Collection Léon Gruel
4. Manuel hist. et bibliogr. de l'Amateur de reliures, p. 77,
OU S êtes prié dtaffifler aux Convoi , Service & Enterrement de la Citoyenne Catherine- Jeanne DE RO ME , Epoufe du Citoyen
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Voici cette pièce, dans son exactitude littérale (') : Du testament de Marie Anne de Rome, majeure, fille ouvrière pour relier les livres, demeurant à Paris, rue Saint- Jacques, paroisse Saint-Benoist , reçu par Me Davier, le 2p mars 1770, il a été extrait ce qui suit :
Je Jais et institue pour mes légataires universels de tous les biens que je laisserai à mon décès, Nicolas Denis de Rome, et Marie Thérèse de Rome, femme du sieur Jean Henry Fournier (!) libraire suivant la cour (il était également relieur. Voir ce nom dans le tome Ier de cet ouvrage), mes frère et sœur, auxquels je recommande cette cordialité dans laquelle nous vivons si étroitement, pour
par eux jouir du legs Je nomme pour exécuter mon présent testament M. de la Chause, avocat
au Parlement, demeurant rue des Marmousets à Paris, que je prie de prendre cette peine et d'accepter en cette considération un diamant de la somme de 700 livres une fois payée dont je lui fais don et legs.
Cette dernière disposition nous prouve que, contrairement à ce qu’on a toujours pensé de la situation pécuniaire des relieurs, ils n’étaient pas tous des malheureux.
DEROME (Veuve). — Avant de parler de la Veuve Derome, il me faut compléter ce que j’ai
dit en 1887 sur son mari, en donnant la reproduction d’une annonce étiquette (1 2 3) A, qu’il fit faire lorsqu’il reprit la maison de son père.
Je donne ici le facsimilé d’une étiquette (4) b
Rc/lo la. /cuvts
Derome,
Rue SïJaocjUCS Ho Ici c/e la. Coulure N? CS, </
Brade/ sonjtndrt '■
qui nous montre que la Veuve Derome, dont on a vu antérieurement une facture signée, continua à tenir pendant quelque temps le fonds de commerce de son mari, en société avec son gendre et neveu François-Paul Bradel.