‹ Manuel historique du département de l'AisneChapitre 6 sur 54 · Il épouse Glotilde à Soissons · texte numérisé non relu

Il épouse Glotilde à Soissons

496* Clovis , que S. Rémi venait d'éclairer des lumières de la foi» lui témoigne sa reconnaissance par le don des terres de Couci, Lœuilly et Anizy.

5oo. Erection de l'évéché de Laèn par S. Rémi, qui le dote de la terre d' Anizy.

So7» Clovls transfère , de Soissons à Paris , le siège de sa

domination.

5 1 1 , Clotalre I**, l'un de ses quatre fils , est , après sa mort ,

roi de Soissons , et jouit à ce titre des villes de Laon et

de Saint-Quentin.

53 1, S. Médard , évêque du Vermandois , transfère le

siège épiscopal de Saint-Quentin à Noyon. L'église de

Saint-Quentin conserve son chapitre.

533. Mort de S. Rémi , qui , par son testament , affecte les revenus du domaine de La Fère à la mense de Tévêché de Reims , et aux réparations de l'église où il devait être inhumé. Le même testament constate qu'on cultivait alors la vigne à Laon. Le fahliau de La bataille des vins» composé sous Philippe^ Auguste , dit que ce prince y possédait des vignes. On servit le vin de ce coteau au sacre de Charles IX.

535. Le Vendredi saint, ai mars, Gautier d'Yvetot reçoit la mort dans la chapelle du palais de Soissons , aux pieds de Glotaire , à qui il présentait une lettre du pape Agapet. Une ordonnance de Louis XI, de 1464» dit, en rapportant ce fait , qu'il est la cause des privilèges singuliers dont jouissaient les seigneurs d'Yvetot.

Vers ce temps , S. Loup , évêque de Soissons , fondait à Bazoches un Chapitre de 72 Chanoines , sous le litre de Saint-Rufin. Ce lieu fut aussi le siège d'une seconde collégiale , dite de Saint-Thibaut. Du temps des Romains , il y avait à Bazoches des greniers d'abondance , et un palais pour le préfet des Gaules.

544. Fondation de l'abbaye des Bénédictins de Saint- Crépin-le-Grand , à Soissons.

msToftiQUË. n

S5S. CloUire I^, devenu seul roi de France , transporte sa résidence à Paris. Fin du premier royaume de Soissons.

56 1, Après la mort de Clôt aire I^» qui eût son tombeau à Soissons « ses états sont partagés entre ses quatre fils. La part échue à Chilpéric prend le titre de royaume de Soissons. Laon dit partie de celui d'Âustrasie. Chilpéric s'empare de Braine , maison royale où étaient les trésors de son père» et envahit une partie du royaume de Paris. Ses frères le repoussent dans ses états.

5G3« Fondation de Fabbaye des Bénédictins de Saint- Médard , à Soissons. On veut qu'elle ait été bâtie dans l'enceinte du palais que les rois de la première raco avaient à Crouy. La ferme de La Perrière dut être une dépendance de celte habitation royale.

364* Sîgebert» après avoir repris les villes que Chilpéric lui I avait enlevées, s'empare de SoIssons,et le lui rend ensuite.

SyS. Sigebert est assassiné par les ordres de Frédégonde. Son corps fut déposé depuis dans l'église de Saint- Médard de Soissons , auprès de celui de son père.

SjG* Siège et prise de Soissons par l'armée d'Austrasie. Cette expédition , qui avait été projetée par Brunehaut , avait pour but de faire tomber Frédégonde en son pou-" voir. Mais Frédégonde avait pu s'échapper de Soissons; et Chilpéric qui accourt / met les Austrasiens en déroute p et rentre en vainqueur dans sa capitale.

577. Ce prince fait construire un cirque à Soissons , et y donne des spectacles.

58o. Concile de Braine , eu Grégoire do Tours se justifie d'accusations portées contre lui* Chilpéric perd à Braine deux fils qu'il avait de Frédégonde , laquelle , furieuse

de leur mort , fait périr, avec Audovère , un autre fils ^ que celle-<;i avait donné à Ghilpéric.

58 1. Un parti considérable s'étant formé en Austrasie contre Loup, duc de Champagne, on allait en venir aux mains dans les environs de Laon, lorsque BrunehauC prévint reffusion du sang , en déterminant Loup à vA exil volontaire.

584- Ghildebert , roi d' Austrasie , s'empare de Soissons , y fait mobrir Ra^chin, qui y commandait avec le titre de duc, et lui substitue Magnoald dans la même qualité.

58g. Les habitans de Soissons demandent pour roi , à Ghildebert , son jeune fils Théodebert; il le leur envoie. Premier concile du Mont-Notre-Dame ; il y avait dans ce lieu une maison royale.

5go. Goncile de Saurcy, palais situé entre Soissons et Laon. L'évêque de Soissons, Droctégisile, y obtient la permission de rentrer dans cette ville, d*oùil avait été banni quatre ans auparavant , pour cause d'une prétendue démence.

593. Bataille de Trucy sur l'Aîlettc , où Tarmée Austrasienne est défaite par Frédégonde. Gettc victoire, lui rouvre les portes de Soissons.

5g6. Bataille de Lucofao (La Faux, près de Soissons, ou plutôt Bois-Fay, près de Dizy). Brunehauty est vaincue par Frédégonde.

600. Fondation de l'abbaye des Bénédictins de Saint- Vincent de Laon.

6o5. Protade , maire du palais d' Austrasie , est massacré h Quierzy-sur-Oise , en haine de ce qu'il avait fait déclarer la guerre par Thierri II , à Ghildebert II , son frère. Quierzy était alors une maison royale.

61 3. Devenu seul roi de France, Glotaire II, à Fimitation

HISTORIQUE. l3

de Clotaire V*, transfère à Paris le siège de la royauté. Fin du second royaume de Soissons.

• 1 4 • Mort de Brunehaut . Laon et ses environs sont pleins des souvenirs de cette reine fameuse. On appelle Tombe de Brunehaut s un tertre qui se voit sur la montagne au pied de lacpielle est Laniscourt , et Tancienneté de cette dénomination populaire est prouvée par plusieurs documens qui remontent jusqu'à 1 206. Il y a dans le Département quantité de ces éminences factices , dont les plus considérables sont celles de Youel et de La Tombelle, près Marie. On en trouve dans tous les pays , et jusqu'en Amérique. Ce sont en général des monumens élevés à la mémoire de quelque grand personnage , par ces peuplades grossières, qqi ne savaient encore employer à Tarchitécture monumentale, que des bras et de la patience.

i6. Assemblée des gra^^s du royaume à Bonneil-sur- Marne, dans la Brie Champenoise. Clotaire voulait s'autoriser de leur avis j^our la destitution de Garnier, son maire du palais.

5o. Il y avait alors une maison royale à Berny. Dagobert en fait don , ainsi que de la terre , à une femme , qui ensuite en gratifia l'abbaye de Marchiennes.

Fondation de l'abbaye des Religieuses de Notre- Dame de Laon.

Fondation de l'abbaye des Religieuses de Notre-Dame de Soissons.

Seconde bataille de Lucofao , où les ducs Pépin et Martin sont délaits par Ebroïn. Martin, qui s'était réfugié à Laon , est attiré , par une ruse sacrilège , dans le camp du vainqueur, qui le fait mettre à mort. Siège et prise de Laon par Ebroin.

l4 CHtlONOLOGlE^

68a. Surprise et sac de Laon , par Gillimer, maire du pa*

lais de Neustrie.

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