Hugues Capet assiège Laon pour la troisième fois
révêque Adalbéron s*y introduit la nuit du Jeudi saint,
s avril; et la prise de son compétiteur le rend paisible
possesseur du trône. Exlinction de la seconde race.
Laon cesse d'être le si^e de la monarchie.
sous LA TROISIÈMS RAGE.
j^ Vers cette année , Hugues Capet cède Braine au
comte de Champagne.
|6. Robert est couronné roi à Laon.
)o. L'évêque Adalbéron prend les armes contre lui , et
se rend maître de Laon. Il y est assiégé par Robert ,
se sommet et rentre en grâce.
i8. Troisième concile de Laon présidé par le pape
Benoit VIII , et dans lequel se consomme la fondation
du chapitre de Rosoy-sur-Serre.
s5. Un cpoite Etienne enlève à Saint-Médard le château
de Vie. Le roi Robert l'oblige à le restituer. '29. Septième concile de Mont-Notre-Dame, dans lequel
Ebles est élu archevêque de Reims.
)5i. Après la mort du roi Robert , Constance , sa veuve ,
qui voulait placer sur le trône Robert , leur fils puîné,
au préjudice de Henri I*', avait trouvé le moyen de se
rendre maltresse de Laon, de Soissons et de Couci.
fiediiy ai^ dtt duc d& Normandie, reconquiert ces
places. Il enlève aussi Neufchâtel au comte de Chaai'^
pagne, qui s'était déclaré contre lui. Ses suécès étouffent
la révolte.
io47« ^^ seigneur, nommé Hugues , fait sur Vie des entre*
prises que le Roi réprime par une ordonnance rendu»
vraisemblablement dans la cour plénière tenue à Laon
cette année. Une autre restitution y eut lieu, comm»
la précédente , au profit de Tabbaye de Saint-Médard. loSo. C'est vers ce temps que commence la construction
de la cathédrale de Soissons.
1057. Renaud, comte de Soissons, attire sur lui la colère
du Roi , qui l'assiège dans un fort appelé la Tour, du
comtes. Ce fort est- pris et rasé.
^o58. Première mention authentique de Guise. Wautier..
alors seigneur de cette ville , a échappé à tous les généa*
légistes. Si l'on en croit l'auteur des annales de Hainaut,
Guise aurait été , dans le neuvième siècle , une des
douze pairies de Flandres.
1066, Nouvelles entreprises sur la terre de Vie, par Albéric ,
sire de Couci. Le Roi le force à y renoncer.
^067. ' Quatrième concile de Laon.
io6g. Assemblée solennelle de Soissons , où se termine un
différend entre le chapitre de cette ville et le seigneur
de Chauny.
1073. Ebles II, comte de RoucI, entre en armes dans lee
terres du chapitre de Laon, y met tout au pillage» el
s'empare du village de Glennes.
1076, Fondation des abbayes de Bénédictins de Nogent, et
de Chanoines réguliers de 'Saint-Jean-des-Vignet de
Soissons.
1078. Onzième concile de Soissons , où il dût être quettioii
d*aGCommoder un différend entre rérôqne de cette ville et l'archeréque de Reims.
lo« Mort de Herbert IV, dernier des comtes de Vermandois de la première race. Eudes , son fils, dit Y Insensé, est déshérité à la demande des Barons, et par son mariage avec la fille du seigneur de Saint-Simon, devient la tige d'une race illustre des anciens seigneurs de ce lieu. Une seconde dynastie des comtes de Vermandois se forme par rallianco de Hiigues-le-Grand , second fils du roi Henri I**» avec Adélaïde, fille d'Herbert IV.
Fondation des abbayes de Bénédictins de Saintfiicolas-auxBois et de Fesmy.
11. L'ancienne coutume de manger par terre n*avait pas encore tout-à-fait cessé dans les Gaules. S. Arnoul , évéque de Soissons , qui venait de faire la dédicace d'une église , prend ainsi son repas sur des tapis qu'on avait étendus , expans is in terra tapetibus.
83. Fondation de l'abbaye de Bénédictins de Saint ^ Nicolas-des-Prés , sous RIbemont.