ON
00 i— wi 00 ON ^CU
°° "* ° WV* *■ *°
ON se .1. ~ 4- 00 ON
!L8 | s Il I
" ifs
statistiq.uk générale 323
que précisément pour les recensements de i88j et de 1890, les sources officielles ne contiennent pas les données nécessaires, et que justement ces catégories d'âges, parmi lesquelles se trouvent surtout les émigrants, ou bien fissent défaut ou bien soient confondues avec celles d'années précédentes.
Les renseignements sur la répartition de la population d'après la nationalité et le lieu d'origine ont une grande importance politique : c'est pourquoi il est bon que nous insistions un peu sur cette question.
Il ressort avec une grande netteté des tableaux relatifs à la statique des nationaux, que le nombre des sujets danois s'est fortement accru jusqu'en 1890. Lors du recensement de 1867, le nombre total des sujets danois dans tout le Slesvig était de 4.142; mais déjà en 1871 on en comptait 11.868 rien que dans les cinq départements du Slesvig septentrional, et ils ne représentaient pas moins de 91 °/0 environ du chiffre total des citoyens étrangers habitant ces départements. Dans les tableaux officiels publiés par le gouvernement prussien sur le recensement de 1880, les sujets danois habitant les départements en question ne sont pas distingués des autres étrangers ; mais si l'on part de cette hypothèse vraisemblable que la proportion entre ces catégories est la même qu'en 1871, nous arrivons au chiffre de 20.000 pour les sujets danois. En 1890 leur nombre s'était encore accru et atteignait 27.807. Mais à partir de ce moment il est allé en décroissant: 20.563 en 1895 et 17.246 en
On peut voir aussi par les tableaux ci-joints (p. 322) que le nombre des sujets danois dans les départements de Haderslev, d'Aabenraa et de Senderborg a été, à partir de 1880, très sensiblement supérieur au nombre des étrangers nés dans des pays non-allemands, bien qu'une partie de ces étrangers aient été certainement naturalisés. On peut dire la même chose du département de Tander à partir de 1885. Cette différence nous donne un chiffre minimum pour les optants"1) et enfants d'optants, c'est à dire pour les sujets danois qui sont nés et établis dans le Slesvig du Nord. Comme il n'a pas été publié de statistique exacte des optants et de leurs enfants, nous donnons ces chiffres approximatifs faute de mieux. En 1880 le chiffre en question était de 6.904, en 1885 de 14.089 et en 1890 de 14.270 (Dans le calcul pour 1890,1e groupe des «autres citoyens nonallemands*,— dont la plupart sont certainement nés en dehors des frontières de l'Empire allemand, — est défalqué du nombre total des individus nés dans des États non-allemands.) Nous avons pour l'année 1898 une évaluation approximative qui a été communiquée dans les journaux nord-slesvicois, et d'après laquelle, sur les 19.68; sujets danois du Slesvig septentrional, 4000 seraient des optants et 10 à 12.000 des enfants d'optants, tandis que 3 à 4.000 seulement seraient des émigrés venus du Danemark.
*) Pour h définition de ce terme, voit les pages 288 ei
Statistique confessionnelle.
Dans la province de Slesvig-Holsten, qui est de confession luthérienne a très peu d'exceptions près, il y avait jusqu'à la paix de Vienne 227 églises slesvicotses, réparties en 1 1 districts décanaux (Provstier), et placées sous la direction d'un *surintendant général*, tandis que 29 autres églises étaient attribuées à l'évoque de Ribe et 18 soumises à l'évêché d'Aïs. Il y avait 1 39 églises hoistenoises administrées par 1 1 doyens (Provster) et par un surintendant général. Après qu'on eût consulté une conférence ecclésiastique réunie a Neustadt le 25 juillet 1867, un édit royal du 16 août 1869 prescrivit l'introduction d'une constitution synodale pour les communautés évangéliques luthériennes de la province, et le 9 août 1871 fut décidée la convocation d'un synode provincial extraordinaire dans la ville de Rendsborg.
Le consistoire évangéli que- luthérien de Kiel et les deux surintendants généraux de Slesvig et de Kiel sont à la tête de l'administration ecclésiastique. Les 13 circonscriptions électorales slesvicoîses et les 13 hoistenoises coïncident pour la plus grande partie avec les anciens districts décanaux et ne comprennent en général que les paroisses qui appartiennent à une seule et même circonscription préfectorale (département). La population des cinq départements nord-slesvicois se partageait en décembre 1900 d'après les confessions de la manière suivante: Protestants 264.038, Catholiques 2.503, Israélites 135 et autres confessions diverses 16$.
Militaires.
Dans les parties les plus différentes de la statistique démographique du Slesvig septentrional, il faut toujours compter avec l'influence troublante que peuvent exercer les garnisons militaires et leurs déplacements.
Les militaires en service actif se répartissaient ainsi entre les différents départements :
Dépt. de Haderslev .
Si*
— d'Aabenraaa . .
— de Senderborg
Flensborg-ville ....
Ji-733
F 1 e nsborg- campagne
Dépt. de Tender . . .
STATISTIQUE GÉNÉRALE
Tandis que les statistiques allemandes officielles, de même que les statistiques danoises, ne donnent aucun renseignement sur l'état sanitaire et la taille des soldats, par contre elles nous fournissent en abondance des données numériques sur l'instruction élémentaire des recrues.
La statistique officielle de l'Empire allemand sur l'aptitude des recrues à lire et à écrire commence avec l'année 1875 — i87<î.'Dans les cinq premières années, alors que dans la province de Slesvjg on appelait annuellement 3.600 hommes environ sous les drapeaux, le nombre des illettrés (ne sachant ni lire ni écrire leur nom) était de 3,1 sur 1000 recrues de SlesvigHolsten; il était de 27,8 dans toute la Prusse, c'est à dire presque dix fois supérieur. Mais depuis cette époque l'instruction primaire en Prusse a fait de tels progrès que les mêmes chiffres pour la période quinquennale i8w/B5 — 1898 étaient respectivement o,> et 1,8. Vers 189; la Prusse atteignait dans son ensemble le stade où se trouvait le Slesvig-Holsten vingt ans auparavant. Les chiffres absolus pour ces dernières années (après 1894 — 95) nous montrent qu'il n'existe maintenant presque plus d'illettrés parmi les conscrits du Slesvig- Holsten, alors que vers 1875 on en comptait encore de 7 à 16 annuellement.
Nombre total des recrues
Illettrés
Le nombre des conscrits poursuivis pour absence illégale lors de la convocation de la classe n'a pas été très considérable au cours des années 1867—71, si du moins nous nous en tenons aux chiffres officiels. La statistique nous donne en effet pour le département de Haderslev 7 recrues condamnées pour ne s'être pas présentées; dans le département de Flensborg il y eu a 27 en 1867 et 6 en 1870, et dans celui deTender, 8 en 1870. Mais nous savons par d'autres sources — dont il sera fait état plus loin — que le nombre des conscrits qui précisément dans la période ci-dessus désignée se sont soustraits au service militaire, a été en fait sensiblement plus fort.
Mouvement de la population en Slesvig septentrional.
Naissances. Enfants morts-nés. Décès et Mariages (1867 — 1900). La population du Slesvig septentrional révèle son origine danoise à peu près dans toutes les branches de la statistique démographique, et cène particularité n'apparaît nulle part plus clairement que dans le mouvement de la population,
dans la fréquence des naissances et des mariages, dans la mortalité: on y remarque une concordance frappante avec ce qui se passe dans le Danemark proprement dit, et un désaccord non moins net avec les conditions démographiques de l'Allemagne.
Ainsi la population danoise du Nord-Slesvig présente dans les naissances une fréquence très sensiblement inférieure à celle des populations allemandes, slaves et juives à l'intérieur de l'État prussien. Alors que le nombre moyen des naissances annuelles, pour iooo individus vivant au même temps dans la Prusse entière, a été de 39,00 au cours des années 1867 — 74 (notons cependant que dans les parties purement allemandes il n'était que de 36,118), ce nombre ne dépassait pas 29,8s dans le Slesvig septentrional. En revanche il s'accorde bien avec celui du Danemark propre, lequel était de 31,1e naissances. Il en va de même de la mortalité. Ainsi, au cours de la période susdite il s'est produit en moyenne dans la Prusse 28,73 décès par an sur 1000 individus contemporains, mais en Nord-Slesvig 21,11 seulement et en Danemark 20,47. Enfin en ce qui concerne la fréquence des mariages, le chiffre moyen des unions annuelles sur 1000 contemporains était de 9,10 en Prusse, de 7,07 en Nord-Slesvig, et de 7, s* dans le Danemark propre.
Mais c'est surtout dans la mortalité infantile qu'apparaît le plus nettement le désaccord entre la démographie prussienne et la démographie slesvicoise. On verra par les tableaux ci-joints combien la mortalité des enfants en bas-âge est inférieure eu Nord-Slesvig à ce qu'elle est dans la Prusse entière; cette basse mortalité dépend en partie de la fréquence plus faible des naissances, mais elle est du reste un excellent signe. La mortalité sensiblement plus forte chez les garçons que chez les filles rend nécessaire une répartition de la population d'après le sexe.
Sur chaque groupe de 100 parmi le nombre moyen des enfants des deux sexes au cours d'une année, sont morts avant d'avoir atteint ['âge d'un an:
Garçons
Filles
Dans toute la Prusse
Au tableau (page 327)des naissances, décès et mariages dans tout le Slesvig septentrional, nous ajouterons seulement cette remarque que la fréquence anormale des décès en 1870 se rattache vraisemblablement a la guerre francoallemande, bien que la mortalité de la population militaire ne soit pas comprise dans le chiffre: et de même le nombre relativement faible des naissances dans l'année suivante doit être due à l'absence des hommes âgés appelles pendant la guerre. En revanche l'appel sous les drapeaux en temps de paix ne
STATISTIQUE GÉNÉRALE
Naissances, décès et mariages dans le 'Slesvig septentrional (1867 — 1900).
S-oi7 4-7SS
pourra guère exercer d'influence sensible sur le chiffre des décès ni des naissances, car il s'agit d'hommes jeunes, robustes, et presque tous célibataires. Or comme ils constituent la masse principale de la population militaire, il importe peu que cette population soit complètement omise des tableaux officiels des naissances, décès et mariages de 1867 à 1875; c'est pourquoi elle est omise ici également.
Accroissement naturel et effectif de la population ; excédent des émigrations. L'excédent des naissances sur les décès donne l'accroissement naturel de la population. Pour tout le Slesvig septentrional l'excédent des naissances, au cours des périodes de quatre et de cinq ans, est allé en augmentant depuis un chiffre moyen annuel de 1766 pour la première période (1868—71) jusqu'à î-SîO environ pour la dernière période 1896 — 1900, — comme il ressort du tableau suivant:
Années
Naissances
Décès
Excédent des
naissances
Moyenne annuelle de
l'excédent des