque y et ne peuvent être supprimés; dans le second cas , ils signifient la petite quantité, et leur suppression peut avoir lieu. Exemples :

Le peu d'affection que vous lui avez témoigné l'a découragé.

lei le participe s'aceorde avec l« peu, qui signifie le manaue, puisqu'il a été découragé. On ne pourrait pas dire ■ L'affection l'a aieourogé; c'est bien le manque, le défaut d'affection qui l'a découragé. C'est donc avee les mots le peu que le participe doit s'ac-

Le peu d'affection que vous lui avez tétnoignéE lui a rendu le courage.

Ici, au contraire, le participe s'aceorde avec le mol affection , puisque c'est cette affection qu'on lui a témoignée qui lui a rendu le courage. On ne pourrait pas dire sans former un contre -sens : Le manqurn d'affection lui a rendu le coun^fc.

7. Le participe valu est invariable lorsqu^il est employé pour exprimer un prix, une valeur; mais il s^accorde , comme les autres participes, en suivant les règles, quand valoir a le sens ôe procurer^ rapporter. On doit donc écrire :

sans accord:

Les six mille francs que ce livre valu.

ma

arec accord :

Les honneurs que cette place m'a valus.

Ici , an contraire , le participe prend l'accord, puisque valu signifie procwer.

quent paa d'aeeord.

Remarque. — Le participe coûté , que quel<^ues personnes i la même règle que le participe valu, reste toujours invariable

Ici le pariicipe va/tt se rapporte à one somme d'argent, une valeur; par conséquent paa d'aeeord.

participe coûU , que quel<^ues personnes soumettent à e participe valu, reste toujours invariable.

DES PARTICIPES

8. Le participe précédé de l' est invariable lorsque V ne peut pas élre changé en les, mais il varie chaque fois que ce changement peut avoir lieu. Exemples :

Avec accord :

Cette chose est telle que vous Taves annoticém.

Sans accord :

Ces affaires sont plus sérieuses que Je ne Tavais pensé y et non pas que je les avais pensée.

Ici r, mis pour le, signifie eeta , et ne laorait jamais prendre le pluriel.

Ici V signifie la et tient la plaee dn sabstaniif ehote. Ad pluriel on dirait : Ce» cAosM êont telle» que vous lbs ave» anHoneiu.

9. Le participe laissé, précédé de se et suivi d'un infinitif, est invariable chaque fois qu'on peut ajouter après cet infinitif les mots par quelqu'un; dans le cas contraire, c'est-à-dire lorsqu'on ne peut pas faire cette addition , le participe laissé prend l'accord. On écrira donc :

sans accord :

Ces hommes se sont laissa tromper.

On peut dire : Ces hommes se sont laissé tromper par quelqu'un.

avec accord :

Ces hommes se sont laissas mourir.

On ne peut pas dire : s« laisser mourir par quelqu'un.

10. Le participe fait, suivi d'un infinitif, est toujours invariable. Exemples :

Ce sont mes sentiments qu'il vous a fait entendre; Ces généraux se sont fait battre ; On les a fait marcher;

et non pas faits entendre, faits battre, faits marcher.

11. Le participe passé précédé du mot en est variable, c'est-à-dire qu'il prend l'accord quand on peut supprimer ce mot sans nuire au sens de la phrase ; mais il reste invariable lorsque la suppression du mot en ne peut avoir lieu ] ainsi on doit écrire :

avec accord :

Son gouvernement ne répond pas aux espérances qu'on en a conçuBS.

Dans cet exemple , le participe prend l'aeeord, parce qu'on peut dire, en supprimant le mot en : ton gouvernement ne répond pat au* espérances qu'on a conçues.

On écrira encore :

avec accord :

Cette statue est fort supérieure à toutes les copies qu'on en a faitzs ; Elle en est aimév ; Les lettres que j'en ai reçtiss ; Ils s'en sont repentis.

Dans tous ces exemples, la suppression du mot en peut avoir lieu ; par conséquent ac* cord.

sans accord :

J'ai lu plus de livres que vous n'en avez imprimé.

Ici le participe imprimé reste invariable, parce que la suppression du mot«« ne saurait avoir lieu sans former un sens ridicuie. On ne pourrait pas dire ; J'ai lu plu» de Uvre» que vous n avez imprimé.

sans accord .* Vous possédez autant de qualités

que votre frère en a montré ; Les malheurs qu'il en est résulté; La crainte de faire des ingrats, ou

le déplaisir d'en avoir trouvé....

Pas d'accord, le mot en ne pouvant être supprimé.

DES PARTICIPES

13. Les participes dii, pu, voulu et quelqaes autres sont invariables chaque fois qu^on peut mettre après ces participes Pinfinitif du verbe qui les précède. Exemples :

Je lui ai rendu tous les services

On peut dire :

Je lui ai rendu tous les services

par conséquent pas d'accord.

que j'ai dû, quêtai jm, que j'ai voulu.

( que j'ai dû lui rendre , l que j'ai pu lui rendre , \ que j'ai voulu lui rendf

13. Les participes des verbes pronominaux suivants : se plaire, se déplaire, se complaire, se rire, se sourire, se parler, se succéder, se nuire, s'entre-nuire, sont toujours invariables. Exemples :

Ils se wmlplu;

Ils se sont ri de nos projets ;

Elles se sont succédé;

Elles se sont nui;

Ils sesont|iarl6;

parce que, comme nous Tavons dit à la 4r* règle, le pronom se qui les précède est mis pour à eux, à elles, et non pas pour eux, elles, sans à.

Les participes suivants sont également invariables :

coûté : les sommes que cette affaire m'a coûté; la peine

que ce travail m'a coûté; fallu : les sommes qu'il nous a fallu; vécu .' les années qu'ils ont vécu.

ainsi que les participes des verbes suivants :

dormir (dormi).

I'ouir (joui).

uire (lui), mentir {menti).

réussir (réussi).

nager {nage}, régner {régné].

succomber {succombé), paraître (jparu).

reparaître {reparu).

pleuvoir (p/u).

pouvoir {pu).

suffire {suffi).

survivre {survécu).

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