‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliures (volume 2)Chapitre 37 sur 137 · RELIURE ITALIENNE EN CUIR GRAVE · texte numérisé non relu

RELIURE ITALIENNE EN CUIR GRAVE

ensuite fixé sur la garde du premier plat tout le volume, de sorte que l’ouverture se fait par le second côté, ainsi que l’indique le dessin ci-joint (pl. B).

La décoration de cette reliure en maroquin rouge, obtenue par une plaque, représente un vase d’où sortent des fleurs, encadré par une ornementation épousant la forme des contours (pl. A).

De cette façon, au moment où la Terreur sévissait contre les nobles et les prêtres, celui qui a imaginé cet ingénieux appareil pouvait porter constamment sur lui, sans craindre d’être inquiété, tout ce qui lui était nécessaire pour s’acquitter de son ministère sacré.

AUVERGNE (Nicolas-Remi). — Nicolas-Remi Dauvergne était un relieur de la seconde moitié du xvme siècle, qui eut une certaine importance, dans sa corporation.

Il fut reçu maître le 5 février 1 743 ; il demeurait rue des Carmes.

Il figure sur le second tableau des maîtres qui n’ont pas payé le droit de réunion, indiqué à l'Annuaire Valade de 1782.

Nous le retrouvons parmi ceux qui, le 7 décembre 1760, se sont réunis pour confirmer la délibération du i3 avril 1741, arrêtant qu’il 11e sera plus fait d’apprentis, pendant l’espace de dix années.

En compagnie de Charles le Rond, Joseph-Melchior Begué et Nicolas Blachet, tous maîtres relieurs et doreurs de livres et gardes en charge de leur communauté, le 8 mars 1 740, il présente une requête (‘) à M. le Lieutenant général de Police, à l’effet qu’il veuille bien homologuer la délibération du g février de la même année, pour être exécutée selon sa forme et teneur. Cette délibération interdisait qu’il fût fait aucun achat de peau de veau dite d’alun, par les maîtres de la Communauté, sans la présence de l’un des gardes en charge de ladite Communauté. C’est là l’une des nombreuses réglementations qui régissaient alors le commerce, précisaient la qualité et le prix de la marchandise, et fixaient le prix des amendes imputables aux contrevenants.

1 • Statuts de 1750.

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Il fut un de ceux qui donnèrent leur consentement à l’enregistrement des nouveaux statuts en i75o.

Le fac-similé d’un de ses comptes (‘) que je donne ici, reproduit une fourniture de reliure qu’il fit pour M. de la Borde, musicien et valet de chambre du Roi.

Il était administrateur de la Confrérie royale du Saint Sacrement et de Notre-Dame de Grâce, érigée à Paris en la paroisse Saint-Hilaire du Mont; il fut nommé marguillier le 8 juin 1760.

Il était décédé en 1789; car nous voyons sa veuve mentionnée sur 1 ’ Annuaire Valade, de cette même année.

Il eut un fils qui exerça en même temps que lui; nous trouvons son nom dans l’arrêt de la cour du Parlement, qui interdit de faire des apprentis pendant dix années.

DELATRE. — La curieuse étiquette (1 2) ci-contre est celle de Noel-Pierre-Louis Delatre, marchand Cartier, comme maître re-

monterait au 24 septembre 1769.

Il faisait partie du tableau comprenant les maîtreâ qui ont payé le droit de réunion.

D’après cette étiquette, il est supposable que ce Delatre

nuaire, sa réception était surtout cartier-

papetier; et qu’il fit partie des nombreux artisans qui, réunis par l’Édit de 1776, formèrent une nouvelle corporation, composée de cartiers-papetiers colleurs et en meubles et des relieurs doreurs (3).

DELORME (Pierre). — Pierre Delorme exerçait à Paris à la fin du xvmc siècle, ainsi que nous l’indique la liste des Maîtres relieurs et doreurs de livres en l’Université de Paris, présentée par Pierre- Alexis-Michel Bradel pour l’année 1770.

qui fut aussi papetier relieur, rue Saint- Jacques, à la fin du xvme siècle.

Il est mentionné à Y Annuaire Valade de 1 789 , comme ancien syndic de la Communauté; d’après ce même an-

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