Juillet i584- — Claude Cantrel, relieur de livres
Ier Décembre 1584. — Pasques Massnet, relieur de livres.
27 Août i586. — Antoine Bergier, relieur de livres.
12 Décembre 1 587. — Maurice Blanchon, relieur de livres.
Février 1 588. — Contrat de mariage de Jehan Gallien, relieur de livres, avec Catherine Croppet.
11 Mai i58ç. — Symon Pullon, libraire et relieur de livres.
1596-1597. — Michel Beymet, relieur de livres.
1606. — J. Barsot, relieur de livres.
S. d. — Jean Masson, relieur de livres, mort povre. (Taxe de 1524.)
S. d. — Martin Huart, relieur et doreur de livres.
RELIURES EXÉCUTÉES DANS LES PAYS-BAS. — Les Pays-Bas au xve et au xvic siècle ont donné naissance à une série de relieurs décorateurs.
Ces artisans ont subi l’influence des Memling, des Lucas de Leyde, des Rubens, qui ont illustré cette région par la splendeur de leurs œuvres.
On trouvera dans le courant de ce nouveau travail un certain nombre de notices détaillées, sur ceux de ces relieurs pour lesquels il m’a été possible de recueillir des documents authentiques, et de donner des reproductions.
Dans mon premier ouvrage, j’avais déjà publié toute une suite de noms de relieurs des xvc et XVIe siècles d’origine française, allemande et surtout flamande.
Depuis, j’ai pu consulter divers bibliographes tels que : M. Weale qui, en 1894, publia son Bookbindings and rublings of bindings in the national art library south Kensington, ouvrage très sérieusement établi, dans lequel j’aurais à prendre bien des documents; puis Y Inventaire archéologique de Gand, dans lequel M. Paul Bergmans met en lumière toute une collection de reliures flamandes.
Je puiserai à ces deux sources, pour rectifier ce que j’avais dit de quelques relieurs, sur la nationalité desquels je m’étais trompé.
Mes erreurs sont dues à deux causes : i 0 les travaux exécutés par des relieurs de nom français qui avaient été s’établir à l’étranger, tels que Pierre Caron, Bloc et bien d’autres; 2° des reliures, exécutées à l’étranger sur des éditions françaises, ne portant aucun nom de pays. Je les avais classées comme étant de même nationalité que les œuvres qu’elles renfermaient.
J’emprunterai donc aux deux auteurs dont je viens de parler les noms qui ne sont connus jusqu’ici que par des citations que je n’avais pas pu contrôler; les autres trouveront place dans le corps de l’ouvrage à leur ordre alphabétique.
Bergmans me fournit dans l’inventaire archéologique de Gand les relieurs suivants :
Jean de Maroles de 1404 à 1408; Anthoine van Axel en 1426; Jean Vranck de 1432 à 1436; Victor de Waghère de 1435 à 1 45 1 ; Lubertus de Ecclesia 1443; Georges van Oudebouke de 1 439 à 1 405 ; Jean de Vouden de 1454 à t 469 ; Jean de Clerc de 1454 a 1499; Jean du Cat de 1469 à 1584;
Louis Bloc de 1484 à 1 529;
Jean Tys qui exerçait à Louvain en 1620 et duquel j’ai trouvé à la bibliothèque de l’Arsenal une reliure en veau estampé à froid, avec une même plaque reproduite quatre fois sur chaque plat, représentant l’Annon- Gand, conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris et dont la reliure porte 1 inscription suivante : Livinus Stuvaert me ligavit in Gandavo, et sur la garde d’un manuscrit de 1467, on lit en écriture contemporaine : stvvaert lievin a gand me lya ainsin.
Petrus Dux qui signait ainsi, à la fin du xve siècle, les reliures sortant de ses mains : Petrus Dux ME FECIT.
Gérard van Graten auquel M. Bergmans attribue une reliure en veau estampé décoré à l’aide d’une roulette composée du monogramme G. G., de la rose des Tudor, d une couronne royale, d’une pomme de grenade, d’une fleur de lys et d’un château fort. D après M. Weale, on
ciation, entourée en exergue de la devise suivante : ave MARIA PLENA DVS TECVM ECCE ANCILLA DOMINI JAN TYS .
Elle recouvre un petit in-40 flamand : Instructions liturgiques pour toute l'année (Ane.
8009 et I. AIL); Jean Mavesin à Gand en 1488 et
Lievin Stuvaert au xve siècle a relié le petit registre des actes relatifs à des propriétés de la famille van Vooriioute de Gand et un cartulaire de la même époque, relatif à la ville de
l’appelait en Angleterre Garret Godfrey, car il s’établit libraire et relieur à Cambridge au début du xvie siècle.
Ce bibliographe cite encore : John van der Lende de Bruges à la fin du xve siècle et Jean de Tollenaere de i5o8 à 1 645 ; Anthoine de Riemakere de i5o2 à 1 5 1 2 ; Jean van der Buere de i5o4 à 1 541 ; Simon van der Muelen de 1 5 1 3 à 1 557 ; Anthoine de Tollenaere de 1646 à 1572; Louis van der Muelen de 1548 à 1 569 ; Jean Wynch i 558-i 696 ; Paul van Verdebeke, relieur Brugeois, qui décorait ses reliures de l’image de saint Jean-Baptiste 1 52 1 - 1 555; Gérard Zweemere, Gilles van de Walle, Georges de Gavre, Victor van Crombrugghe.
RELIURE EN VEAU MARBRÉ A RÉSERVES. — Voici une reliure de la fin du xvme siècle, qui offre une particularité sui generis.
Couverte en veau marbré, elle est décorée d’une composition avec entrelacs imités de Grolier, sans qu’aucun filet en sertisse les contours.
Pour obtenir ce résultat, on a d’abord fait, en découpage de cartes, le dessin qu’on voulait reproduire. Puis, après avoir fixé légèrement sur chaque plat cette carte, que nous appellerons une cache, on a, à l’aide d’une brosse ou d’un pochoir, appliqué la couleur dans la composition de laquelle se trouvait un mordant tel que de la couperose ou du sulfate de fer.
Après cette opération, on a enlevé la carte découpée, et l’on s’est trouvé en face d’un dessin formé par des réserves, les fonds seuls ayant reçu la couleur. Le tout est encadré de trois filets or.
Cette reliure est très soignée. Elle recouvre un petit in-8° : La Religion. Poème de L. Racine ('). Paris, 1742.
RELIURE EN VELOURS DÉCOUPÉ. — La reliure dont je donne ici le fac-similé, très intéressante par sa provenance, l’est encore davantage par l’originalité de sa décoration.
Elle se trouve sur un manuscrit du xvie siècle sur vélin : Rime Toscane di Niccolo Martelli al gran Cardinal di Loreno.
Couverte en satin vert surchargé de velours vieil or découpé, formant un motif dans le genre des belles reliures de la Renaissance, elle nous montre au centre, la fleur de lys, et dans les angles, des bars, motifs pris dans les armes du cardinal de Lorraine, ainsi qu’on le verra parles grandes armoiries reproduites ci-contre, et qui se trouvent au verso du titre de ce volume.