‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliures (volume 2)Chapitre 33 sur 137 · Collection Léon Gruel · texte numérisé non relu

Collection Léon Gruel

2. Page 137. Des recherches plus récentes nous ont convaincu que le nom inscrit au bas de cette plaque devait être celui de Jehan Norvis.

8. Manuel hisl. et bibliog. de l'Amateur de reliures. Paris, 1887, p. 70.

4. Extrait de la Corporation des Imprimeurs , Libraires et Relieurs de la Vitle de Met c, par Maurice de Chanteau. Metz. 1767. 1 plaquette in-3”. Collection Léon Gruel.

CORDIER (Nicolle Cristelle, veuve de Jean François). — Le testament (') déposé le 14 février 1768 par cette dame, chez Me Belime, notaire .à Paris, nous apprend que Jean François Cordier était établi maître relieur-doreur dans cette ville. Cet acte ne contient aucune clause digne d’être mentionnée.

CORDIEU (Guillaume). — Le 2 août 1688, à Versailles, il fut expédié en faveur de Guillaume Cordieu un brevet de retenue de T un des relieurs de livres de la garde-robe de Sa Majesté, en remplacement de Jacques Royer décédé (2 * 4).

CORNU (François). — Ce relieur qui, d’après Y Annuaire Valade, fut reçu maître le i3 décembre 1776, est mentionné dans l’Almanach Dauphin de 1777, comme relieur ordinaire de M. le Lieutenant général de Police.

Il demeurait rue des Amandiers.

Il figure, à ce même Annuaire Valade de 1782, parmi les maîtres qui ont payé le droit de

réunion.

COURTEVAL. — Pour compléter ce que nous avons dit au sujet de Courteval (’), nous donnons ici la reproduction d’une charmante reliure exécutée par ce Maître, sur un petit in-8° : Procè^ et Amples examinations sur la vie de Caresme-Prenant. Traduit d'italien en françois. Paris, 160 J (l).

Cette reliure en maroquin rouge à grain allongé est ornée d’un encadrement de filets, avec une succession de petits fers les uns au bout des autres. Le milieu, réservé, en forme losangée, est composé de fers formant une étoile, aux quatre angles de laquelle, après un examen minutieux, on observe que les fleurons de ces angles remplacent une fleur de lys placée antérieurement et sur laquelle ils sont superposés. Nous avons fait la même remarque pour les coins de l’encadrement, où un petit vase cache également une fleur de lys.

Cela fait supposer que cette reliure ayant été primitivement exécutée sous Louis XVI, il a fallu, au temps de la Révolution, opérer ce changement de fers, pour que la reliure pût être utilisée.

Page 1