‹ Manuel historique du département de l'AisneChapitre 20 sur 54 · Création delà juridiction consulaire deSaint-Quentin · texte numérisé non relu

Création delà juridiction consulaire deSaint-Quentin

pour les matières commerciales.

)• Expédition de Growestein dans la Thiéraehe et le Laonnois. Après avoir passé l'Oise le 6 juin, à la tête de trois mille chevaux , ce partisan hollandais parcourut dans Tordre suivant et mît à contribution Proîsy , La Perlésur* Péron, Crécy, Mortiers» Cohartiile, Vemeuil-sur- Serre » Chantrud » Grahlud » Marie , Pierrepont , Cuirieux , Machecourt , Goudelancourt - lès - Pierrepont , Ebouleau, Bospiont, Chaouvse r Vervins, Le Vai-Saint- Pierro , Sissonne , Goudelancourt^ès-Berrieux , Berryau-Bac et Neufchâtel. Growestein se présenta aussi !r Liesse ; mais il trouva les habitans en état de défense , et n'osa perdre du temps à une attaque. Dans le ménH'^ temps , Pourrier de Sansay , fermier de Cour-Jumelle , avec ses domestiques dont la ruse avait grossi le nombre apparent , faisait prisonnier tout un parti ennemi qu'il Conduisit à Guise.

lyi^. Erection de la terre de Caulaincourt en marquisat. Combien citerait-on de familles datant des ohoisades qui.

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comme celle de Caulaiûcourt » po^èdent encore la terre d*où vient lemr nom?

1719. Etablissement de Técole d'artillerie de La Fère ; école fameuse» ne fut-ce que pour avoir produit le seul des conquérans venus après César /qu'on puisse lui comparer.

1723. La persécution contre les Jansénistes de Laon commence SOU9 le court épiscopat de Saint-Albin.

1 JP23. Lettres patentes pour le dessèchement des marais du Laonnois.

1 7 24. La persécution contre les Jansénistes continue à Laon avec une extrême violence » pendant les 17 ans que siège La Fare , successeur de Saint- Albin.

€aignart de Marcy, acquéreur des droits des héritiers du duc de Guise ».est autorisé, par un éditdeseptembre* à ouvrir un canal de communication de la Somnie avec rOise y et à rendre la Somme navigable depuis Saint- Quentin jusqu'à Amiens.

1 727. Une compagnie se forme , dans le but dé construire » en exécution des lettres patentes de 1723» un canal navigable qui rassemble les eaux des marais du Laonnois» et les conduise dans l'Oise. Il aurait pris le nom de Canal de Laon. L'opposition des communes riveraines fait échouer cette entreprise.

1728. 14 juin. Ouverture du congrès de Soissons , où il s'agissait de terminer tous les différens entre les puissances de l'Europe. Il dura jusqu'au mois de juin de l'année suivante et n'eut aucun résultat.

Formation d'une première faïancerie à Sinceny.

1 730. Union de l'abbaye de Saint-Martin de Laon à Tévéché de cette ville.

1731. 2 septembre. Arrêt du conseil qui supprime une ifu^

HISTORIQUE. ï33

irucêi&n pastorale de M* tévéquede Laoti /"La Fare*^ contre teê réquUitaires de M. Gilbert , avocat générât » etc. , au -sujet des disputes religieuses sur le Jansénisme.

s. 4 )aîn« Lettres patentes qui subrogent Grozat aux droits de Caignart de Marcy, pour la construction du canal de jonction de la Somme à IXHse. Ce canal a sa direction de Saint-Quentin à Ghauny ; et une branche de communication se dirige de Fargniers Vers La Fère.

7.. »» novembre. Arrêt du conseil qui suppcime un ouvrage ayant pour titre j> Instruction pastorale de M. Vévéque de Laon (La Fare) sur l'autorité que Jésus- Chrisi a donnée à son église.

g. Achèvement du canal do jonction de FOise avec la Somme. Il a pris, les- noms de Canal de La Fère et Canat Crazat»

o. L*bonmiage que les religieux de Nogent rendaient aux sires de Gouci» était digne du siècle grossier où \\ avait pris naissance. Leur fermier , monté sur un cheval isabelte» dont la queue et les oreilles étaient coupées »^ suivi d'un chien roux qui n'avait non plus ni queue, ni oreiltes , et portant des rissoles dans un sac » se présentait sur la pbce de Couci. Là , en présence du Bailti et des officiers municipaux > il disait trois fois ^e tour d'une croix » en donnant trois coups de fouet. Il me.ttait ensuite piddà terre devant les quatre lions de pierre placés à la porte de Téglise» et montant sur la^ table qui porte le plus ]grànd^ il y recevait l'acte de son hommage. Il finissait par distribuer ses rissoles au peuple. S'il avait manqué un seul clou aux fers du cheval» ou si l!animal incivil avait iait quelque ordure pendant la cérémonie-, le cheval et tout l'attirail étaient confisqués au profit du

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seigneur. Vers 1 740 , le pieu^j;: fils du Régent conyertlt oe devoir féodal en unepreàlationaniiuelle de <3ôiit cinquante livres , appliquée à ri^struction de 1^ jeunesse.

1 744* Louis XV tombé dangereusement malade à Metz , dans le mois d'ao&t , est administré par i*évêcpie de Soissons , Fite-James , qui lui &il promettre de rompre avec la duchesse de Ghâteauroux » sa maltresse. .

1745. Destruction de l'abbaye de La Barre à Chateau- Thierri, Il parait que la cause en fut une aventure scandaleuse semblable à celle que La Fontaine a brodée dans le conte des Lunettes. .

1747. Caignard de Marcy avait présenté» en 1746» ^^ mémoire au Roi , oii il faisait sentir l'utilité d'un canal qui joindrait la Somme à l'Escaut :• il est autorisé à en faire faire les plans et devis. La dépense fut évaluée à deux millions quatre-vingt-dix-sept mille huit cents livres; et il fut décidé que les avantages^ du canal ne compenseraient . pas la dépense*

1751. 25 janvier. Lettres patentes portant union à l'apanage d'Orléans des doma4:Qes de Laon , Grépy-en-Laonnois et Noyon » lesquels reçurent ensuite le titre de comté de Vermandois. Le duc d'Orléans s'était fait subroger aux droits de la m(^L»on de Longueval » par un arrêt du conseil, du 21 septembre 1750.

1753. L9 Ciraad'chambre du parlement de Paris est exilée à Soissons ». pour avoir déplu h la Cour par sa fermeté dans la querelle de la magistrature et du sacerdoce , au sujet des refus de s^acremens.

Ërection en marquisat sous le titre de Naaelle^des terres de Neufchâtel , Mennevillc , Pignicourt et Proviseux.

1757. . Découverte à Cessi^res (lu fossile pyrito-alumineux ,

MISTOalQUC. I9>>

' molli u[>)ivlû cciidreinoircs. LaThicrncliG «loità

. . l'^j'iiis le coin in RI) cernent de sa prospérité. Comme

......jiic toutes les découvertes utiles, celle-ci eut h

KiiililiiT d'objcclioas qui la représentaient comme

■lia. Suppression des LaJlliagcs de Couci et do Villers- CjHerOts.

Co. L'nioii do la mensc abbatiale de Saint-Jcau de Luou h l'école militaire.

Gi. Etablissement des sociétés d'agrîcultui-e dcSoisseiis, LaoD et Saint-Quentin.

Un incendie dévore une grande partie du bourg d'O rigny-Sain tc-Benolte.

'fit. i." avril. Les Jésuites sont forcés de quitter Lnou, en vertu d'arrêts du parlement de Paris , des 7 septembre 1761 et 17 février 1762. C'était le prélude de leur expulsion de toute la France , qui no fut ordonnée que par un édit de septembre i764>

;6G. Ëdit et lettres patentes*de juin , qui ordonnent que la bailliage royal séant h Ribemont sera transféré k GuÎM. Celte translation ne s'effectua qu'en 1768.

Les reli^ux de l'abbaje de Chéxy sontréimis k ceux, de Saiot-Crépia-le-GraDd.

ij^* Le canal Crozat est acheté par le Roî et riuot au domaine de la couronne.

' I« dvc de Cbaulnes fait agréer l« }ilBa é» uiul dr licardiepropoiépar Laurent, et l'idée Uardic d'une galfdcvait paron'ii- Pli' 'siiscc du supl depuisIcTroi^i

lie Mulerraïne , qi fuUe vingt toi

fimri-DaDieJ Cotlin

le premier des Ictt

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de fédit d'octobre 1767 , pour les talen» dont il a fait jHreuve dans le commerce.

1769. 2^ février. Arrêt du conseil ({ui ordonne la cons^ truction du canal de Picardie , et charge Laurent de la diriger.

1 770. 1.^ juillet» Arrêt du conseil qui ordonne la construction d'un canal de nayigation qui» partant de Saint-Simon^ et passant par Ham; Péronne , Bray et Gorbie » aboutisse à Amiens, et rende la Somme na^gable jusqu'à la me^ Les travaux sont commencés sur le champ.

Arrêt qui juge contre les officiers du présidial de Laon , que les appels du bailliage royal et ducal de Guise doivent être portés au parlen^pnt , même dans les cas présidiaux.

1771. Mort de Charles €[odefroi , duc de Bouillon , qui , en haine de son fils unique » avait disppsépar testament de ses duchés, du nombre desquels était celui de Ghfiteau- Thierri , en faveur du comte d'Auvergne , son cousin issu de germain.

177^* 14 juillet. Arrêt du conseil qui rend à la ville de Saint-Quentin la. liberté d'élire ses officiers municipaux : elle en avait été privée en vertu de Tédit de novembre 1771, qui érigeait les fonctions , municipales en titre d'offices.

177^* Les inquiétudes inspirées aa gouvernement sur la possibilité de l'exécution du projet du célèbre Laurent, déterminent le contrôleur général Turgot à suspendre les travaux du canal de Picardie.

29 mai. Arrêt du conseil qui , après la discussion la plus approfondie des anciennes franchises de la ville de Sainl-Queutiu , décide que les maisons et héritages

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situés sur son territoire ^ continueront d'être exempts de tous droits censuels et féodaux » comme étant tenus en franc-aleu«

Rapport y au nom de Tacadémie des Sciences» par D'Alembert , Condorcet et Bossu » qui proposent de substituer aii canal Laurent , un autre canal qui joindrait rOise à la Sambre » sauf à réunir ensuite la Sambre à l'Escaut.

On peut fixer à cette époque l'origine du hameau de La Bovettequi est une dépendance du bourg de St-Michel- Rochefort» et qui est aujourd'hui composé de cent quinze maisons. Sa naissance et ses accroissemens sont dus aux trois causes qui font prospérer la Thiérache, c'est-à-dire » à l'usage de l'engrais pyrito-alumineux, au partage des communaux et à la division des propriétés.

Godefroi, Charles-Henri» duc de Bouillon» &it casser le testament de son père, et prend possession du duché de Château-Thierri.

Les oflBciers du siège de La Fère. avaient tenté de se soustraire à la supériorité du bailliage de Laon. Le parlement saisi de la contestation ordonne» par arrêt du i5 juillet » que les paHies se rétireront par devers le Roi » pour le &ire expliquer / et cepenidant que l'arrêt de 1623 s'exécutera.

Suivant un ancien usage » le chapitre de Laon faisait citer le Roi» par ses officiers de justice , à la 'messe de la Chandeleur » pour présenter en qualité de seigneur de La Fère » ce qu'on appelait un flambeau de vasêe^ lage; et si ce prétendu devoir n'était rempli » dé&ut était donirà contre lui » ainsi que contre un simple particulier. L'oppositidU du procureur du Roi fait cesser

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une pratique aus^i coqtraire à |a loi deft fie£i » qu*irrey(pectueu$e pour la majeisié royale.

Rétablissement des bailliages de Gouci et de YiBera* Cotterêts.

1781. L'empereur Josçph II visite ie canal de PîearcUè r dont , à sa grande surprise , il trouvée lea travaux ton*' jours suspendus, il ne faut pas^ ouUkr dans qa^s termes ce prince spirituel témoigna son admiration pour un tel ouvrage. « Je suis fier d'être homme , quand » )e vois qu'un de mes «emUaUes a osé concevoir et » pu exécuter une entreprise aussi hardiot »

1 783. Lettres patentes qui autorisent la famtUe Laurent & faire continuer le canal de Picardie , la ehargeat de fournir la moitié des fonds .nécessaires » et lui abandonnent pendant cent huit ans les droits à établir sur la navigation. Le parlement refuse de vérifier ces lettres , et la suspension continue.

1786. Etablissement à Urcel d'une première ^brique de sul&Ae de fer ou vitriol.

ijSjk -jl^dit de juin. portant création d'assemblées adminisr tratives. En coi^séquence sont établies une assenblée proiiinciale du Saissonnais dans la ville de Soissons,. et des assemblées d'élection, dans les villes de Soissons » Laon , Ghâteau-Thierri , Guisç et Saint-i^uentin.

i^8g> Assemblées bftilUagères en mars pour l'élection des députés aux états généraux. * Les bailliages de Laon , Noyon » Ghauny » Gube , La Fère et Maije s'assemblent à. Laon , et y nomment trois dépulations composées chacune de quatre membres , dimt jun pour le clergé , un pour la noblesse et deu)^ pour le tiers-état. Les bailliages de Saint-Quentin , Soi^sons^ Ghâteau-Tfaierrt

et Villers-Goiterêts 8e réiinbftent séparément dans ces quatre villes , pour y nommer chacun une députaliqn. Le s mai» présentation au Roi des députés du tiersétat du royaume. A leur tête marchaient ceux du Venoandois nommés à Laon » comme représentant le premier bailliage de France.

1^' Décret du i5 janvier qui r^b la circonscription du d^rtement de TAisne , et le divise en six districts. La première assemblée électorale est chargée de proposer poorchcf-lieu l'une des deux villes de Laon oudeSoissons* Les élecSteurs dea deux districts de Chauny et de Guise doivent aussi proposer la réunion où le partage des éta* bliasemens. Autre décret du s juin qui^en conséquence du vœu. exprimé par quatre cent treize électeurs sur quatre cent cinquante, déclare Laon -chef-lieu du Dépar* teûient. Daos le district de Chauny , cette ville obtient l'administration» et le tribunal est donné à Coud. Dans celui de Guise , où la rivalité des deux villes de Guise et deVervinsavaitfait éclater quelques troubles, un décret du 18 août fixe Tadministration à Yervins et le tribunal à Giiiae; et. le district prend le nom'de Vervins. L'Evécbé estfii^.àSoidsons, par décret du 19 juillet DansTassemblée électorale qui se tient, à Laon peur le choix du pretnier- évéque, un saint homme, Flamain , dernier shbé à» Guis&y, réunit tous les suffrages , et se^ défend d'accepter sa nomination.

791. 3^ juillet. Loi qui place Guise parmi les places de gwrce de seconde classe , Saint^Quentin et La Fère pftrmi celles de troisième classe.

7gs. . Un cswp se forme h Soissons , après le 10 août. Le ididat qui ne connaissait plus le frein de la discipline ,

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s'y livre à d'horribles violences , dont plusieurs nul»iaires et un habitant sont les victimes.-

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